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Les prisonniers de guerre (XVe-XIXe siècle). Entre marginalisation et reconnaissance
Jalabert Laurent
PU RENNES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782753556713
La thématique des prisonniers de guerre reste peu connue pour l'époque moderne, au moment où les armées connaissent massification et nationalisation de leurs effectifs. Le présent livre aborde divers aspects de cette question et le cheminement jusqu'au moment où se développent et s'institutionnalisent droits et statuts des prisonniers de guerre. L'analyse des évolutions dans le traitement de ces prisonniers à partir du Moyen Age permet ainsi de montrer les réalités de cette condition avant l'émergence des conventions internationales et l'entrée dans le XXe siècle. Afin de jeter les bases d'une réflexion d'ensemble, plusieurs thèmes sont évoqués. Celui de la capture, moment clef qui détermine le passage du soldat en capacité de se défendre et de se battre à celui de prisonnier. Logiquement, ce sont alors les conditions de la captivité qui sont abordées, ce qui permet de se diriger vers la question du droit et du statut. Pour ne pas se limiter à ces aspects formels et institutionnels, il a semblé utile d'ouvrir le champ d'analyse aux représentations sur les prisonniers et de ces derniers sur eux-mêmes.
Espace-clef de l'histoire franco-allemande, la rive gauche du Rhin offre un exemple peu connu de cohabitation confessionnelle : dominée par le protestantisme, cette zone connaît de profonds bouleversements politiques et religieux après 1648, tant en raison des princes d'Empire que du roi de France. Le tumultueux XVIIe siècle s'achève avec le traité de Ryswick (1697), qui consacre une forte progression du catholicisme. Les fondements de la paix d'Osnabrück (1648) doivent alors cohabiter avec une nouvelle règle confessionnelle qui reconnaît le culte public aux catholiques. Le XVIIIe siècle apparaît ainsi comme une longue phase de normalisation et d'approfondissement des identités confessionnelles qui se renforcent dans l'opposition mais qui coexistent également au quotidien. Cet ouvrage s'attache ainsi à démonter les mécanismes de survie des minorités catholiques et surtout à montrer les conditions de l'implantation durable du catholicisme et ses modalités d'expression dans des territoires où la religion romaine était bannie depuis plus d'un siècle. L'étude, menée au plus près des populations rurales, permet de montrer la réalité complexe du paradigme de frontière confessionnelle. Au fil de l'enquête se dévoilent des éléments qui nuancent l'idée d'une confessionnalisation subie pour dévoiler une lecture plus fidèle de la vie religieuse et sociale hors des villes libres d'Empire.
Jalabert Laurent ; Czubak Nicolas ; König Diemut ;
En France, au contraire de l'Allemagne, le Centenaire de la Première Guerre mondiale a donné lieu à de nombreuses manifestations, à la fois scientifiques, muséales, éditoriales, comme aussi commémoratives, tant à l'échelle locale que nationale. Cette période a également favorisé des rencontres internationales de jeunes européens sous l'impulsion de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) qui a accompagné la mise en oeuvre d'une centaine de projets au fil des années du Centenaire. Ces rencontres, fondées sur des projets éducatifs et faisant intervenir des jeunes gens de France, d'Allemagne mais aussi d'autres pays, étaient motivées par la question essentielle de la transmission du souvenir et de la mémoire de la Grande Guerre chez des élèves, des jeunes apprentis et des étudiantes et étudiants. En regard, un projet de recherche x 100 ans après la Première Guerre mondiale - 100 projets pour la paix en Europe " - a réuni des chercheuses et chercheurs allemands et français, sociologues et historiens, afin d'observer et d'analyser les pratiques et modalités de la transmission d'un objet historique au sein de jeunes générations. A travers une approche à la fois théorique et de terrain, les chercheuses et chercheurs livrent ici leurs regards sur la construction du souvenir et de la mémoire historique, entre pratiques scolaires et extra-scolaires. Le croisement de cultures nationales et scientifiques différentes offre des apports stimulants à même de dépasser la réponse à une question comme " Cent ans après, que reste-t-il de la Grande Guerre " pour aider à la poursuite de nouvelles rencontres entre jeunes sur d'autres objets historiques afin de travailler à une approche partagée et pacifiée des discours historiques.
La Martinique est-elle toujours une colonie qui ne veut pas avouer son statut, ou bien devient-elle réellement un département ? Pour répondre à cette question, l'auteur fait une analyse politique, économique et sociale de l'île depuis 196o. L'auteur analyse les politiques successives de la métropole - ambiguës et variables - mais aussi les attitudes de l'élite locale et de la population, ainsi que les corrélations qui en naissent : il en ressort un tableau sans concessions, mais révélateur, du problème soulevé. L'ouvrage constitue également une mine de renseignements, statistiques et autres, sur la Martinique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.