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Gaullistes dans l'Ouest atlantique. Dans les élections législatives de 1958 à 1981
Jalabert Laurent
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753527386
Au début de la Ve République, le gaullisme trouve dans les six régions du grand Ouest atlantique (Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Bretagne, Basse-Normandie et Haute-Normandie) un ancrage électoral majoritaire pendant les premières législatures (1958-1981). En outre, ces régions accueillent de grandes figures du mouvement gaulliste : Olivier Guichard, Jacques Chaban-Delmas, Jean Foyer, Yvon Bourges, Robert Boulin, Vincent Ansquer, Robert Buron, etc., autant de personnalités, qui ont pu, durant les vingt premières années du régime, jouer un rôle central dans la vie politique locale et nationale. L?ouvrage cherche à mieux cerner par une analyse d?histoire électorale la profondeur de cet ancrage politique. Il s?interroge sur l?implantation et la durabilité du gaullisme dans ces régions plutôt attachées en 1958 aux cultures politiques de droite, à une époque où leur hégémonie dans le pays est peu contestée par une gauche affaiblie et qui ne se recomposera qu?au coeur des années 1970. Les conclusions montrent que le gaullisme y pénètre de façon inégale et ne peut empêcher le basculement à gauche de la Bretagne, ou de certains départements, notamment dans les deux régions les plus méridionales. Son implantation y est donc partielle, parfois de circonstances. La France de l?Ouest, en 1981 n?est plus une terre de droite, elle y conserve des bastions, mais elle connaît un rééquilibrage politique durable, que l?ouvrage cherche à comprendre et expliquer.
L'ouvrage est la restitution d'une journée d'études proposée par les centres de recherche en histoire (ITEM) et en lettres (CRPHL) de l'Université de Pau et des pays de l'Adour. Il explore le regard des écrivains qui ont utilisé le monde colonial comme sujet d'écriture. L'objectif de cette journée a été de croiser les regards, les expériences en étudiant et comparant les grandes régions colonisées (Indochine, Algérie, Afrique portugaise, Afrique francophone, Caraïbe, Guyane) afin de faire émerger les représentations, ou imaginaires autour de ces mondes par des approches pluridisciplinaires : littéraires, historiens, géographes... ont ici croisé leurs analyses. La littérature est en effet rarement neutre sur les colonies, engagée dans un sens colonialiste ou d'autres fois anticolonialiste ; et elle est parfois ambiguë. Les auteurs étudiés sont issus de divers mondes : un gouverneur, des écrivains issus des colonies, des regards venus de la littérature coloniale, des essayistes anticoloniaux.
La Première Guerre mondiale reste profondément ancrée dans la mémoire collective nationale en raison de son impact sur l'ensemble de la société française. 1914 marque la fin d'un long XIXe siècle et les quatre années de cette guerre contribuent à faire basculer la France dans le XXe siècle et la modernité. Face à la violence de ce conflit industriel, le pays a su politiquement et économiquement s'adapter pour supporter une part importante de la guerre sur le front occidental. De même, l'armée française de 1918 n'est plus celle de 1914 : il s'agit toujours de la "guerre des tranchées" mais bien des choses ont changé, tant dans les matériels employés que sur la tactique et la stratégie. L'auteur cherche ainsi à montrer, à travers les grands aspects de ce conflit et aussi bien des détails, comment la France a surmonté ses divisions pour éviter un effondrement semblable à celui de 1870, comment la population a su s'adapter à l'épreuve d'une guerre longue, comment les "poilus" ont pu vivre cette guerre et pourquoi 14-18 résonne encore dans l'esprit de nombre de Français.
Jalabert Laurent ; Castagnez Noëlline ; Lazar Marc
Cet ouvrage sur le PSU n?est pas une histoire achevée; il s?inscrit en effet dans un courant d?histoire politique en plein renouvellement. Il présente des approches multiples d?un parti complexe, en constant mouvement depuis sa fondation jusqu?à sa disparition à la fin des années 1980. Le livre aborde les composantes fondatrices du PSU: qu?il s?agisse du PSA qui s?est "évaporé" dans le PSU, de la composante chrétienne, "mosaïque éclatée", son attitude face à la guerre d?Algérie et celle du Vietnam ainsi que son rapport complexe à la violence. L?ouvrage présente sa quête d?identité montrant sa place dans la gauche, ses réseaux d?élus, leurs parcours, son attention portée à la province, voire aux questions agricoles, son analyse de l?évolution de la société; "modernisateur" il cherche à attirer les couches sociales les plus dynamiques car il a conscience des mutations en cours et en même temps a des projets sociaux plus utopistes. L?ouvrage insiste sur la situation de carrefour du PSU, qu?il s?agisse de ses réactions en 1968, de sa relation avec l?extrême-gauche, de sa position lors de la formation de l?unité de la gauche, de sa position vis-à-vis des luttes sociales, de sa "jeunesse". Enfin, le livre aborde le déclin du PSU mais aussi sa postérité.
Jalabert Laurent ; Czubak Nicolas ; König Diemut ;
En France, au contraire de l'Allemagne, le Centenaire de la Première Guerre mondiale a donné lieu à de nombreuses manifestations, à la fois scientifiques, muséales, éditoriales, comme aussi commémoratives, tant à l'échelle locale que nationale. Cette période a également favorisé des rencontres internationales de jeunes européens sous l'impulsion de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) qui a accompagné la mise en oeuvre d'une centaine de projets au fil des années du Centenaire. Ces rencontres, fondées sur des projets éducatifs et faisant intervenir des jeunes gens de France, d'Allemagne mais aussi d'autres pays, étaient motivées par la question essentielle de la transmission du souvenir et de la mémoire de la Grande Guerre chez des élèves, des jeunes apprentis et des étudiantes et étudiants. En regard, un projet de recherche x 100 ans après la Première Guerre mondiale - 100 projets pour la paix en Europe " - a réuni des chercheuses et chercheurs allemands et français, sociologues et historiens, afin d'observer et d'analyser les pratiques et modalités de la transmission d'un objet historique au sein de jeunes générations. A travers une approche à la fois théorique et de terrain, les chercheuses et chercheurs livrent ici leurs regards sur la construction du souvenir et de la mémoire historique, entre pratiques scolaires et extra-scolaires. Le croisement de cultures nationales et scientifiques différentes offre des apports stimulants à même de dépasser la réponse à une question comme " Cent ans après, que reste-t-il de la Grande Guerre " pour aider à la poursuite de nouvelles rencontres entre jeunes sur d'autres objets historiques afin de travailler à une approche partagée et pacifiée des discours historiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.