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Frères Soeurs. Géographie sensible
Jacobi Michéa
BIBLIOTHEQUE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791093098791
Nous avons des frères, des s?urs, peu y échappent. Congrégations et partis s?y mettent. Frères par ci, s?urs par là. Certes, Adam n?en était pas, mais on eut très vite Caïn et Abel, Romulus et Remus. Demi frère ou demi s?ur aussi, Castor et Pollux? A l?intimité, la complicité, l?émulation répondent jalousie, concurrence, haine, séparation. Le ou la favori (te), le ou la laissée pour compte? L?ainé, la cadette, le benjamin, sujétion ou complicité. Bref, c?est à travers 26 vies que l?on découvre toute une gamme de sentiments, où chacun, frère ou s?ur pourra se reconnaître. Le cirque avec les frères Amar, Le cinéma, les frères Lumière, Le deuil, Catherine Deneuve et Françoise Dorléac L?invalidité, Joyce Carol Oates et sa s?ur Le pouvoir, Napoléon et sa fratrie Le globe terrestre et la famille Reclus, bref Michéa Jacobi déploie cette géographie des sentiments.
D'amours adultères en amours zélés, cet ABC décline en vingt-six dessins et vingt-six petites proses ce qui est sentiment pour les uns, exercice pour les autres, mirage pour beaucoup. Les dessins sont tracés sur des papiers d'orange amoureusement roulés autour de fruits mûris au soleil de l'Espagne et amoureusement défaits à Marseille où vit l'auteur. Les textes, tantôt cyniques et tantôt tendres, essaient toujours d'être drôles. C'est la moindre des choses quand un ordre aussi fixe et sérieux que l'alphabet s'occupe d'un sentiment aussi changeant et léger que l'amour.
De l'Ukraine à la Camargue, de la Turquie aux Pays-Bas, du Liban à l'Allemagne en passant par la Palestine, la Suisse, l'Europe centrale, les fermes du Loiret et celles du Cantal, les camps de prisonniers des îles de la Manche et Paris insurgé, Michéa Jacobi réinvente le voyage de son père et tente d'élucider le mystère de la vie de ce juif à part, homme imprégné de la lecture de la Bible et se refusant à toute pratique religieuse, à la fois ouvrier et intellectuel, camarade affable et toujours lointain, communiste indifférent au destin des autres, de tous les autres, même des siens. Dans une langue magnifique, vibrante et précise à la fois, Jacobi nous raconte l'errance d'un fils d'une famille d'Odessa, depuis la Révolution d'octobre jusqu'à cette usine des bords du Rhône, cette papeterie où il exercera, quarante ans durant, le métier de graisseur. Là, à l'image de ce bois disloqué et défibré qui redevient, en bout de chaîne, blanc papier et nouveau support de mémoire, se reconstitue la trame fragile et fugace d'une identité enfuie.
Résumé : Cette anthologie consacrée à Marseille est un véritable "guide littéraire", un défrichage dans une littérature foisonnante puisqu'en vingt-six siècles la cité phocéenne a suscité une telle quantité de textes qu'on ne saurait l'enfermer dans un seul volume. Le choix qui est présenté ici, reflet de la subjectivité et de la sensibilité de l'auteur, a été organisé en quatorze promenades à la fois thématiques et géographiques, afin de rendre plus vivante cette somme et de lui donner un caractère pratique et contemporain. Ces parcours partent tous du Vieux-Port et y reviennent tous. A travers leurs itinéraires, les genres et les siècles se mélangent, comme dans un collage, sans souci d'analyse ou de chronologie. Ce livre s'adresse notamment à des touristes littéraires, c'est-à-dire à des personnes qui aiment à marcher et à se souvenir que plusieurs écrivains les ont précédées, ont regardé ce qu'elles voient et ont tâché de l'écrire ; ou d'écrire ce que les ciels, les rues, les gens, les paroles entendues leur donnaient à penser. A des personnes qui, à la suite des auteurs qu'elles admirent, prennent quelquefois l'autobus, le tramway ou la navette vers les îles pour se faire une idée plus complète de la ville qu'elles veulent aimer. Puis retournent chez elles ou dans les rayons d'une librairie, dénicher d'autres livres qui les entraîneront vers une nouvelle excursion.
Me sera-t-il permis de répéter que la bibliothèque de mon père a été le fait capital de ma vie ? La vérité est que je n'en suis jamais sorti." Jorge Luis Borges
Ces pages sont une sorte de promenade à travers douze siècles, depuis la fondation, en 720, de l'abbaye bénédictine de Saint-Gall, proche du lac de Constance, sur l'emplacement d'un ermitage bâti vers 612 par un missionnaire irlandais du nom de Gallus, compagnon de saint Colomban, qui fonda les monastères de Luxeuil et de Bregenz, jusqu'à la construction du chemin de fer transsibérien. Biaise Cendrars et Charles-Albert Cingria se sont bien connus, admirés, puis brouillés. Ils avaient deux points communs: le goût de la vita contemplativa et celui des voyages, celui des trains et des paquebots et celui du silence.Charles-Albert Cingria naquit à Genève en 1883, d'une famille originaire de Raguse, installée à Constantinople, puis à Genève où son père fut co-directeur de la fabrique d'horlogerie Patek-Philippe. Sa mère était d'origine polonaise et soeur de Casimir Stryenski, l'un des premiers érudits stendhaliens qui publia, en 1888, le journal de Stendhal, tel qu'on pouvait alors le connaître. Biaise Cendrars - de son vrai nom Frédéric Sauser - naquit à La Chaux-de-Fonds en 1887, d'un père suisse et d'une mère écossaise. Il prétendra, plus tard, être né à Paris, au 218 de la rue Saint-Jacques, dans la maison (une plaque commémorative l'indique encore) où Jean de Meung aurait écrit, vers 1270, la seconde partie du Roman de la rose. Tous deux cosmopolites de naissance, ils avaient un autre point commun: le Moyen-Age. La littérature et les quartiers médiévaux de Paris, François Villon et Gérard de Nerval, ont toujours fasciné Cendrars, comme en témoigne, dans Trop, c'est trop, le chapitre intitulé «Ve arrondissement». Dès 1894, il est à Naples, où son père, homme d'affaires plutôt fantasque, met en lotissement une des pentes du Vomero, qui deviendra l'un des quartiers résidentiels de la ville. L'entreprise ne tardera pas à péricliter, mais Cendrars écrira, dans Bourlinguer, en 1948: «Naples, où j'ai passé ma plus tendre enfance, dans un immense jardin touffu comme un parc et tout planté d'arbres de différentes essences du pays et que prolongeait en bordure du funiculaire un verger rempli de toutes les variétés d'arbres à fruits.»