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MARSEILLE EN TOUTES LETTRES - UNE ANTHOLOGIE LITTERAIRE
JACOBI MICHEA
PARENTHESES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782863642757
Cette anthologie consacrée à Marseille est un véritable "guide littéraire", un défrichage dans une littérature foisonnante puisqu'en vingt-six siècles la cité phocéenne a suscité une telle quantité de textes qu'on ne saurait l'enfermer dans un seul volume. Le choix qui est présenté ici, reflet de la subjectivité et de la sensibilité de l'auteur, a été organisé en quatorze promenades à la fois thématiques et géographiques, afin de rendre plus vivante cette somme et de lui donner un caractère pratique et contemporain. Ces parcours partent tous du Vieux-Port et y reviennent tous. A travers leurs itinéraires, les genres et les siècles se mélangent, comme dans un collage, sans souci d'analyse ou de chronologie. Ce livre s'adresse notamment à des touristes littéraires, c'est-à-dire à des personnes qui aiment à marcher et à se souvenir que plusieurs écrivains les ont précédées, ont regardé ce qu'elles voient et ont tâché de l'écrire ; ou d'écrire ce que les ciels, les rues, les gens, les paroles entendues leur donnaient à penser. A des personnes qui, à la suite des auteurs qu'elles admirent, prennent quelquefois l'autobus, le tramway ou la navette vers les îles pour se faire une idée plus complète de la ville qu'elles veulent aimer. Puis retournent chez elles ou dans les rayons d'une librairie, dénicher d'autres livres qui les entraîneront vers une nouvelle excursion.
De l'Ukraine à la Camargue, de la Turquie aux Pays-Bas, du Liban à l'Allemagne en passant par la Palestine, la Suisse, l'Europe centrale, les fermes du Loiret et celles du Cantal, les camps de prisonniers des îles de la Manche et Paris insurgé, Michéa Jacobi réinvente le voyage de son père et tente d'élucider le mystère de la vie de ce juif à part, homme imprégné de la lecture de la Bible et se refusant à toute pratique religieuse, à la fois ouvrier et intellectuel, camarade affable et toujours lointain, communiste indifférent au destin des autres, de tous les autres, même des siens. Dans une langue magnifique, vibrante et précise à la fois, Jacobi nous raconte l'errance d'un fils d'une famille d'Odessa, depuis la Révolution d'octobre jusqu'à cette usine des bords du Rhône, cette papeterie où il exercera, quarante ans durant, le métier de graisseur. Là, à l'image de ce bois disloqué et défibré qui redevient, en bout de chaîne, blanc papier et nouveau support de mémoire, se reconstitue la trame fragile et fugace d'une identité enfuie.
Comment vivre plusieurs vies ? Michéa Jacobi, illustre ce désir avec les tribulations de z6 personnages, Casanova, Olympe de Gouges, Judas, Zweig, Obama, Hokusai... En avant la musique ! Après Walking Class Heroes, Xénophiles, Renonçants, Songe i ceux qui songèrent, Jouir, Michéa Jacobi, prince des abécédaires, poursuit avec Vies multiples son gigantesque projet de peinture de notre étrange humanité en 26 volumes et 676 biographies, Humanitatis elementi.
Nous avons des frères, des s?urs, peu y échappent. Congrégations et partis s?y mettent. Frères par ci, s?urs par là. Certes, Adam n?en était pas, mais on eut très vite Caïn et Abel, Romulus et Remus. Demi frère ou demi s?ur aussi, Castor et Pollux? A l?intimité, la complicité, l?émulation répondent jalousie, concurrence, haine, séparation. Le ou la favori (te), le ou la laissée pour compte? L?ainé, la cadette, le benjamin, sujétion ou complicité. Bref, c?est à travers 26 vies que l?on découvre toute une gamme de sentiments, où chacun, frère ou s?ur pourra se reconnaître. Le cirque avec les frères Amar, Le cinéma, les frères Lumière, Le deuil, Catherine Deneuve et Françoise Dorléac L?invalidité, Joyce Carol Oates et sa s?ur Le pouvoir, Napoléon et sa fratrie Le globe terrestre et la famille Reclus, bref Michéa Jacobi déploie cette géographie des sentiments.
Résumé : Poursuivant son exploration de notre humaine condition, après les marcheurs et les xénophiles, Michéa Jacobi se penche sur les renonçants de Diogène à Syméon le stylite en passant par Elvis Presley, il nous invite à croiser les dendrites retirés dans leurs arbres, les ermites, les anachorètes, tous ceux qui ont su (oh bonheur !) trouver leur thébaïde. Nous, vous, moi, certains jours. Ensemble, renonçons !
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.