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Trésor
Jacobi Michéa
CLIMATS
15,30 €
Épuisé
EAN :9782841581894
De l'Ukraine à la Camargue, de la Turquie aux Pays-Bas, du Liban à l'Allemagne en passant par la Palestine, la Suisse, l'Europe centrale, les fermes du Loiret et celles du Cantal, les camps de prisonniers des îles de la Manche et Paris insurgé, Michéa Jacobi réinvente le voyage de son père et tente d'élucider le mystère de la vie de ce juif à part, homme imprégné de la lecture de la Bible et se refusant à toute pratique religieuse, à la fois ouvrier et intellectuel, camarade affable et toujours lointain, communiste indifférent au destin des autres, de tous les autres, même des siens. Dans une langue magnifique, vibrante et précise à la fois, Jacobi nous raconte l'errance d'un fils d'une famille d'Odessa, depuis la Révolution d'octobre jusqu'à cette usine des bords du Rhône, cette papeterie où il exercera, quarante ans durant, le métier de graisseur. Là, à l'image de ce bois disloqué et défibré qui redevient, en bout de chaîne, blanc papier et nouveau support de mémoire, se reconstitue la trame fragile et fugace d'une identité enfuie.
Résumé : Cette anthologie consacrée à Marseille est un véritable "guide littéraire", un défrichage dans une littérature foisonnante puisqu'en vingt-six siècles la cité phocéenne a suscité une telle quantité de textes qu'on ne saurait l'enfermer dans un seul volume. Le choix qui est présenté ici, reflet de la subjectivité et de la sensibilité de l'auteur, a été organisé en quatorze promenades à la fois thématiques et géographiques, afin de rendre plus vivante cette somme et de lui donner un caractère pratique et contemporain. Ces parcours partent tous du Vieux-Port et y reviennent tous. A travers leurs itinéraires, les genres et les siècles se mélangent, comme dans un collage, sans souci d'analyse ou de chronologie. Ce livre s'adresse notamment à des touristes littéraires, c'est-à-dire à des personnes qui aiment à marcher et à se souvenir que plusieurs écrivains les ont précédées, ont regardé ce qu'elles voient et ont tâché de l'écrire ; ou d'écrire ce que les ciels, les rues, les gens, les paroles entendues leur donnaient à penser. A des personnes qui, à la suite des auteurs qu'elles admirent, prennent quelquefois l'autobus, le tramway ou la navette vers les îles pour se faire une idée plus complète de la ville qu'elles veulent aimer. Puis retournent chez elles ou dans les rayons d'une librairie, dénicher d'autres livres qui les entraîneront vers une nouvelle excursion.
Résumé : Eloge taquin de la marche, Walking class heroes rassemble les portraits de 26 marcheurs qui, chacun à sa manière, ont marqué l'histoire de l'humanité. "Tout homme qui marche est porteur d'un secret", nous confie Michéa Jacobi. Et nous voici entraînés dans une enquête - savante et illustrée - qui tente de comprendre ce qui, du premier bipède à Empédocle ou encore Neil Armstrong, ne cesse de nous faire marcher.
Résumé : Poursuivant son exploration de notre humaine condition, après les marcheurs, les xénophiles, les renonçants, Michéa Jacobi se penche sur les songeurs, les illuminés et les ambitieux, les fous de qualité, et les autres. Le songe, cette matière nocturne ou diurne, diaprée, fragile, qui nous meut, fait se croiser dans une curieuse agora Desnos, Nerval, Trump et bien d'autres. Collision d'époques, de rêves, de souhaits, qu'on y songe...
On n'a jamais tant parlé de l'Iran et pourtant le mystère demeure. La révolution islamique de 1979 est une date bien plus importante que tous les évènements liés à l'islamisme depuis, 1 1 septembre 2001 inclus. Elle seule a mis sur pied un modèle qui n'a renoncé à aucune de ses ambitions et trouve dans le désordre croissant de son environnement régional les conditions d'une nouvelle expansion. Les crises ponctuelles qui défrayent la chronique - soutien au terrorisme, programme nucléaire aujourd'hui - nous éloignent toutefois de la seule question qui importe, celle de la nature et des fins poursuivies par le régime islamique. Force est de constater que, depuis 1979, rien n'a été fait pour le mettre en question. L'université, dans sa majorité aussi complaisante à son égard qu'elle le fut il y a trente ans à l'égard du maoïsme, réclame la maîtrise de la version officielle de l'histoire: la révolution islamique répondrait peu ou prou à l'attente des Iraniens. Aux yeux de Ramine Kamrane et de Frédéric Tellier, rien n'est plus faux. Malgré ses spécificités, le système islamique relève de l'emprise d'un totalitarisme qui doit être pensé dans le sillage de ses deux premières vagues, nazie et soviétique. Le fait totalitaire n'est pas mort. Nous en sommes les contemporains. La pensée anti-totalitaire que l'on croyait remisée avec son objet est bien la seule à même de nous aider à percer ce "mystère islamiste" presque trentenaire et toujours entier.Inscrire la question iranienne dans la généalogie du fait totalitaire revient à souligner que la situation actuelle de l'Iran n'est pas de l'ordre de la fatalité. La rupture, qui viendra des profondeurs de la société iranienne, menace le régime.
Orthodoxie présente l'intérêt d'une apologie de la religion chrétienne par un converti. Païen à 12 ans, agnostique à 16 ans, quel chemin Chesterton a parcouru pour venir à la foi. Quelques aspects du christianisme authentique y sont mis dans une lumière vigoureuse: en particulier ce que Chesterton appelle son "romantisme", c'est-à-dire en somme son caractère poétique, extrême, enthousiaste, infiniment éloigné des platitudes d'une religion naturelle ou rationnelle. Apologiste à coup sûr, mais d'une espèce à part: jamais abstrait, ni grave, ni docte, jamais superficiel non plus, cet esprit pénétrant et singulier a réalisé ce paradoxe de mettre l'humour au service de la foi.
L'ambition du libéralisme est d'instituer la moins mauvaise société possible, celle qui doit protéger l'humanité de sa folie idéologique. Pour ses partisans, c'est la volonté d'instituer le règne du Bien qui est à l'origine de tous les maux accablant le genre humain. C'est en ce sens que le libéralisme doit être compris, et se comprend lui-même, comme la politique du moindre mal. Il fait donc preuve d'un pessimisme profond quant à l'aptitude des hommes à édifier un monde décent. Cette critique de la tyrannie du Bien a un prix. N'exigeant rien de ses membres, cette société fonctionne d'autant mieux quand chaque individu se consacre à ses désirs particuliers sans céder à la tentation morale. Comment expliquer alors que cette doctrine, à mesure que son ombre s'étend sur la terre, reprenne, un à un, tous les traits de son plus vieil ennemi, le meilleur des mondes, jusqu'à se donner, à son tour, pour objectif final la création d'un homme nouveau ? Ce livre décrit ce processus, et son aboutissement, tant dans sa version économiste, centrée sur le Marché et traditionnellement privilégiée par la Droite , que dans sa version culturelle, centrée sur le Droit, et dont la défense est désormais la seule raison d'être de la Gauche . Il saisit admirablement la logique libérale dans le déploiement de son unité originelle tout en élaborant les fondements d'une société décente coïncidant avec la défense de l'humanité elle-même. D'une densité et d'une ambition exceptionnelles, il redonne toute sa place à la figure de l'homme révolté à un moment où beaucoup la souhaiteraient voir disparaître. . . Agrégé de philosophie, Jean-Claude Michéa enseigne à Montpellier. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, tous publiés aux éditions Climats, parmi lesquels : Orwell, anarchiste tory (1995), L'Enseignement de. l'ignorance (1999), Impasse Adam Smith (2002, Champs-Flammarion, 2006), Orwell éducateur (2003).
Résumé : Une voiture pilotée par une intelligence artificielle est face à un choix tragique : pour éviter un enfant qui traverse la route, elle doit écraser un vieillard sur le bas-côté. Que faire, qui sauver dans l'urgence ? Voilà un dilemme qui rappelle la fameuse expérience de pensée du tramway, et qui illustre les enjeux moraux de l'intelligence artificielle. Comment programmer nos robots - de transport, militaires, sexuels ou conversationnels - pour qu'ils prennent les bonnes décisions lorsqu'ils sont confrontés à des choix ? Quelle morale pour les robots ? Y en a-t-il, comme nous, de bons et de mauvais ? S'intéresser à l'éthique des algorithmes, c'est plonger au coeur de nos différentes intuitions et théories morales, questionner nos biais et préjugés, mais aussi explorer un nouveau domaine de la philosophie, expliqué avec clarté et humour par Martin Gibert, chercheur en éthique de l'intelligence artificielle.