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Vies parallèles de Blaise Cendrars et de Charles-Albert Cingria
Delvaille Bernard
BIBLIOTHEQUE
12,20 €
Épuisé
EAN :9782909688428
Ces pages sont une sorte de promenade à travers douze siècles, depuis la fondation, en 720, de l'abbaye bénédictine de Saint-Gall, proche du lac de Constance, sur l'emplacement d'un ermitage bâti vers 612 par un missionnaire irlandais du nom de Gallus, compagnon de saint Colomban, qui fonda les monastères de Luxeuil et de Bregenz, jusqu'à la construction du chemin de fer transsibérien. Biaise Cendrars et Charles-Albert Cingria se sont bien connus, admirés, puis brouillés. Ils avaient deux points communs: le goût de la vita contemplativa et celui des voyages, celui des trains et des paquebots et celui du silence.Charles-Albert Cingria naquit à Genève en 1883, d'une famille originaire de Raguse, installée à Constantinople, puis à Genève où son père fut co-directeur de la fabrique d'horlogerie Patek-Philippe. Sa mère était d'origine polonaise et soeur de Casimir Stryenski, l'un des premiers érudits stendhaliens qui publia, en 1888, le journal de Stendhal, tel qu'on pouvait alors le connaître. Biaise Cendrars - de son vrai nom Frédéric Sauser - naquit à La Chaux-de-Fonds en 1887, d'un père suisse et d'une mère écossaise. Il prétendra, plus tard, être né à Paris, au 218 de la rue Saint-Jacques, dans la maison (une plaque commémorative l'indique encore) où Jean de Meung aurait écrit, vers 1270, la seconde partie du Roman de la rose. Tous deux cosmopolites de naissance, ils avaient un autre point commun: le Moyen-Age. La littérature et les quartiers médiévaux de Paris, François Villon et Gérard de Nerval, ont toujours fasciné Cendrars, comme en témoigne, dans Trop, c'est trop, le chapitre intitulé «Ve arrondissement». Dès 1894, il est à Naples, où son père, homme d'affaires plutôt fantasque, met en lotissement une des pentes du Vomero, qui deviendra l'un des quartiers résidentiels de la ville. L'entreprise ne tardera pas à péricliter, mais Cendrars écrira, dans Bourlinguer, en 1948: «Naples, où j'ai passé ma plus tendre enfance, dans un immense jardin touffu comme un parc et tout planté d'arbres de différentes essences du pays et que prolongeait en bordure du funiculaire un verger rempli de toutes les variétés d'arbres à fruits.»
Résumé : Antoine Galland a rapporté d'un voyage à Constantinople de précieuses médailles, Les Mille et Une Nuits et un opuscule sur le Café. L'orientaliste retrace l'origine de ce breuvage de l'Arabie heureuse à La Mecque et convie le lecteur à écouter " une apologie du Café contre certains docteurs mahométans qui avaient prétendu que l'usage devait en être défendu aux musulmans ".
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.
Résumé : Parti à l'aventure en Asie à vingt-deux ans, prix Goncourt avec La Condition humaine à trente-deux, héros de la lutte antifasciste dans l'entre-deux-guerres, chef d'une escadrille d'aviateurs pendant la guerre civile espagnole, ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, romancier, essayiste, orateur de génie... André Malraux (1901-1976) eut plusieurs vies, comme les chats qu'il aimait tant. Flamboyant, révolté mais hanté par la mort, il a traversé son siècle et sillonné le monde, avide de grandeur et de beauté. Fascinant et agaçant, pudique et ambitieux, fraternel et secret, Malraux fut l'artisan de sa propre légende et s'inventa un destin. On a souvent dit que sa vie était sa plus belle oeuvre. Et si ses livres étaient plus grands encore ?
Parce qu'il a choisi la révolte plus que la révolution, Albert Camus (1913-1960) nous a laissé une oeuvre toute de netteté et d'"affirmation visible", éclairée par le soleil de son Algérie natale. Toujours à l'écoute des événements de son temps, il n'a jamais oublié de rappeler à l'homme ses vraies valeurs. Acteur de son époque, il n'a jamais cessé de raconter la beauté du monde. Essayiste, dramaturge, romancier, journaliste, il a obtenu en 1957 le prix Nobel de littérature. Porteur d'un humanisme sans illusion ni mensonge, il croit en la puissance de la vérité. Raisonnant avec son coeur, il n'en cultive pas moins une conscience exigeante. Refusant tous les dogmes, il plaide pour une innocence de l'homme et un monde solidaire. En un mot, il est plus que jamais notre contemporain nécessaire, et son oeuvre nous parle d'aujourd'hui.
Résumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...