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J'APPRENAIS A ECRIRE, A ETRE - ANTHOLOGIE
IZOARD JACQUES
ESPACE NORD
9,00 €
Épuisé
EAN :9782875680747
Jacques Izoard (1936-2008) a longtemps et durablement occupé dans le champ de la poésie francophone de Belgique la position d'un de ses principaux représentants, jouissant, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières du pays, d'une visibilité souvent supérieure à celle de la plupart de ses contemporains. Cette anthologie composée par Gérald Purnelle trace un cheminement de poèmes "dont on ne pourrait enlever un mot ni déplacer une virgule" (Eugène Savitzkaya) et présente une sélection des plus beaux coups de plume du poète belge. S'y donne à lire un apprentissage de la vie et de l'écriture, où la réalité du sujet dans ses sensations, son expérience existentielle, rencontre sans cesse l'usage du langage pour en rendre compte. Eminemment sensuelle, brassant les lieux, les objets, les corps et les souvenirs d'enfance, la poésie d'Izoard témoigne d'une confiance ambiguë dans le pouvoir des mots. Izoard pratique un hermétisme ouvert, qui n'impose pas un sens unique, mais où le sens n'est pas refusé, le lecteur recevant les moyens de le produire, à travers l'éclair provoqué par le contact des mots, tirés d'un lexique toujours concret.
L'oeuvre de Jacques Izoard présente, dans la poésie belge de la deuxième moitié du XXème siècle, une ampleur et une évidence singulières qui lui valent, non seulement en Belgique, mais aussi en France et dans le reste du monde, une large reconnaissance. Cette oeuvre, il est maintenant possible à tout amateur de la lire dans sa totalité et dans son développement. Les recueils majeurs côtoient aujourd'hui les prémices de l'oeuvre, les plaquettes confidentielles, les ensembles oubliés, les périodes moins connues : bref, des pans entiers d'un long parcours qui reste largement à redécouvrir - ou à découvrir, pour les très nombreux inédits qui sont ici rassemblés pour la première fois. L'art de Jacques Izoard, dans sa spécificité, est immédiatement reconnaissable : non pas tant un simple style d'écrivain, mais une écriture, la voix d'un poète. Maints commentaires critiques (moins nombreux que ce que la place qui lui revient laisserait attendre) se sont attachés à décrire sa démarche poétique et son monde. L'occasion est offerte, et le moment venu, d'explorer à nouveau l'ensemble des poèmes de Jacques Izoard. J'invite le lecteur à faire de son côté sa propre lecture. Pour ma part, je choisis de faire quelques pas sur trois chemins entrelacés, en me fondant sur ce que permet cette édition collective : esquisser l'histoire de l'oeuvre, de sa formation et de son évolution ; baliser l'émergence, tout au long de ce parcours, d'un discours sur la poésie dont se manifeste la cohérence et la continuité de pensée ; souligner l'importance, à côté des poèmes qui ressortissent à sa manière la plus caractéristique, d'autres visages d'Izoard-poète, à travers des textes, des thèmes et des dimensions plus particuliers. Dans les trois cas, l'apport des inédits se révèle riche, voire capital."
Avec ce troisième et dernier volume s?achève la publication des oeuvres complètes de Jacques Izoard dont les volumes I et II sont parus en 2005, trois ans avant sa mort. " Admiré par plusieurs générations, il fut imité, car il avait imposé son ton, où se mêlaient l?esprit des comptines à la Max Jacob et une délicieuse mélancolie à la façon d?Apollinaire ou de Supervielle, provocante, douce, érotique, sentimentale, selon l?humeur. Il avait constitué, malgré lui, car il n?avait ni l?esprit de chapelle ni la volonté de diriger quoi que ce soit, une sorte d?école de Liège, où de nombreux poètes, d?Eugène Savitzkaya, avec qui il vécut, à Joseph Orban, en passant par William Cliff, Ben Arès, Serge Delaive, Karel Logist, Philippe Leuckx et tant d?autres, créaient librement à sa suite ".
L'oeuvre de Jacques Izoard présente, dans la poésie belge de la deuxième moitié du XXème siècle, une ampleur et une évidence singulières qui lui valent, non seulement en Belgique, mais aussi en France et dans le reste du monde, une large reconnaissance. Cette oeuvre, il est maintenant possible à tout amateur de la lire dans sa totalité et dans son développement. Les recueils majeurs côtoient aujourd'hui les prémices de l'oeuvre, les plaquettes confidentielles, les ensembles oubliés, les périodes moins connues : bref, des pans entiers d'un long parcours qui reste largement à redécouvrir - ou à découvrir, pour les très nombreux inédits qui sont ici rassemblés pour la première fois. L'art de Jacques Izoard, dans sa spécificité, est immédiatement reconnaissable : non pas tant un simple style d'écrivain, mais une écriture, la voix d'un poète. Maints commentaires critiques (moins nombreux que ce que la place qui lui revient laisserait attendre) se sont attachés à décrire sa démarche poétique et son monde. L'occasion est offerte, et le moment venu, d'explorer à nouveau l'ensemble des poèmes de Jacques Izoard. J'invite le lecteur à faire de son côté sa propre lecture. Pour ma part, je choisis de faire quelques pas sur trois chemins entrelacés, en me fondant sur ce que permet cette édition collective : esquisser l'histoire de l'oeuvre, de sa formation et de son évolution ; baliser l'émergence, tout au long de ce parcours, d'un discours sur la poésie dont se manifeste la cohérence et la continuité de pensée ; souligner l'importance, à côté des poèmes qui ressortissent à sa manière la plus caractéristique, d'autres visages d'Izoard-poète, à travers des textes, des thèmes et des dimensions plus particuliers. Dans les trois cas, l'apport des inédits se révèle riche, voire capital."
Le commissaire Roy dit "Libellule" n'a pas la stature du commissaire Maigret. Courtois, discret, de petite taille, il est calme, humble et ponctue ses enquêtes de citations de Confucius. Le crime qu'il doit élucider a eu lieu dans un immeuble qui abrite une faune assez singulière: artistes, mondains, prostituées et vieux misanthropes. Tous sont ambigus voire doubles. Point d'innocents. Dans cet univers sombre, où tout semble magouille et dissimulation, comment trouver le meurtrier d'un photographe spécialisé dans les "photographies de charme"? Biographie: Max Servais (Bruxelles 1904-1990), artiste surréaliste auteur de collages, compagnon de Magritte, Nougé et Scutenaire, écrivit une dizaine de romans policiers populaires ainsi que des romans.
Roman du retour à l'écriture, La mémoire trouble est aussi le récit de retrouvailles entre quatre amis qu'un drame a séparés. Ils resteraient à l'écart les uns des autres si la femme de Bernard, dévorée de curiosité, ne cherchait à comprendre leur étrange discrétion, sans se douter de ce qu'elle va déclencher. Presque tout nous sera révélé peu à peu, avec un sens aigu de la tragédie. Le lecteur est pris jusqu'au bout par l'ambiguïté, la subtilité des sentiments, la férocité et aussi l'humour. Biographie: Jacqueline Harpman est l'auteur de nombreux romans dont La Plage d'Ostende, Le Bonheur dans le crime, Moi qui n'ai pas connu les hommes, Orlanda (Prix Médicis 1996) et En toute impunité.