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Oeuvres complètes. Tome 1, Poésies 1951-1978
Izoard Jacques ; Purnelle Gérald
DIFFERENCE
39,55 €
Épuisé
EAN :9782729116170
L'oeuvre de Jacques Izoard présente, dans la poésie belge de la deuxième moitié du XXème siècle, une ampleur et une évidence singulières qui lui valent, non seulement en Belgique, mais aussi en France et dans le reste du monde, une large reconnaissance. Cette oeuvre, il est maintenant possible à tout amateur de la lire dans sa totalité et dans son développement. Les recueils majeurs côtoient aujourd'hui les prémices de l'oeuvre, les plaquettes confidentielles, les ensembles oubliés, les périodes moins connues : bref, des pans entiers d'un long parcours qui reste largement à redécouvrir - ou à découvrir, pour les très nombreux inédits qui sont ici rassemblés pour la première fois. L'art de Jacques Izoard, dans sa spécificité, est immédiatement reconnaissable : non pas tant un simple style d'écrivain, mais une écriture, la voix d'un poète. Maints commentaires critiques (moins nombreux que ce que la place qui lui revient laisserait attendre) se sont attachés à décrire sa démarche poétique et son monde. L'occasion est offerte, et le moment venu, d'explorer à nouveau l'ensemble des poèmes de Jacques Izoard. J'invite le lecteur à faire de son côté sa propre lecture. Pour ma part, je choisis de faire quelques pas sur trois chemins entrelacés, en me fondant sur ce que permet cette édition collective : esquisser l'histoire de l'oeuvre, de sa formation et de son évolution ; baliser l'émergence, tout au long de ce parcours, d'un discours sur la poésie dont se manifeste la cohérence et la continuité de pensée ; souligner l'importance, à côté des poèmes qui ressortissent à sa manière la plus caractéristique, d'autres visages d'Izoard-poète, à travers des textes, des thèmes et des dimensions plus particuliers. Dans les trois cas, l'apport des inédits se révèle riche, voire capital."
Avec ce troisième et dernier volume s?achève la publication des oeuvres complètes de Jacques Izoard dont les volumes I et II sont parus en 2005, trois ans avant sa mort. " Admiré par plusieurs générations, il fut imité, car il avait imposé son ton, où se mêlaient l?esprit des comptines à la Max Jacob et une délicieuse mélancolie à la façon d?Apollinaire ou de Supervielle, provocante, douce, érotique, sentimentale, selon l?humeur. Il avait constitué, malgré lui, car il n?avait ni l?esprit de chapelle ni la volonté de diriger quoi que ce soit, une sorte d?école de Liège, où de nombreux poètes, d?Eugène Savitzkaya, avec qui il vécut, à Joseph Orban, en passant par William Cliff, Ben Arès, Serge Delaive, Karel Logist, Philippe Leuckx et tant d?autres, créaient librement à sa suite ".
Résumé : Jacques Izoard (1936-2008) a longtemps et durablement occupé dans le champ de la poésie francophone de Belgique la position d'un de ses principaux représentants, jouissant, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières du pays, d'une visibilité souvent supérieure à celle de la plupart de ses contemporains. Cette anthologie composée par Gérald Purnelle trace un cheminement de poèmes "dont on ne pourrait enlever un mot ni déplacer une virgule" (Eugène Savitzkaya) et présente une sélection des plus beaux coups de plume du poète belge. S'y donne à lire un apprentissage de la vie et de l'écriture, où la réalité du sujet dans ses sensations, son expérience existentielle, rencontre sans cesse l'usage du langage pour en rendre compte. Eminemment sensuelle, brassant les lieux, les objets, les corps et les souvenirs d'enfance, la poésie d'Izoard témoigne d'une confiance ambiguë dans le pouvoir des mots. Izoard pratique un hermétisme ouvert, qui n'impose pas un sens unique, mais où le sens n'est pas refusé, le lecteur recevant les moyens de le produire, à travers l'éclair provoqué par le contact des mots, tirés d'un lexique toujours concret.
Un homme sans nom, à la recherche de sa mémoire, un enfant, une femme, une ourse et Ney. Cinq personnages, peut-être quatre, peut-être un seul en train de rêver, se frôlent en quête de réponses à des questions informulées dans ce récit atemporel, rythmé en courts chapitres. L'espace et les époques se mêlent entre les sommets des montagnes et l'océan. Le mystère reste entier. Au lecteur d'en démêler les fils. L'auteur de Café Europa réécrit ici de fond en comble un récit qu'il avait publié jeune sous pseudonyme. Les obsessions présentes dans Café Europa et Le Livre canoë réapparaissent dans des paysages glacés. Tout est signe. Les empreintes sur la neige ou sur le sable, comme le nombre des vagues, comme les gestes des hommes, comme l'écriture qui griffe la page blanche. Mais si tout est signe, comment les interpréter, comment les déchiffrer? Dans ce très beau livre, énigmatique et dense, Serge Delaive montre une nouvelle fois son grand talent d'écrivain.
C'est un "autoportrait" que nous offre le grand écrivain marocain dans cette évocation de ses années de formation et de son parcours. "Dans le chemin vers soi-même, on peut dire: je, ou bien: moi, je. A condition d'être à l'écoute de son inconscient. Le moi n'est ni haïssable, ni adorable. C'est un masque singulier d'altérité. Au cours de la composition de cet opuscule, j'espère avoir sacrifié la variété mobile de l'égotisme à quelques lignes directrices, livrées par la force des choses aux accidents de la vie et aux jeux du langage. Tel aura été cet essai qui s'est aventuré entre l'autobiographie, le témoignage et le récit intellectuel." Biographie de l'auteur Abdelkéhir Khatihi écrit ses premiers poèmes à douze ans. Le français devient sa langue d'écriture et il poursuit des études supérieures à la Sorbonne, où il obtient un doctorat en sociologie en 1965. A son retour au Maroc, il mène une intense activité: chercheur, écrivain, enseignant et syndicaliste. En 1971, Maurice Nadeau édite son premier récit, La Mémoire tatouée. Son oeuvre plurielle (en littérature, sciences sociales, critique d'art), traduite en plusieurs langues, a été consacrée par des Prix nationaux et internationaux. Trois volumes de ses ?uvres ont paru à La Différence en janvier 2008.
Vingt et une nouvelles où, à chaque fois, se joue, le temps d'un éclair, le sens de la vie. Anecdote, hasard, rencontre, pour qui sait les déchiffrer, projettent un faisceau de lumière sur les mobiles souterrains qui déterminent l'existence. Après L'Embranchement des heures, en 1991, Le Double du calendrier, en 1993, L'Angle de vue, en 1997, Philippe Jones persévère, en orfèvre, dans l'art du bref.
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.