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Reines d'Afrique. Le roman vrai des Premières Dames
Hugeux Vincent
TEMPUS PERRIN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782262066178
Virago volcanique, dame patronnesse postmoderne, mère poule impénitente, redoutable affairiste : la Première Dame d'Afrique est tout à la fois la plus sûre alliée et la pire ennemie de son président de mari. Au-delà de ses engagements caritatifs, elle endosse volens nolens un rôle politique, au confluent de l'intime et des jeux de pouvoir. Truffée de témoignages et d'anecdotes, cette galerie de portraits inédite raconte en creux la mue de l'image de la femme sur un continent qui comptera, au mitan du siècle, 2 milliards d'âmes. On y croisera l'Ivoirienne Simone Gbagbo, impératrice déchue, la Congolaise Antoinette Sassou-Nguesso, archétype de la First Lady à l'ancienne ; des incarnations blanches et métisses du legs colonial - Viviane Wade (Sénégal), Sylvia Bongo Ondimba (Gabon), Dominique Ouattara (Côte d'Ivoire) -, ainsi que les deux Chantal : Biya (Cameroun) et Compaoré (Burkina Faso) ; quelques reines méconnues, telle la novice sénégalaise Marième Sali. Hors du "pré carré" francophone, il eût été dommage de négliger des personnages aussi singuliers que Grace Mugabe (Zimbabwe) ou Constancia Mangue de Obiang (Guinée équatoriale). Une enquête saisissante, riche en révélations, écrite d'une plume alerte et acérée.
Dans cette chronique sociale, racontée avec vivacité par le journaliste Régis Huleux, sont relatés plusieurs moments forts des luttes ouvrières des années soixante-dix. L'un des plus marquants fut le long combat des ouvriers du Livre parisien, pour sauver l'emploi au Parisien Libéré et dans les imprimeries. Ces actions revendicatives, menées par la CGT du Livre, restent dans les mémoires pour leur ténacité, leur combativité mais aussi leur inventivité. Au cours de ces affrontements sociaux, les syndicalistes n'ont pas hésité à sortir des sentiers battus et à défrayer la chronique. A plusieurs reprises, ils surent faire passer la légitimité de la défense du travail avant une légalité qui privilégie trop souvent la défense de la propriété et les droits des possédants. Ces actions se menèrent avec l'aval de la direction de la CGT d'alors, et notamment d'Henri Krasucki et furent le fait de tout un syndicat. Mais un homme, Maurice Lourdez, a joué un rôle particulier d'initiateur et de "stratège", lui et ses camarades d'une "commission loisirs", qui, comme le note le préfacier, Gérard Alezard, ne prenait pas beaucoup de repos. L'un des ressorts de leurs interventions était, aussi souvent que possible, de mettre les rieurs et l'opinion publique de leur côté, par des coups d'éclats, qui cherchaient en même temps à rassembler. Parmi ces actions, on peut citer la substitution pendant plusieurs années de 6000 fusils Manufrance au nez et à la barbe de la police, la libération en force par des colonnes de syndicalistes d'une imprimerie investie par des paramilitaires en armes, l'occupation du paquebot France, une manifestation pendant quinze kilomètres dans le tunnel sous la Manche encore en chantier, les nombreuses occupations de ministères, monuments publics, plateaux de radio et de télévision, sans parler des autres actions multiples des années 80 - 90. Ce livre est un document sur les dessous de la lutte des classes, vue du côté ouvrier. II montre comment se poursuit, dans un certain syndicalisme de lutte, l'esprit titi et gavroche qui appartient en France au meilleur de la tradition révolutionnaire.
Il est de bon ton de considérer que la démocratie progresse en Afrique subsaharienne. Pour l?auteur, la réalité est beaucoup plus contrastée. Putsch militaires, coups d'Etat, refus de certains présidents de quitter le pouvoir ponctuent régulièrement la vie politique de nombreux pays africains. L?obsession de l?Occident pour des échéances électorales considérées comme une fin en soi et non comme l?aboutissement d?un long processus a créé une illusion dont il faut désormais se défaire: les simulacres électoraux auxquels on assiste suffisent à relativiser la démocratisation réelle du continent africain et témoignent de la bienveillance complice de la France, de l'Union européenne et des Etats-Unis. Ce respect formel des normes démocratiques masque mal un enlisement, voire une régression des pratiques politiques africaines. Les exemples sont nombreux: dérives dynastiques au Gabon, en RDC ou au Sénégal, refus de Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir en Côte d?Ivoire, bricolages constitutionnels permettant à des chefs d'Etat d?être réélus indéfiniment, déni du fait ethnique qui demeure une réalité politique incontournable, acceptation du "modèle" rwandais associant croissance économique et répression des opposants. Le populisme, la réécriture magnifiée de l?Histoire et la martingale coloniale qui expliquerait les difficultés africaines actuelles: tout est bon pour alimenter le mirage démocratique en Afrique. Un essai dérangeant mais bienvenu au moment où, en un saisissant contraste, les peuples arabes se lancent, eux, dans l?aventure démocratique.
Sommet Afrique-France, Mondial de football sud-africain, Cinquantenaire des indépendances... ces trois rendez-vous, riches de symboles, adressent au continent noir la même question: où vas-tu et dans quel état? Conflits armés, pandémies, corruption, despotisme, péril climatique... les fardeaux sont lourds et nombreux. Mais tous les clichés, véhiculés par un Occident cultivant l'ignorance, le mépris ou le fatalisme, sont peut-être plus destructeurs encore, car ils entravent toute idée de changement. Il est désormais temps de regarder « l'Afrique en face », sans nostalgie coloniale ni culpabilité post-coloniale. Sans complaisance ni acharnement. À rebours de l optimisme béat comme du pessimisme stérile, un plaidoyer pour l « afro-réalisme » s'impose enfin. Au lecteur de juger.
Des sorciers blancs pas très clairs, des journalistes marron ou grisés, des profs de droit aux noirs desseins: Cette enquête est un périple au royaume coloré des faux amis français de l'Afrique. Ces experts, tantôt illustres, tantôt méconnus, qui prétendent servir le continent et se servent de lui pour mieux doper leur égo, leur carrière ou leur compte en banque.Car l'Afrique trop aimée pour n'être pas mal aimée, rend fou. Bien peu de ceux qui s'y aventurent échappent au virus: il est tellement facile en apparence, d'y jouer les conseillers de l'ombre, les faiseurs de rois, les Machiavel tropicaux, les magiciens constitutionnels: et l'on y rapièce tant d'ambition éffilochées sous nos frimas...Par chance, les sirènes africaines envoutent souvent des personnages au destin romanesque. On croise donc au fil des pages d'étranges pèlerins, escrocs de haut vol et courroux blancs, dont certains hantent depuis des années ou des lustres la scène politique, juridique et médiatique hexagonale. Beaucoup d'ailleurs se sont cassé les dents sur l'Afrique, cet autre bûcher des vanités.Grand reporter au service Monde de l'Express, familier du continent noir, l'auteur pimente de scènes vues et de portraits un récit nourrit des confidences glanées à la faveur de près de 80 entretiens.Un réquisitoire? Bien sur. Mais le ton est plus ironique que véhément plus amusé qu'amer. Pour autant, ce voyage ébauche en filigrane l'acte de décès d'un lien archaïque entre la France et les potentats qui règnent encore sur son ancien empire colonial.
Le 16 mai 2002, trente ans après sa mort, Jean-Paul II béatifie Padre Pio. C'est la reconnaissance officielle, par l'Eglise, de ses immenses vertuspersonnelles, de ses dons charismatiques et de lamission, exceptionnelle, qu'il a eue dans l'Eglise duXXe siècle. De 1887 à 1968, son aventure spirituelle aura été celle d'un homme tout entier donné à Dieu. Ce don total explique les multiples phénomènes surnaturels qui ont marqué sa vie entière et, par-dessus tout, une stigmatisation "permanente" pendant cinquante années. C'est ce personnage d'exception, qui a bouleversé et fasciné des centaines de milliers de fidèles, qu'Yves Chiron raconte en se fondant sur de nombreux documents inédits et inconnus, et après une enquête menée à San Giovanni Rotondo, dans le village et le couvent où Padre Pio a passé la plus grande partie de sa vie. Biographie: Yves Chiron est membre de la Société d'histoirereligieuse de la France. Il a notamment publié chezPerrin Paul Vl, le pape écartelé (1986), Enquête sur les apparitions (1995), Enquête sur les canonisations (1998), La Véritable Histoire de sainte Rita (2001).
Parmi les multiples ouvrages consacrés aux Templiers, celui de Laurent Dailliez est devenu un classique. L'histoire de l'ordre des Templiers a souvent été déformée ou obscurcie, depuis bientôt sept siècles, par le tissu de secrets, de mystères et de légendes dont tant d'auteurs l'ont enrobée, et au premier chef par les prétextes (hérésie, idolâtrie, sodomie) dont usa Philippe le Bel, avec la complicité du pape Clément V et des inquisiteurs, pour obtenir, au terme de sept ans de procès (1307-1314), la dissolution de la congrégation et la mort de tous ceux qui avaient refusé d'avouer leur appartenance à cet l'ordre. Laurent Dailliez a examiné et confronté quelque 14 500 documents d'origine pour restituer avec précision, clarté, rectitude, sans aucun parti pris, la véritable histoire de deux siècles de vie de ce prestigieux ordre religieux de chevalerie.
Elle croyait à la destinée et elle avait raison ". Mme de Pompadour, cette bourgeoise, promue au rang de maîtresse royale par Louis XV, tient une place très particulière dans l'histoire des grandes favorites : c'est tout à la fois une amoureuse et une femme de pouvoir, dont "le règne" a duré vingt ans. Belle, intelligente, cultivée, douée d'une rare énergie, en dépit d'une santé chancelante, imprégnée de philosophie, amie des encyclopédistes, elle séduit un monarque profondément dépressif. Elle l'entoure d'une chaude tendresse, prévient le moindre de ses désirs et parvient toujours à l'arracher à sa mélancolie. Mais elle comprend très vite que, pour durer, son ascendant doit s'exercer sur l'esprit du monarque plutôt que sur ses sens. A mesure que s'éteint le désir, son influence politique ne cesse de grandir. Moins elle est traitée en amante, plus elle agit en souveraine : elle fait et défait les ministres, conseille les ambassadeurs, s'engage dans les tractations diplomatiques, correspond avec les généraux, exerce son discernement comme protectrice des arts, où elle tient, avant la lettre, le rôle de ministre de la Culture. En ce milieu de siècle où la prééminence mondiale de la France est en jeu, Mme de Pompadour, " l'amie nécessaire " de Louis XV, connaît le destin extraordinaire d'une maîtresse qui ferait office d'épouse, de ministre et de thérapeute.
Le second Empire, après avoir eu mauvaise presse, est aujourd'hui réhabilité car on reconnaît, sous les cendres de la défaite de Sedan, la France d'aujourd'hui. Avec Napoléon III, travaillent les équipes qui tracent les lignes de chemin de fer, agrandissent les ports, façonnent les grandes villes actuelles, qu'il s'agisse de Paris, Bordeaux, Marseille, Lyon, Le Havre. Le prix de cette modernisation: l'abandon, qu'on croit définitif, d'un régime libéral, le mépris envers un Parlement ramené au niveau d'un conseil général, la toute-puissance de l'administration, le gonflement des effectifs de la police et de l'armée qui doivent mouler la nouvelle société dans un corset d'acier, les classes populaires rassemblées en lisière des villes et la corruption installée au c?ur de l'Etat! La plume de Pierre Miquel donne à ce bilan contrasté le souffle d'une aventure.