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MAURICE LOURDEZ, UNE CERTAINE STRATEGIE OUVRIERE
HULEUX REGIS
TEMPS CERISES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782370711342
Dans cette chronique sociale, racontée avec vivacité par le journaliste Régis Huleux, sont relatés plusieurs moments forts des luttes ouvrières des années soixante-dix. L'un des plus marquants fut le long combat des ouvriers du Livre parisien, pour sauver l'emploi au Parisien Libéré et dans les imprimeries. Ces actions revendicatives, menées par la CGT du Livre, restent dans les mémoires pour leur ténacité, leur combativité mais aussi leur inventivité. Au cours de ces affrontements sociaux, les syndicalistes n'ont pas hésité à sortir des sentiers battus et à défrayer la chronique. A plusieurs reprises, ils surent faire passer la légitimité de la défense du travail avant une légalité qui privilégie trop souvent la défense de la propriété et les droits des possédants. Ces actions se menèrent avec l'aval de la direction de la CGT d'alors, et notamment d'Henri Krasucki et furent le fait de tout un syndicat. Mais un homme, Maurice Lourdez, a joué un rôle particulier d'initiateur et de "stratège", lui et ses camarades d'une "commission loisirs", qui, comme le note le préfacier, Gérard Alezard, ne prenait pas beaucoup de repos. L'un des ressorts de leurs interventions était, aussi souvent que possible, de mettre les rieurs et l'opinion publique de leur côté, par des coups d'éclats, qui cherchaient en même temps à rassembler. Parmi ces actions, on peut citer la substitution pendant plusieurs années de 6000 fusils Manufrance au nez et à la barbe de la police, la libération en force par des colonnes de syndicalistes d'une imprimerie investie par des paramilitaires en armes, l'occupation du paquebot France, une manifestation pendant quinze kilomètres dans le tunnel sous la Manche encore en chantier, les nombreuses occupations de ministères, monuments publics, plateaux de radio et de télévision, sans parler des autres actions multiples des années 80 - 90. Ce livre est un document sur les dessous de la lutte des classes, vue du côté ouvrier. II montre comment se poursuit, dans un certain syndicalisme de lutte, l'esprit titi et gavroche qui appartient en France au meilleur de la tradition révolutionnaire.
Dans le Paris de la belle Epoque, Lucette et Armand sont de simples commerçants, à ceci près qu'ils vendent de l'amour. Tenanciers d'une maison close, ils sont fiers de tenir un bobinard de haute volée. Sur fond d'intrigue financière se dessine le quotidien de quatre prostituées : Raphaële, la sous-maîtresse, Madeleine, la rustre, Pauline, la naïve provinciale et Blanche, la mineure. Cloîtrées, ces filles sont contraintes de partager leur couche, leurs clients et leurs ennuyeuses journées au cours desquelles, elles livrent leurs rêves, leurs peurs, leurs failles.
Extrait Extrait du prologue Premières Dames aux premières loges Elles suscitent, en Afrique comme ailleurs, en Afrique plus qu'ailleurs, louanges obséquieuses, rumeurs, ragots, fantasmes et sarcasmes. Elles inspirent aussi d'increvables clichés teintés d'un machisme au mieux désuet. A commencer par celui-ci : «Derrière un grand homme, il y a toujours une grande femme.» Pourquoi derrière, et non au côté, sinon devant, voire au-dessus ? Pas facile de vivre et d'exister à l'ombre du baobab national. Le fardeau, si doré soit-il, de la Première Dame serait-il plus lourd à charrier sur le continent noir que sous nos frimas ? Voire. Après tout, Valérie Trierweiler, ses tweets, ses tourments puis sa disgrâce, Caria Bruni-Sarkozy et son coûteux site auront déchaîné dans l'Hexagone d'ardentes polémiques. Mais l'enjeu s'avère d'une tout ampleur au sein des sociétés de l'aire subsaharienne, théâtre d'un séisme silencieux. Là-bas, les lignes bougent. Le beau sexe, va pour cet autre stéréotype, s'y taille cahin-caha un statut inédit. Hier maîtresse du foyer - l'âtre comme le noyau familial -, la femme investit de nouveaux espaces : les amphis, l'échiquier politique et l'arène des affaires, du microcrédit rural au business de haut vol. En creux, et par l'entremise de ses reines et de ses princesses, c'est l'Afrique - ou plutôt les Afriques - que nous auscultons. Un continent qui, entre la servitude d'hier, les élans d'aujourd'hui et les périls de demain, écrit enfin son histoire. Autant dire que l'épouse du «boss» ne saurait, sous peine d'archaïsme, jouer les potiches postcoloniales, pas plus que les clones tropicaux de Jackie Kennedy, pionnière de la planète people, ou a contrario d'Yvonne de Gaulle, incarnation de l'effacement. La First Lady dans ses oeuvres Modernité ambiguë, bien sûr. Atout coeur de la First Lady, la fondation caritative à spectre large ne fait au fond que ripoliner l'arsenal de la dame patronnesse, figure maternelle, voire thaumaturge, ainsi dotée d'une arme à double tranchant. Santé, éducation, secours aux indigents : si elles tendent à humaniser le présidentiel époux, les bonnes oeuvres de Madame dressent en creux l'inventaire des échecs de Monsieur et dessinent les contours de son incurie. Gare au syndrome du boomerang... Autre effet pervers : le risque de dévoyer le concept même de «société civile», nébuleuse subversive par nature dont il serait aisé d'annexer les champs de bataille avec les moyens de l'État. Que bâtit-on de durable sur de telles fondations ? A vrai dire pas grand-chose. Un signe : même si l'Ivoirienne Henriette Konan Bédié, dépossédée de son titre voilà quinze ans, persiste à la tête de son ONG Servir à réunir les fonds que requiert la construction d'un hôpital voué au traitement des affections rénales, l'ouvroir moderne survit rarement à l'abdication de son inspiratrice. «Comment utiliser à bon escient l'immense pouvoir dont jouissent nos First Ladies ? s'interroge la Libérienne Leymah Gbowee, colauréate du prix Nobel de la paix en 2011. Jusqu'alors, c'est un échec. Mais les torts sont partagés. Nous, militantes et activistes, n'avons pas su les mobiliser sur nos enjeux prioritaires. Et elles ont échoué à s'en emparer.»
Sommet Afrique-France, Mondial de football sud-africain, Cinquantenaire des indépendances... ces trois rendez-vous, riches de symboles, adressent au continent noir la même question: où vas-tu et dans quel état? Conflits armés, pandémies, corruption, despotisme, péril climatique... les fardeaux sont lourds et nombreux. Mais tous les clichés, véhiculés par un Occident cultivant l'ignorance, le mépris ou le fatalisme, sont peut-être plus destructeurs encore, car ils entravent toute idée de changement. Il est désormais temps de regarder « l'Afrique en face », sans nostalgie coloniale ni culpabilité post-coloniale. Sans complaisance ni acharnement. À rebours de l optimisme béat comme du pessimisme stérile, un plaidoyer pour l « afro-réalisme » s'impose enfin. Au lecteur de juger.
Résumé : Enterré en catimini voilà six ans, après une infamante mise à mort, Muammar Kadhafi emporte alors dans sa sépulture une multitude de secrets. A commencer par celui de sa longévité. A quel élixir ce Bédouin d'humble extraction doit-il d'avoir tenu ? d'une main de fer ?, quatre décennies durant, la barre du rafiot libyen ? Son implacable césarisme n'explique pas tout. L'impétueux colonel aura certes fondé son emprise sur une indéniable aura et sur sa science des alchimies tribales. Mais le pieux fils de berger, sans conteste l'un des personnages les plus déroutants et controversés du siècle écoulé, nous lègue cet autre mystère : les ressorts d'une dérive que reflète, au fil du temps, la métamorphose de son visage. Quel contraste entre les traits anguleux du jeune putschiste idéaliste, son regard ardent, et le faciès bouffi aux yeux éteints du Guide déboussolé par les bourrasques d'un Printemps fatal... Pour cerner la psyché de celui qui se rêva héraut de l'unité arabe, fondateur d'une " théorie universelle " islamo-socialiste puis " roi des rois d'Afrique ", il faut décrypter ses actes, ses discours, ses écrits, ses lubies, ses fantasmes, ses calculs ou ses innombrables volte-face. Et les passer au tamis des témoignages, souvent inédits, de celles et ceux qui ont connu, adoré ou exécré ce francophile contrarié, tour à tour " ami ", cauchemar puis cible de Nicolas Sarkozy. De sa naissance énigmatique à son trépas dantesque, voici le récit d'une méharée brûlante et brutale. Le portrait du formidable acteur d'un formidable échec. Une biographie magistrale et qui fera date, portée de bout en bout par une plume d'exception.
On savait que Christian Guémy, alias C215, était l'un des artistes de rue les plus doués de sa génération. Il a apposé sa marque sur de nombreux murs de Paris et d'autres villes dans le monde entier, avec des portraits au pochoir ou de grandes fresques qui éclairent certaines façades d'immeubles. Ses couleurs font vivre sur nos murs des images et y laissent une empreinte, plus ou moins éphémère, de lumière et de beauté. Ce qui marque dans ses portraits, c'est cette aura de vie et de dignité qui émane de leurs regards et de leur couleur. Christian Guémy est aussi un poète modeste (ce qui n'est pas toujours le cas) ; il ne se prend pas trop au sérieux, mais il prend la poésie au sérieux. Petites chansons souvent tristes et mélancoliques, elles ne sont pas dénuées d'humour ni d'autodérision.
Quarante-six articles sur Hegel jalonnent les soixante-dix-neuf années d'existence de La Pensée (1939-2018). Ce chiffre doit être doublé si on prend en compte les textes qui font à Hegel une large place, des textes sur l'histoire, la dialectique, l'aliénation, le "renversement" marxien, mais aussi la colonisation, l'art... En présentant ce Pense [R] Hegel, nous apportons un double témoignage, celui d'une histoire intellectuelle de notre revue et celui de ses rapports complexes au marxisme et à sa (réputée) source, ainsi qu'à Hegel lui-même. Yves Vargas