Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le paradis de l'Amérique. Hawaï, de James Cook à Barack Obama
Huetz de Lemps Christian
VENDEMIAIRE
28,05 €
Épuisé
EAN :9782363582744
Honolulu, Kauai, Waikiki, Maui, Oahu ... A ce cortège de noms d'îles, de plage ou de villes des Hawaï, on associe immanquablement les images colorées des brochures touristiques, celles de terres paradisiaques où la vie est douce et la nature généreuse. Mais ce tableau idyllique cache une réalité plus crue, celle des épreuves traversées par l'archipel en deux siècles à peine. Avant de devenir le prospère 50e Etat des Etats-Unis, il a dû, depuis sa découverte tardive par l'explorateur britannique James Cook, faire face aux nombreux défis de l'entrée dans un monde global, dont il avait été préservé jusqu'alors : déclin démographique d'une ampleur dramatique, désagrégation des fondements de la société indigène, conquête spirituelle par les missionnaires américains, adoption de l'agriculture de plantation, immigration massive des Chinois, des Japonais ou encore des Philippins, coup d'Etat de la minorité blanche, attaque militaire contre Pearl Harbor, développement effréné de l'industrie des loisirs... Considéré aujourd'hui comme une vitrine de la diversité à l'américaine, ce "modèle" hawaïen ne cesse de nous interroger.
Avec 1 200 000 hectares plantés en vignes, l'Espagne possède le plus vaste vignoble du monde et sa production moyenne, supérieure à 40 millions d'hectolitres, n'est dépassée que par celles de la France et de l'Italie. Les vins d'Espagne se caractérisent par leur diversité qui s'explique non seulement par les contrastes climatiques et pédologiques entre les différentes parties de la Péninsule, mais aussi par l'ancienneté de la culture de la vigne dans ce pays dont les habitants ont fait du vin un élément essentiel de leur civilisation. Cet ouvrage met en évidence l'originalité des vins d'Espagne, en retraçant tout d'abord l'histoire de la viticulture et du commerce du vin en Espagne depuis l'Antiquité. Il décrit également, à travers une étude régionale, la situation actuelle des différents vignobles, en particulier de ceux dont les vins jouissent d'une appellation d'origine contrôlée. Il s'intéresse enfin à l'évolution de la production, de la commercialisation et de la consommation du vin en Espagne au cours des dernières décennies.
Au XVIe siècle, les conquistadors de la frontière asiatique de l'Empire espagnol furent attirés sur ces lointains rivages par l'aimant des épices. Trois siècles plus tard, les fonctionnaires métropolitains viennent chercher aux Philippines des épices d'une tout autre nature pots-de-vin, détournements de fonds publics, extorsions et prélèvements indus. L'objet de cet ouvrage est de décrire et, surtout, de comprendre la déviance publique généralisée qui affecte cette colonie espagnole. L'auteur établit une typologie des formes, souvent spectaculaires, que prend le brigandage administratif, de l'humble village aux plus hautes sphères de Manille. Il étudie ensuite les défaillances des systèmes de contrôle et de sanction des fonctionnaires corrompus. Enfin, il montre que les modalités clientélistes d'attribution des emplois publics, cumulées aux effets pervers de la situation coloniale, condamnent à l'échec les tentatives de moralisation de l'administration. Le cas philippin fait l'objet de constantes comparaisons, dans le temps et dans l'espace, avec l'Amérique espagnole de l'époque moderne, avec l'Espagne et Cuba ou avec d'autres colonies européennes du XIXe siècle. Enfin, la question est posée d'une éventuelle transmission de la corruption, par-delà la recolonisation américaine (1898-1946), aux Philippines d'aujourd'hui.
Leurs noms - aujourd'hui bien oubliés ? Waleran de Wavrin, Jean de Béthencourt, Gadifer de La Salle... Leur projet ? Porter la bannière du Christ aux marges des royaumes européens, puisque les Etats latins de Terre sainte avaient disparu sous les coups de Saladin, puis des Mamelouks. Ils se sont donc illustrés, dans les dernières décennies du Moyen Age, au cours de croisades qui n'avaient plus pour but le Levant mais des contrées aussi exotiques, pour l'époque, que les îles Canaries ou les pays baltes, peuplées de "sauvages" qui n'avaient pas renoncé au paganisme... Autant d'étonnants itinéraires individuels que l'on suivra ici pas à pas, à travers documents diplomatiques, chroniques et récits de voyage, des rives du Danube à celles du Guadalquivir, des "grandes forêts de Prusse" aux montagnes des Balkans. On y découvrira des aventuriers peut-être soucieux de leur salut, mais surtout prêts à tout affronter dans leur quête éperdue de la gloire, de merveilleux, et de cette camaraderie chevaleresque qui les conduisit si fréquemment à fraterniser avec leurs adversaires... Bien loin d'un prétendu "choc des civilisations" , un moment fondateur de l'Europe moderne, qui allait préparer l'Occident à sa rencontre avec le vaste monde. Docteur en histoire médiévale, Loïc Chollet a soutenu à l'Université de Neuchâtel une thèse sur les représentations de la croisade balte dans les textes littéraires de France et d'Angleterre (2017). Un livre en a été tiré, sous le titre Les Sarrasins du Nord. Une histoire de la croisade balte par la littérature, XIIe-XVe siècles (Alphil, 2019). Il est actuellement chargé de cours à l'Université de Fribourg.
Crises cycliques d'ampleur mondiale, explosion des inégalités, déclin de la croissance, hausse du chômage... Nos sociétés semblent soumises, impuissantes, aux aléas de dictats économiques. Serions-nous donc sans armes pour anticiper ces changements ? Depuis Platon jusqu'à Keynes, en passant par Marx et saint Thomas d'Aquin, théoriciens et penseurs se sont pourtant efforcés de comprendre et d'organiser la production des richesses et leur répartition entre les hommes. Et leurs points de vue, comme leurs recommandations, ont évolué avec les techniques et les systèmes marchands. Il se pourrait cependant que leurs héritiers actuels, armés de formules algébriques complexes et les yeux rivés sur des colossales masses de données, aient gravement sous-estimé un facteur devenu fondamental depuis le xXIXe siècle : les changements démographiques. Car s'il est évident que la démultiplication de la population mondiale a entraîné avec elle la croissance de l'économie, comment ne pas imaginer que le ralentissement des naissances, couplé au vieillissement des peuples, ne déclenche la fin de ce processus ? C'est ce que l'on observe de manière troublante lors de la crise de 1929 aux Etats-Unis et dans l'Europe d'aujourd'hui, où une stagnation durable semble propice aux conséquences politiques les plus inquiétantes. Une saisissante histoire des idées, et une lecture novatrice des dangers auxquels nous sommes confrontés.
C'était un matin du mois d'octobre 1959, à l'aéroport de Cairns ; comme il était très tôt, il faisait froid. Quatre enfants, issus de deux familles différentes, montent dans un avion qui doit les emmener en Amérique, et de là en Europe où ils retrouveront des parents qui n'ont jamais fait preuve de beaucoup de sollicitude à leur égard. Ils n'arriveront pas à destination. Quand l'appareil sombre dans l'océan Pacifique, ils abordent, seuls rescapés du désastre, dans une île, qu'ils croient déserte, de l'archipel des Lau. Ils y resteront des années, au cours desquelles ils feront l'apprentissage de la solitude, celle de la sauvagerie et, pour finir, celle de la séparation. La survie, le renoncement, le poids de l'histoire individuelle et la possibilité d'y échapper : tels sont les thèmes que ce livre explore, dans une subtile polyphonie où se mêlent souvenirs, contes aborigènes et légendes scandinaves, et où se fait entendre, à chaque page, puissante, inexorable, la voix de la nature.
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.