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Les Maquisards. Combattre dans la France occupée
Grenard Fabrice
VENDEMIAIRE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782363583321
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.
Résumé : Le 21 juin 1943, Jean Moulin est arrêté. Il vient d'être dénoncé. Face à lui, Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon. Tous deux savent que la partie est finie. " Affreusement torturé par un ennemi sans honneur ", dit le général de Gaulle, le héros français va mourir lors de son transfert en Allemagne. Son corps est incinéré et ses cendres sont classées " inconnues " au cimetière du Père-Lachaise. C'était il y a quatre-vingts ans. On pense tout connaître, tout savoir de celui qui a donné sa vie pour la France. Pourtant, nul n'évoque plus sa mémoire. En entrant au Panthéon, en 1964, et surtout dans les livres d'histoire, l'homme a été réduit à l'image figée d'un héros. Il est temps de raconter la vie de Jean Moulin, d'écrire son épopée - alors que ses derniers compagnons sont aujourd'hui disparus -, de sonder ses faiblesses, de restituer son humanité. De lui rendre hommage. Fabrice Grenard, le grand spécialiste de la Résistance, a relevé ce défi. Avec cet ouvrage, il nous plonge au coeur des années sombres et réveille notre fierté patriotique.
Résumé : En 1943 et 1944, des milliers de jeunes Français ont préféré prendre le maquis et combattre pour la libération du territoire plutôt que de partir travailler en Allemagne au titre du STO. Qui sont ces maquisards ? De quels milieux viennent-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-ils été formés ? Comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois deux ans, dans des conditions précaires - le froid, le manque de ravitaillement -, dans les forêts ou les montagnes ? Est-ce que les villageois les ont aidés ? Maquis du plateau du Vercors, maquis des Glières, maquis du Limousin, du mont Mouchet ou de Saint-Marcel, ces noms symbolisent la Résistance. Grâce à une centaine de documents - pour certains inédits -, des photos, des tracts, des témoignages, Fabrice Grenard nous raconte l'histoire de ces hommes qui ont rejoint les maquis, sans oublier celles et ceux qui leur ont apporté une aide indispensable pour survivre dans la clandestinité. Il nous permet de mieux comprendre les raisons de leur engagement et de découvrir leurs combats pour libérer la France de l'Occupant. Se dessinent sous nos yeux des portraits plus bouleversants les uns que les autres de jeunes gens qui ont combattu jusqu'au bout.
Le marché noir ne profita pas seulement, comme on le croit, à une minorité complice des Allemands. Il impliqua en réalité une très large partie de la société française, se généralisa dans tous les secteurs de l?économie et concerna aussi bien Vichy et les Allemands que la Milice ou la Résistance. En outre, ce phénomène de grande ampleur (près de deux millions d?infractions constatées) perdura bien après la Libération, jusqu?en 1949.Qui furent précisément les profiteurs du marché noir? Quelles étaient les techniques des trafiquants pour échapper aux contrôleurs et aux policiers? Pourquoi les Allemands changèrent-ils soudain d?attitude en 1943 sur la question du marché noir? En quoi sa répression fut-elle à l?origine de la rupture très précoce du monde paysan avec Vichy? Comment l?économie parallèle prit-elle la forme, dès 1942, d?un mouvement général de désobéissance à l?autorité?
Le plus gros sujet de mécontentement des Français durant la guerre et jusqu’au tout début des années 1950 fut celui de la pénurie et des restrictions alimentaires, qui donnèrent lieu à de multiples scandales. Personne n’en avait encore fait l’histoire avant Fabrice Grenard qui, dans ce livre, raconte et met en perspective, célèbres ou secrets, avérés ou construits de toutes pièces, les plus importants scandales liés au ravitaillement. Favoritisme et corporatisme, contournement de la taxation des prix comme dans l’affaire des Télégrammes en 1941, calomnies comme dans le cas du ministre Jean Achard, approvisionnement des popotes de Vichy par le biais du marché noir, corruption des services du Ravitaillement général, détournements et vols alimentaires à la SNCF ou aux PTT, malversations au Secours national, affaire du Sucre au plus haut niveau de l’État… c’est à une autre histoire de France que nous invite ce livre passionnant.
Le Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d'Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S'est-on rendu compte à Kaamelott que l'empire romain avait pris fin ? La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu'une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Age ? C'est le pari qu'a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d'enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.
Résumé : Accueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.
Personnage de jeu vidéo, motif de pyjama, créature de Harry Potter ou support de "tutos beauté" : la licorne, icône de la pop culture, est aujourd'hui partout. Mais si on l'associe volontiers au Moyen Age tardif, et en particulier à la spectaculaire autant qu'énigmatique tenture La Dame à la licorne du musée de Cluny, sait-on que cet animal mythique trouve ses origines dans l'Antiquité grecque et l'Ancien Testament ? Qu'elle a oscillé dans la littérature médiévale entre les genres mâle et femelle, devenant tour à tour bête féroce capable d'éventrer l'éléphant et symbole de pureté virginale ? Et qu'en tant qu'exemple canonique d'objet dont il faut déterminer ou non s'il existe - ou s'il est possible qu'il existe et ce que cela signifie -, elle a passionné les philosophes, de Duns Scot à Bertrand Russell en passant par Kant et Leibniz ? Saisissant cette figure sans cesse réinventée dans toutes ses dimensions, un collectif de philosophes et de spécialistes d'histoire de l'art et de littérature lève le voile sur les mystères de cet animal-totem devenu l'incarnation de la nostalgie de l'innocence et de l'insatiable besoin de réenchantement de notre monde contemporain.