Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La joie haineuse. Le moment pamphlétaire de Louis-Ferdinand Céline
Huchet Jean-Charles
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782343208695
Si l'on veut comprendre l'antisémitisme, il reste utile de lire les pamphlets (Bagatelles pour un massacre, L'Ecole des cadavres, Les Beaux draps), furieusement antisémites et racistes, écrits par Louis-Ferdinand Céline entre 1937 et 1941. On verra alors pourquoi un écrivain majeur du XXe siècle a fait de cette "passion triste" de l'Histoire le vecteur de la haine bouillonnant dans la faille précocement ouverte dans son histoire subjective et comment Céline l'a transformée en littérature pour en faire partager la dimension de jouissance, ce qu'il appelle "la joie haineuse". Pour la postérité, les pamphlets ont entaché le nom que Céline s'était donné et le renom que ses oeuvres antérieures lui avaient acquis. Ils lui ont servi à se perdre et à jouir jusqu'à l'obscénité de cette perte. Dans un contexte politique particulier, les pamphlets illustrent, emblématiquement et avec une rare virulence, la permanence d'une veine polémique structurant l'oeuvre entière de L.F. Céline, dont ils font pleinement partie. Ils soutiennent la tension d'une haine pulsionnelle passant du Juif à la littérature, de la littérature au lecteur maltraité, traumatisé par la violence d'une écriture cherchant à faire partager un traumatisme, à faire éprouver la crise identitaire dont elle procède. Malgré qu'on en ait, les pamphlets sont bien des textes littéraires, qui tout en violentant la littérature et le lecteur, fournissent une "théorie" de la littérature et une "poétique" de l'oeuvre célinienne. La "joie haineuse" se veut aussi et surtout un "gai savoir" de la littérature.
A la façon d'un traité illustré, cet ouvrage est une invitation à un long voyage dans l'univers du cheval, depuis son rôle essentiel dans l'essor de l'espèce humaine jusqu'à sa représentation artistique des plus diversifiées. Une publication à entrées multiples qui vise autant les amateurs d'art que les passionnés de chevaux ou d'anthropologie par exemple. L'ouvrage met également en lumière le travail de création plastique de Jean-Charles Hachet et ses oeuvres monumentales sculptées, désormais installées à Saumur, Montauban et Maisons-Laffitte. Jean-Charles Hachet est aussi l'auteur de ce livre. Tout à la fois artiste, critique d'art et... expert en pathologies professionnelles, il tire ici un trait d'union entre science et art et démontre combien ces deux domaines en apparence opposés sont en réalité unis dans une même et harmonieuse complicité.
Céline fut "contre" Proust comme celui-ci fut "contre Sainte-Beuve", pour le meilleur et pour le pire. Pour le pire, lorsque la haine contre cet aîné, en tout différent, le conduit à recycler les stéréotypes antisémites et homophobes de son époque. Pour le meilleur, quand l'obsession proustienne dynamise la réflexion de Céline sur la littérature et lui permet de mettre au point un projet littéraire nouveau. Montrer en quoi la haine de Proust fut nécessaire à Céline conduit à retourner à ce qu'il dit de Proust, à contextualiser ses propos, à en déplier les enjeux, pour constater la partialité globale de sa lecture et ses aperçus critiques parfois lumineux. Des allusions, directes ou indirectes, des détails en forme de clin d'oeil au sein des textes nourrissent ce "dialogue haineux". Il réside surtout dans la reprise, systématiquement contradictoire, de motifs ou de thèmes proustiens afin d'en manifester, par la dérision, l'inanité ou l'obsolescence. Pour Céline, il s'agit d'en finir avec Proust, sans y parvenir, pour continuer à essayer d'en finir donc d'écrire.
Au milieu du XIIIe siècle, on s'est mis à raconter en langue d'oc les troubadours. On leur a inventé une vie (vida) à partir de fragments empruntés à leurs poèmes. Poèmes dotés eux aussi d'une "? vie ? ", grâce à un commentaire (razo) rapportant les circonstances "? biographiques ? " de leur composition. Ainsi naquirent, en même temps, la prose littéraire occitane, la première critique littéraire européenne en langue vernaculaire et le mythe des troubadours et de l'amour courtois qui a traversé les siècles. Nous avons feuilleté ce "? roman des troubadours ? " en deux cents chapitres, animés par cent personnages de poètes, pour montrer, à travers une dizaine de figures emblématiques, qu'il ne parlait pas uniquement du Moyen Age, mais pouvait dialoguer, à travers des questions anthropologiques (le désir, la mort, la folie, la guerre...) ou littéraires (qu'est-ce qu'un auteur, un poème, une biographie ?? ...), avec des penseurs et des écrivains contemporains. Nous avons raconté à notre tour, autrement, les troubadours afin que leur invention du poète et de la poésie reste d'une vivante actualité et participe d'une aventure de la pensée.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.