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Du Centaure au Cheval. Une longue aventure humaine entre mythe et réalité
Hachet Jean-Charles
LELIVREDART
65,00 €
Épuisé
EAN :9782355324437
A la façon d'un traité illustré, cet ouvrage est une invitation à un long voyage dans l'univers du cheval, depuis son rôle essentiel dans l'essor de l'espèce humaine jusqu'à sa représentation artistique des plus diversifiées. Une publication à entrées multiples qui vise autant les amateurs d'art que les passionnés de chevaux ou d'anthropologie par exemple. L'ouvrage met également en lumière le travail de création plastique de Jean-Charles Hachet et ses oeuvres monumentales sculptées, désormais installées à Saumur, Montauban et Maisons-Laffitte. Jean-Charles Hachet est aussi l'auteur de ce livre. Tout à la fois artiste, critique d'art et... expert en pathologies professionnelles, il tire ici un trait d'union entre science et art et démontre combien ces deux domaines en apparence opposés sont en réalité unis dans une même et harmonieuse complicité.
Résumé : " C'est naître qu'il aurait pas fallu !... " Mort à crédit décline les modalités biographiques et romanesques du malheur d'être né, tente d'en saisir l'origine à l'aide du fantasme de rétention utérine, le construit à partir de la collection des symptômes et des souvenirs d'enfance. Pour que la mère lâche prise encore eût-il fallu qu'un père prit consistance, cessât d'offrir le spectacle bouffon de son propre naufrage. Les impasses du roman familial de Ferdinand sont celles de l'écriture célinienne, qui traîne péniblement sa vie dans le prologue, qui s'allège pour échapper à ce qui l'englue jusqu'à s'identifier à l'inconsistance du père. Que l'écriture échoue à solder l'hypothèque de la naissance la renvoie à l'impassibilité même qui la fonde et qui la met en mouvement.
Si l'on veut comprendre l'antisémitisme, il reste utile de lire les pamphlets (Bagatelles pour un massacre, L'Ecole des cadavres, Les Beaux draps), furieusement antisémites et racistes, écrits par Louis-Ferdinand Céline entre 1937 et 1941. On verra alors pourquoi un écrivain majeur du XXe siècle a fait de cette "passion triste" de l'Histoire le vecteur de la haine bouillonnant dans la faille précocement ouverte dans son histoire subjective et comment Céline l'a transformée en littérature pour en faire partager la dimension de jouissance, ce qu'il appelle "la joie haineuse". Pour la postérité, les pamphlets ont entaché le nom que Céline s'était donné et le renom que ses oeuvres antérieures lui avaient acquis. Ils lui ont servi à se perdre et à jouir jusqu'à l'obscénité de cette perte. Dans un contexte politique particulier, les pamphlets illustrent, emblématiquement et avec une rare virulence, la permanence d'une veine polémique structurant l'oeuvre entière de L.F. Céline, dont ils font pleinement partie. Ils soutiennent la tension d'une haine pulsionnelle passant du Juif à la littérature, de la littérature au lecteur maltraité, traumatisé par la violence d'une écriture cherchant à faire partager un traumatisme, à faire éprouver la crise identitaire dont elle procède. Malgré qu'on en ait, les pamphlets sont bien des textes littéraires, qui tout en violentant la littérature et le lecteur, fournissent une "théorie" de la littérature et une "poétique" de l'oeuvre célinienne. La "joie haineuse" se veut aussi et surtout un "gai savoir" de la littérature.
Louis-Ferdinand Céline aimait la danse et les danseuses. Elles furent l'affaire de sa vie et de son oeuvre, la seule cause pour laquelle il milita durablement, puisque s'y nouaient le plus intime d'une fascination personnelle vécue dans le compagnonnage de danseuses et la quête d'une écriture. Que signifie pour Céline aimer la danse et les danseuses ? Le goût pour l'une se confond-il avec la dilection pour les autres ? Ne remplissent-elles pas des fonctions différentes dans le grand écart esthétique et idéologique de l'oeuvre ? Si Céline a peu pensé la danse, elle lui a servi à penser à autre chose : au corps, fétichisé pour le regard ou mis en transe par la pulsion et destiné à réparer les boiteries de l'existence, à la politique, à la littérature surtout, qui trouve, grâce aux ballets, des miroirs où réfléchir ce qui la meut. La danse et les danseuses confèrent à l'oeuvre de Céline une cohérence singulière et une clé de son interprétation.
Conseiller de la Collection de l art brut de Lausanne, ami de la Halle Saint-Pierre et correspondant de la revue anglaise Raw Vision, Laurent Danchin passe pour un des meilleurs connaisseurs de l art des marges en Europe et aux États-Unis. Ayant connu personnellement tous ceux qui ont fait ou font encore l histoire de l art brut, outsider ou singulier, c est depuis le milieu des années 1970 le défenseur passionné de la création autodidacte, des environnements singuliers et de quelques grands parias de l art contemporain. Écrivain, conférencier et commissaire d expositions, fasciné par le génie visionnaire partout où il le rencontre, il n a cessé de plaider la cause d une autre conception de l art que celle qui prévaut à l université, au sein des institutions ou dans les milieux mondains. Dans ce recueil de 109 textes, articles, essais et comptes rendus, publiés dans une dizaine de pays, il nous livre 35 ans d écriture au service des formes les plus inventives de l art populaire contemporain. Il offre ainsi à tous ceux que ce domaine passionne ou intrigue de revivre l aventure de certains des outsiders les plus surprenants du paysage artistique actuel, à travers une série de portraits de créateurs, historiques ou inconnus, des analyses éclairantes sur la mutation de notre époque ou des mises au point sur la relativité des labels et des étiquettes.
L'artiste est inventeur de lieux. La vie d'un artiste est un voyage vers une œuvre et l'œuvre est un voyage dans l'oubli de la vie semblable en cela à l'expansion lente d'un nuage...