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Le Thé se boit sans sucre
Hourtoule Marie
DOURO
21,60 €
Épuisé
EAN :9782492381669
Ces chroniques se veulent des réflexions sur notre temps où déjeuners et dîners constituent autant de prétextes à des anecdotes. Des tranches de vie suspendues entre l'ici et l'ailleurs où il est prouvé que tout ce que l'on traverse s'avère souvent aussi inattendu que ce que l'on éprouve. S'attachant à transcender l'ordinaire, l'auteur amène le lecteur à Madagascar puis dans le Cantal et en Belgique en passant par Rio de Janeiro, Pékin, La Havane, Helsinki, Alger, Santiago, etc. La table comme lieu où le temps se dilate, les langues se délient, les idées se confrontent, la vie palpite. Le rideau s'ouvre : le temps et le lieu, plus encore que ce qui le compose, contribuent alors à faire d'un repas ce qu'il devient pour nous. Une jolie manière de laisser filer le temps si tant est que nous soyons en bonne compagnie, car, pour l'Homo sapiens, la commensalité va de mise avec la convivialité. Chaque récit est une invitation, quelquefois facétieuse, saugrenue ou rêvée, à retrouver le goût de la légèreté pour célébrer la jubilation du carpe diem, des voyages et des rencontres.
La bataille de Wagram qui se solde par une victoire indiscutable n'a pas eu le retentissement que l'on pouvait attendre et pourtant elle demeure la plus belle démonstration du génie de Napoléon, son apogée en tant que chef de guerre. On peut penser ce que l'on veut de l'Empereur, l'aimer ou le détester mais il faut reconnaître les faits et les replacer dans le contexte de leur époque. A Wagram, nous rencontrons de multiples preuves concernant le génie de Napoléon dans deux domaines très précis : l'organisation de ses armées et le sens de la stratégie. Dans cette grande bataille, on a l'impression d'assister à la démonstration d'un maître de l'art manipulant ses 200 000 hommes comme il déplacerait les pièces d'un jeu d'échec, toujours en avance de plusieurs coups sur son adversaire, pourtant excellent. C'est peut-être l'importance - et la valeur qu'on leur accorde traditionnellement - des ordres de Napoléon adressés à ses corps d'armée ou à ses divisions qui éclipse les actions des régiments et, à plus forte raison, celles des hommes. Les actes d'héroïsme seront un peu noyés dans la masse des combats contrairement au terrible affrontement d'Essling. En définitive, Wagram manque de ce souffle épique si cher aux Français. La bataille est trop classique, mieux, trop académique. Dans notre pays, il semble exister chez beaucoup d'amateurs d'histoire une attirance morbide pour les récits de nos défaites les plus dramatiques. Que de livres ont été écrits sur Waterloo, la retraite de Russie ou aujourd'hui sur juin 1940, puis sur Dien Bien Phu. Les Français adorent l'héroïsme dans la défaite. C'est sans doute pourquoi je tenterai, une fois encore, de réhabiliter la victoire. La victoire d'un homme qui brassait " l'Epopée ".
In the French collective memory as well as in its subconscious, the Berezina conjures up pictures of disaster, immense and without precedent. It symbolises the irremediable collapse of an army in the Bloom of defeat and total destruction. Popular or romantic imagery has pictured this event in its darkest, most terrible and most frightening aspects. Like an abysmal grave for the Grande Armée, the Berezina marks the end of French domination of the European continent, a hegemony which had already been contested on the Iberian Peninsula by the English and their Spanish and Portuguese allies. Soldiers no longer obeyed their sergeants or officers, if there were any left. There were no longer any battalions, any regiments, or any divisions. It was no longer an army ; it was a body aith neither skeleton nor brain. It was moribund and it took ils time dying; the Berezina finished it off. "C'est la Berezina !" This expression is nowadays so well anchored in the French language that it brooks no contestation, no reflection. It alone combines the whole breakdown and collapse of a situation. As they say : "C'est la Bérezina !" First of all, in the eyes of the enemy, this battle was a diversionary movement and the crossing of a major linear obstacle : a river. Secondly the Berezina was a battle. It was fought on both sides of the river. Understrength corps and divisions of differing worth fought during this battle. Both Victor's and Oudinot's corps were still acceptable. The retreat could carry on without the Berezina turning into the fatal trap that Kutusov wanted it to be. The Berezina was a French victory.
Le récit raconte comment quelques souvenirs ont modifié le déroulement d'une session de pratique de méditation bouddhiste effectuée au sein d'un groupe dans un temple. Je suis allé me placer le long du cercueil posé sur des tréteaux devant moi. De l'autre côté, vus de face, à trois mètres de là, la famille et quelques amis étaient présents. Il y avait aussi cette étendue des autres tombes tout autour. J'aurais préféré qu'il n'y en ait aucune, que l'on soit les premiers. Et puis voilà, c'est notre tour d'être ici, nous n'y pensons jamais, ou furtivement, et l'on finit par y être. J'ai perdu pied, je me suis retrouvé noyé dans un fatras d'émotions, j'ai bien senti que je n'allais pas pouvoir aligner trois mots. J'ai regardé vers le sol, je me suis dit : je ne suis pas habitué, c'est la première fois qu'elle meurt. J'ai posé une main sur le cercueil, puis aussitôt j'ai regardé les visages devant moi, espérant y trouver un appui. La veille, je m'étais entraîné à affronter cet instant, je m'étais imaginé parler avec aisance et fluidité en prononçant des mots simples et forts.
Peut-on encore écrire et publier des textes érotiques en 2020 ? Peut-on, bien modestement, essayer de s'inscrire dans une tradition littéraire qui a, depuis longtemps, ses lettres de noblesse en France ? Il serait facile de répondre oui et pourtant, ces questions peuvent se poser en cette époque de passions tristes ; à l'heure où notre société est laminée par une vague de censure et de puritanisme d'une rare violence, conséquence du politically correct américain. Un coup d'oeil sur les murs de nos villes, de plus en plus réquisitionnés par les néo-féministes, suffit à comprendre que la chasse à l'homme est ouverte, que ses désirs sont de plus en plus condamnés et repoussés dans le champ de la perversion. En ce sens les nouvelles rassemblées dans cet ouvrage n'échappent pas à une intention polémique. Elles expriment, à travers leurs différents canevas, une révolte contre cet état de choses étouffant. Car l'érotisme de Jacques Lucchesi ne fait pas dans la dentelle. Il prend sa source dans les bas-fonds de la psyché humaine, là où le sexe et l'argent forment un couple indissociable, où la frustration et la rêverie onaniste débouchent sur des situations fortement transgressives. Ici les femmes profitent des hommes autant qu'ils profitent des femmes. Chacun se sert avant d'être servi dans un sempiternel jeu de dupes où seule règne la loi du désir, où la faim (de l'autre) justifie tous les moyens pour l'assouvir et l'asservir. Point n'est besoin d'être devin pour comprendre que cet éloge du libertinage ne fera pas l'unanimité chez celles et ceux qui ouvriront ce livre. Car l'auteur, selon le mot du prince de Ligne, préférera toujours "les époques de catins aux époques de Catons" . JL
Si je t'écris ce soir de Vienne, j'aimerais bien que tu comprennes... chantait Barbara. Chez la chanteuse de Minuit, les zinzins, souvent, rappellent les lettres. C'est peut-être cet esprit particulier, intime, de la correspondance qui aura touché Louise et Dorine. Lettre ou bien chanson, les deux se frôlent pour approfondir la portée d'un message - qui chante sa peine se console. Puissance de la lettre ou puissance de la chanson : ce qui compte c'est peut-être d'être rencontré ? Passent les heures et filent les saisons, les deux femmes s'écrivent sans plus se voir. Une année où s'échangent les mystères des traversées quotidiennes, des toquades, des chansons, aussi, puis des livres, en somme : tout ce qui pourra donner un peu de lumière et laisser vivre les fleurs sauvages.
JKJE c'est quoi ? C'est le journal d'un journal. Making of me, a dit Brummell, l'arbitre des élégances. Me c'est moi. Making of c'est elle, l'écriture, héroïne du mâle, c'est-à-dire si belle ! Elle va m'entraîner et elle m'entraîne ! Je suis sans cesse en partance... entendez-vous les sssss siffler comme le vent qui m'emporte ? ... Si loin. En grec "loin" se dit télé. Téléspectateur de moi-même. Un moi d'alambic, un je perdu d'alcool. Embarquement pour Cirrhose ! Si belle, si loin, cirrhose et enfin silence. Un silence impossible, car se taire c'est écrire. Ecrire plus que jamais !