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Wagram. L'apogée de l'Empire
Hourtoulle François-Guy ; Jouineau André ; Mongin
HISTOIRE COLLEC
28,50 €
Épuisé
EAN :9782915239737
La bataille de Wagram qui se solde par une victoire indiscutable n'a pas eu le retentissement que l'on pouvait attendre et pourtant elle demeure la plus belle démonstration du génie de Napoléon, son apogée en tant que chef de guerre. On peut penser ce que l'on veut de l'Empereur, l'aimer ou le détester mais il faut reconnaître les faits et les replacer dans le contexte de leur époque. A Wagram, nous rencontrons de multiples preuves concernant le génie de Napoléon dans deux domaines très précis : l'organisation de ses armées et le sens de la stratégie. Dans cette grande bataille, on a l'impression d'assister à la démonstration d'un maître de l'art manipulant ses 200 000 hommes comme il déplacerait les pièces d'un jeu d'échec, toujours en avance de plusieurs coups sur son adversaire, pourtant excellent. C'est peut-être l'importance - et la valeur qu'on leur accorde traditionnellement - des ordres de Napoléon adressés à ses corps d'armée ou à ses divisions qui éclipse les actions des régiments et, à plus forte raison, celles des hommes. Les actes d'héroïsme seront un peu noyés dans la masse des combats contrairement au terrible affrontement d'Essling. En définitive, Wagram manque de ce souffle épique si cher aux Français. La bataille est trop classique, mieux, trop académique. Dans notre pays, il semble exister chez beaucoup d'amateurs d'histoire une attirance morbide pour les récits de nos défaites les plus dramatiques. Que de livres ont été écrits sur Waterloo, la retraite de Russie ou aujourd'hui sur juin 1940, puis sur Dien Bien Phu. Les Français adorent l'héroïsme dans la défaite. C'est sans doute pourquoi je tenterai, une fois encore, de réhabiliter la victoire. La victoire d'un homme qui brassait " l'Epopée ".
A Austerlitz, ces professionnels, fanatiques de leur Empereur qu'ils aiment et admirent, n'ont fait qu'une bouchée des recrues novices de certains régiments qui leur étaient opposés. Leur qualité a compensé leur infériorité numérique et Napoléon n'aurait pas dû oublier que cet outil est nécessaire pour obtenir la victoire, le détail de leurs citations est étonnant. Cet outil d'exception forgé au camp de Boulogne et dans les campagnes de la Révolution risque de se dégrader progressivement, même si le génie du grand chef reste intact. Cette usure progressive, les pertes en officiers et en cadres fidèles, va se faire, aggravée par l'erreur espagnole, et l'on verra se développer les réfractaires, les déserteurs surtout dans les conscrits peu motivés, prélevés sur les pays conquis. Mais ce 2 décembre 1805, il n'y a dans la Grande Armée que s héros, des vétérans et des "braves" criant très fort : "Vive Empereur" ! Ils ont bien mérité que Napoléon leur dise : "Soldats !Je suis content de vous !"
Hourtoulle François-Guy ; Garnier Jacques ; Jouine
Montmirail, Champaubert, Reims, Laon, Craonne, Montereau, Paris Autant de noms, de victoires tumultueuses, de combats héroïques. Autant de signes aussi du génie napoléonien, autant de témoignages de l'esprit de sacrifice de ses soldats. Dans ce nouvel ouvrage, nos auteurs survolent la campagne, exposant les faits, replaçant les adversaires dans leurs perspectives, et nous présentent, dans la désormais célèbre troisième partie, les principaux acteurs de la tragédie: maréchaux, généraux et officiers de renom, mais aussi les obscurs, les sans-grades. Et comme à l'accoutumée, les très nombreuses planches uniformologiques d'André Jouineau restituent, dans leurs moindres détails, la richesse et la diversité des uniformes de tous les belligérants ayant pris part à la plus éblouissante campagne de l'Empereur.
La Bérézina présente, dans la mémoire française, comme dans son inconscient, l'image d'un désastre sans précédent ni limites. Elle symbolise la chute irrémédiable d'une armée dans les ténèbres de la défaite et de l'anéantissement. L'imagerie populaire ou romantique a dépeint cet événement sous ses aspects les plus sombres, les plus terribles et les plus ahurissants. Abyssale tombe de la Grande Armée, la Bérézina marque la fin de la domination française sur le continent européen. Hégémonie déjà contestée dans la Péninsule ibérique par les Anglais et leurs alliés espagnols et portugais. Le soldat n'obéit plus à son sergent ou à son officier, lorsqu'il en a encore. Il n'y a plus de bataillons, de régiments, de divisions. Ce n'est plus une armée, c'est un corps sans squelette ni cerveau. C'est un mourant qui n'en finit pas d'agoniser, et que la Bérézina finit d'achever. Dans un premier temps, ce franchissement est une manoeuvre de diversion aux yeux de l'ennemi et de franchissement d'un obstacle linéaire majeur, une rivière. Dans un second temps, la Bérézina est une bataille. Elle est livrée sur les deux rives de la rivière. Cette bataille de la Bérézina s'achève par une victoire : hormis les traînards qui n'ont pas voulu franchir les ponts lorsque cela était possible et qui seront pris, l'armée française a contenu, voire repoussé son ennemie russe. La retraite peut continuer sans que la Bérézina se transforme en ce piège mortel qu'a souhaité Koutousov. La Bérézina est bien une victoire française.
In the French collective memory as well as in its subconscious, the Berezina conjures up pictures of disaster, immense and without precedent. It symbolises the irremediable collapse of an army in the Bloom of defeat and total destruction. Popular or romantic imagery has pictured this event in its darkest, most terrible and most frightening aspects. Like an abysmal grave for the Grande Armée, the Berezina marks the end of French domination of the European continent, a hegemony which had already been contested on the Iberian Peninsula by the English and their Spanish and Portuguese allies. Soldiers no longer obeyed their sergeants or officers, if there were any left. There were no longer any battalions, any regiments, or any divisions. It was no longer an army ; it was a body aith neither skeleton nor brain. It was moribund and it took ils time dying; the Berezina finished it off. "C'est la Berezina !" This expression is nowadays so well anchored in the French language that it brooks no contestation, no reflection. It alone combines the whole breakdown and collapse of a situation. As they say : "C'est la Bérezina !" First of all, in the eyes of the enemy, this battle was a diversionary movement and the crossing of a major linear obstacle : a river. Secondly the Berezina was a battle. It was fought on both sides of the river. Understrength corps and divisions of differing worth fought during this battle. Both Victor's and Oudinot's corps were still acceptable. The retreat could carry on without the Berezina turning into the fatal trap that Kutusov wanted it to be. The Berezina was a French victory.
Février 1976, la gendarmerie se déploie pour libérer des otages à Djibouti avec le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) créé par le lieutenant Christian Prouteau. Son unité soeur, l'Escadron Parachutiste d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (EPIGN), développe ensuite une compétence de protection de diplomates en zone de guerre. En 2007, GIGN et EPIGN sont fondus dans un seul et unique GIGN de 400 hommes et femmes, dont le niveau d'emploi à l'étranger s'est encore densifié. Ce livre inédit éclaire la face la moins éclairée du GIGN, c'est-à-dire celle des missions menées à l'étranger. Ces dernières sont pourtant tout aussi risquées que celles réalisées en France du fait de l'isolement des gendarmes en zone de guerre et sont surtout bien plus nombreuses. Protection de diplomates en zone de guerre, traque de criminels de guerre dans les Balkans ou de mercenaires aux Comores, libération d'otages à Djibouti et en océan Indien, poursuite de djihadistes en Afghanistan... le GIGN et l'EPIGN ont participé à tout cela depuis leur création, et ce, le plus souvent dans la plus grande discrétion. Jean-Marc Tanguy a rencontré plusieurs dizaines d'anciens du GIGN et de L'EPIGN depuis 1996, certains lui confiant quelques anecdotes et d'autres livrant beaucoup plus sous le couvert de l'anonymat afin que l'engagement de leurs camarades soit connu. Parmi ceux qui ont pu témoigner à visage découvert, les anciens chefs Denis Favier et Frédéric Gallois.
Une partie seulement de l'histoire des agents secrets parachutés en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale est aujourd'hui connue, celle des agents clandestins du SOE, du BCRA ou de l'Abwehr. En prenant appui sur des destins restés dans l'ombre jusqu'ici, Gaston Erlom évoque quelques réussites et plusieurs tragédies de ce combat. Mais la plupart des parachutages dans l'Europe occupée ou fraîchement libérée sont encore totalement inconnus, comme ceux des agents soviétiques ou nazis. L'auteur les évoque également et les met en parallèle avec bien d'autres infiltrations d'agents parachutés en Finlande, en Allemagne, en Yougoslavie et ailleurs. La seconde moitié du livre surprend par les révélations sur les agents parachutés derrière le Rideau de fer pendant la Guerre froide, au tout début des années 1950. A l'aide de photos et de documents pour la plupart inédits, l'auteur nous fait vivre leur recrutement, leur formation et, pour nombre d'entre eux, leur parachutage, rapidement suivi d'une arrestation, d'un jugement et d'une condamnation à mort. Trahison, malchance, amateurisme, rivalités se conjuguèrent pour faire de tous ces destins une odyssée digne des meilleurs thrillers.
Attendu, tant par les passionnés de la Résistance que par les radioamateurs, cet ouvrage abondamment illustré (300 photos dont 70 en couleur) présente de manière exhaustive les véritables Croisés de la France Libre que furent les opérateurs radio clandestins alliés parachutés en France occupée. Objet dune lutte impitoyable de la part des Allemands, les opérateurs radio avaient une espérance de vie de six mois Pour la première fois, la formation reçue en Angleterre est présentée en détail et cinq histoires vécues décrivent le quotidien de ces héros. La plupart des matériels radio, dont certains très rares, sont présentés pour la première fois en photo couleur.