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Totalité et infini. Une oeuvre de ruptures
Hoppenot Eric ; Olivier Michel ; Hansel Joëlle
MANUCIUS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782845786806
Totalité et infini (1961), oeuvre majeure d'Emmanuel Levinas, est l'exposé de l'éthique de l'altérité qui a fait de lui l'une des figures les plus marquantes de la philosophie du XXe siècle. Dans la trace de lectures multiples (Husserl, Heidegger, Descartes, Platon ou encore Rosenzweig), il y déploie une philosophie éthique qui se départit de tout fondement ontologique. Si Totalité et infini est bien une "oeuvre de ruptures", c'est qu'elle se donne pour projet de rompre avec l'histoire de la philosophie qui donne le primat au même et à la totalité. Penser l'existence, l'advenue au monde et sa signification, à partir de la présence d'autrui, tel est l'ambitieux projet d'Emmanuel Levinas. Ne plus inscrire le "Je" comme fondement de la pensée, tel est son geste révolutionnaire. La relance du motif fondamental de l'"il y a", les gestes de rupture avec la figure de la totalité et certaines traditions de la phénoménologie, de l'épistémologie, voire de la philosophie analytique, l'actualité de l'oeuvre et l'apport pratique de Totalité et infini à l'interprétation du monde contemporain (justice, politique, éducation), le dialogue entre Totalité et infini et des pensées qui ont nourri ou qui ont croisé certains motifs de la pensée de Levinas - Henri Bergson, René Girard, Maurice Blanchot : tels sont les enjeux explorés dans ce livre.
Dans l'oeuvre critique de Blanchot, l'intertexte biblique occupe une place singulière puisque "tout livre est d'essence théologique". A travers l'étude des archives de Blanchot, la présente recherche analyse la manière dont il s'approprie plusieurs intertextes de la tradition juive. Il apparaît qu'au-delà du commentaire de ces oeuvres, Blanchot gomme fréquemment les frontières entre son discours et les intertextes cités, il tend à une hétérogénéité masquée qui se réclame d'une écriture de l'anonymat. Outre cet effet d'exogreffe, la tradition juive est l'objet d'un incessant questionnement à partir duquel se constitue une véritable mythographie du juif : la naissance du langage, le sacrifice, le nomadisme, l'exil, l'exode, la révélation, l'interprétation de la loi. Par ailleurs, les derniers textes de Blanchot, particulièrement les écrits fragmentaires laissent entrevoir une pensée messianique qui subvertit radicalement notre pensée du temps.
Paris, 1612. Un jeune peintre, qui ne sait pas qu'il deviendra le grand Nicolas Poussin. Un maître reconnu, François Porbus. Et face à eux, Frenhofer, un vieil artiste, envoûtant et inquiétant, qui cache jalousement le chef-d'oeuvre de sa vie. Poussin et Porbus découvriront-ils le tableau de Frenhofer? Et qu'y verront-ils vraiment? La nouvelle de Balzac pose avec force la question de la création artistique, aux antipodes du marché médiatique moderne.
Je suis un labyrinthe, et j'y suis enfermé. Méandres et Néant est le relevé des empreintes de pas d'une aventure spirituelle, celle qui consiste à accepter que l'existence n'est pas un chemin mais un enchevêtrement de boucles, à accepter que notre seule profondeur est, puisque l'on ne fait que tourner en rond, l'usure du sol, et que le Néant se trouve juste en dessous, et que le sol n'est pas très épais, à accepter que ce relevé d'empreintes de pas, débutant sur la prise de conscience de l'implacable temporalité, ne nous conduise qu'à notre point de départ, la prise de conscience de l'implacable temporalité. Les mots de cette phrase, ne servant qu'à cerner les blancs qui partout cernent les mots de cette phrase, me cernent dans la boucle où se creusent mes cernes... Je suis un labyrinthe, et j'y suis enfermé. " Stéphane Sangral. "Il faut lire la poésie de Sangral, elle nous invite à explorer les vertiges d'une conscience qui se voit se voir; ce n'est pas la sienne, c'est la nôtre, lorsque nous consentons à quitter les rivages pour nous exposer au déséquilibre." Eric Hoppenot.
Hoppenot Eric ; Milon Alain ; Salanskis Jean-Miche
Les années 2006 et 2007 marqueront respectivement le centenaire de Levinas et celui de Blanchot, et les raisons d'associer leurs noms sont nombreuses. Depuis l'amitié indéfectible qui s'est nouée entre les deux auteurs durant leurs années d'études à Strasbourg, jusqu'à l'aide de Blanchot à la famille de Levinas sous l'Occupation, son témoignage en faveur du judaïsme, et leur effort commun pour penser et dire l'indicible de la Shoah, nombreux furent les accords, les partages. Leur amitié, figure comme une interlocution silencieuse à travers leurs écrits : à de multiples reprises, ils se réfèrent l'un à l'autre, se commentent, se rendent hommage et se sont même consacrés plusieurs textes. Aussi l'écriture de Blanchot et celle de Levinas se sont développées et se sont approfondies dans une certaine proximité. De la découverte de l'il y a, aux échanges lointains sur le statut de l'oeuvre d'art, en passant par le dialogue sur l'éthique, le judaïsme et la Bible citée par Blanchot dans ses écrits les plus tardifs. C'est par le rejet du primat de l'ontologie que les deux auteurs se rapprochent. Il semble bien que le rapport entre Blanchot et Levinas ne se laisse pas simplement réduire à une alliance de partenaires qui réagissent contre le primat de l'ontologie dans la pensée occidentale et dont la référence au "neutre" cristallise la différence d'attitude critique face à l'ontologie heideggérienne. Néanmoins comment articuler les différences qui séparent les deux amis et comment penser leur amitié (et la communauté qui lui est inhérente) à partir de ces différences ? C'est, entre autres, à ces deux questions que ce livre voudra se consacrer.
Dès l"Antiquité, Héraclite d Éphèse fut une légende. On dit qu" il vit le jour à Éphèse, au VIe siècle avant notre ère, vers 544-41. Mais très vite, on donna le surnom d Obscur à celui dont les aphorismes mystérieux et inintelligibles pour le commun des mortels prenaient davantage l"allure d" une parole pythique que d"une pensée philosophique rationnelle et traditionnelle. Ce qu" il y a de sûr, c"est que les récits des éminents spécialistes d" hier et d"aujourd hui ne pourront jamais dissiper même le soupçon de sa véritable existence. Et pourtant, les quelques malheureux fragments qu" on lui attribue ici ou là brillaient d"un éclat si puissant qu" ils suffirent à ébranler entièrement le monde intellectuel grec et romain. C"est comme si des cendres du temple d Artémis, le tombeau de l" unique exemplaire de son oeuvre un traité intitulé De la Nature derrière un caractère réputé méprisant et mélancolique jaillissait encore une pensée cristalline, sublime, foudroyant et bouleversant ceux qui s aventuraient à l"embrasser et à la méditer. C" est sans aucun doute cette philosophie mystérieuse, réservée aux initiés, aux « éveillés » dira-t-il, qui marqua le plus la fameuse « misanthropie » d Héraclite. Sa doctrine est révolutionnaire. Tout en s"inscrivant dans la lignée des cosmologues de son temps, le philosophe annonce le passage décisif au problème de l" Être et du devenir, celui qui donnera naissance à l"ontologie classique de Parménide et de Platon, ainsi qu" à la métaphysique d"Aristote. Au XIXe siècle, ce sera même Hegel qui dira s" être inspiré de lui.Quatrième opus extrait de l"oeuvre de Theodor Gomperz Les Penseurs de la Grèce, après « Les Sophistes », « Les Médecins » et « Parménide et ses disciples », « Héraclite » se présente comme un guide clair et précis pour tout futur lecteur avide d" ouvrir les portes d"Artémis."
A l'heure du dérèglement climatique et de l'épuisement programmé des ressources naturelles, des mesures sont prises pour sauver la planète. Elles s'inscrivent dans la perspective d'un "développement durable". Mais, si urgentes et légitimes soient-elles, sont-elles a la hauteur de la catastrophe ? Autrement dit : l'écologie, interrogée ici, échappe-t-elle au règne de la technique, dont elle tente bien de minimiser les dégâts mais se garde d'interroger les présupposés, qu'à son insu elle partage ? Les forêts se réduisent-elles à des espaces verts, la nature à un simple environnement ? Cet ouvrage se propose de rouvrir ces questions en faisant droit au questionnement philosophique quant à la relation entre l'homme et la nature ? à la lumière notamment des analyses de Marx et de Heidegger.
En 1883, Kropotkine est condamné à 5 ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, Elisée Reclus réunit ses textes parus dans Le Révolté et les édite sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, intitulés : La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. La décomposition des états est un texte saisissant par son actualité. Les questions soulevées par le rôle de l'état rappellent étrangement la crise actuelle et les revendications des "Gilets jaunes", ainsi est pointé du doigt, l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inéficient. Ecrit il y a quelque 140 ans, ce texte à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !
Réédition des chapitres II et III consacrés à Descartes et Pascal de La philosophie française de Victor Delbos, éminent historien français de la philosophie, commentateur éclairé de Kant et Spinoza et par ailleurs très grand pédagogue. L'oeuvre originale compte 14 chapitres consacrés aux grands noms de la philosophie française, de Descartes à Saint-Simon et Auguste Comte, sans oublier Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Maine de Biran et bien dautres. Victor Delbos, selon ses propres mots, y compte « renouer notre tradition philosophique de façon plus étroite et rentrer dans la pensée française pour montrer qu« elle a en elle assez de ressources pour se développer et se renouveler avec ses caractères propres [] sans se laisser conduire. » Texte clair et limpide, dune grande pédagogie et acuité La philosophie française était absente des librairies depuis près dun siècle. Dans cette première livraison de la réédition complète de louvrage, les éditions Manucius reprennent les chapitres consacrés à Descartes (Chap. II) et Pascal (chap. III).