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Emmanuel Lévinas-Maurice Blanchot, penser la différence
Hoppenot Eric ; Milon Alain ; Salanskis Jean-Miche
PARIS OUEST
24,99 €
Épuisé
EAN :9782840160113
Les années 2006 et 2007 marqueront respectivement le centenaire de Levinas et celui de Blanchot, et les raisons d'associer leurs noms sont nombreuses. Depuis l'amitié indéfectible qui s'est nouée entre les deux auteurs durant leurs années d'études à Strasbourg, jusqu'à l'aide de Blanchot à la famille de Levinas sous l'Occupation, son témoignage en faveur du judaïsme, et leur effort commun pour penser et dire l'indicible de la Shoah, nombreux furent les accords, les partages. Leur amitié, figure comme une interlocution silencieuse à travers leurs écrits : à de multiples reprises, ils se réfèrent l'un à l'autre, se commentent, se rendent hommage et se sont même consacrés plusieurs textes. Aussi l'écriture de Blanchot et celle de Levinas se sont développées et se sont approfondies dans une certaine proximité. De la découverte de l'il y a, aux échanges lointains sur le statut de l'oeuvre d'art, en passant par le dialogue sur l'éthique, le judaïsme et la Bible citée par Blanchot dans ses écrits les plus tardifs. C'est par le rejet du primat de l'ontologie que les deux auteurs se rapprochent. Il semble bien que le rapport entre Blanchot et Levinas ne se laisse pas simplement réduire à une alliance de partenaires qui réagissent contre le primat de l'ontologie dans la pensée occidentale et dont la référence au "neutre" cristallise la différence d'attitude critique face à l'ontologie heideggérienne. Néanmoins comment articuler les différences qui séparent les deux amis et comment penser leur amitié (et la communauté qui lui est inhérente) à partir de ces différences ? C'est, entre autres, à ces deux questions que ce livre voudra se consacrer.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Je suis un labyrinthe, et j'y suis enfermé. Méandres et Néant est le relevé des empreintes de pas d'une aventure spirituelle, celle qui consiste à accepter que l'existence n'est pas un chemin mais un enchevêtrement de boucles, à accepter que notre seule profondeur est, puisque l'on ne fait que tourner en rond, l'usure du sol, et que le Néant se trouve juste en dessous, et que le sol n'est pas très épais, à accepter que ce relevé d'empreintes de pas, débutant sur la prise de conscience de l'implacable temporalité, ne nous conduise qu'à notre point de départ, la prise de conscience de l'implacable temporalité. Les mots de cette phrase, ne servant qu'à cerner les blancs qui partout cernent les mots de cette phrase, me cernent dans la boucle où se creusent mes cernes... Je suis un labyrinthe, et j'y suis enfermé. " Stéphane Sangral. "Il faut lire la poésie de Sangral, elle nous invite à explorer les vertiges d'une conscience qui se voit se voir; ce n'est pas la sienne, c'est la nôtre, lorsque nous consentons à quitter les rivages pour nous exposer au déséquilibre." Eric Hoppenot.
Résumé : Eric Hoppenot Avant-propos Françoise Collin La pensée de l'écriture : différance et/ou événement. Maurice Blanchot entre Derrida et Foucault Alain Milon Blanchot et Merleau-Ponty : autour de l'(im)possible nomination Hugues Choplin L'enfance de la philosophie - à partir des déconstructions Michel Lisse Le paradoxe du fragment Eric Hoppenot Exode et exil dans la pensée de Maurice Blanchot Yvon Brès Plurivalence du concept d'attachement ? Bulletin de philosophie contemporaine Ouvrages recensés In memoriam.
Paris, 1612. Un jeune peintre, qui ne sait pas qu'il deviendra le grand Nicolas Poussin. Un maître reconnu, François Porbus. Et face à eux, Frenhofer, un vieil artiste, envoûtant et inquiétant, qui cache jalousement le chef-d'oeuvre de sa vie. Poussin et Porbus découvriront-ils le tableau de Frenhofer? Et qu'y verront-ils vraiment? La nouvelle de Balzac pose avec force la question de la création artistique, aux antipodes du marché médiatique moderne.
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.
Présentation de l'éditeur Empereur épris de philosophie et païen militant, Julien (331-363) est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée, aussi passionnante que son existence romanesque. Il était tentant de suivre les traces de ses écrits (lettres, discours, lois, spéculations philosophiques ou théologiques, ouvrages polémiques, confidences autobiographiques) chez les lettrés de la fin de l'Antiquité. Qu'ils soient philosophes, historiens, rhéteurs, qu'ils soient païens ou chrétiens, ils furent nombreux à faire appel à des formules, des concepts et des textes de Julien. On croisera donc ici non seulement les grands écrivains de l'époque (Libanios, Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome) mais aussi des auteurs moins connus (Saloustios, Sozomène, Philostorge, et bien d'autres). Tous ont fait preuve d'une remarquable inventivité littéraire, mêlant ironie, citations détournées, subtil double langage. C'est cette scène intellectuelle dominée par la dernière grande polémique entre christianisme et paganisme - un véritable "choc des cultures" - que reconstitue cette étude philologique qui apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de l'Antiquité tardive.
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.
Résumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").