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Vérités et mensonges dans le cinéma et les séries hollywoodiens
Paquet-Deyris Anne-Marie ; Sipière Dominique
PARIS OUEST
17,00 €
Épuisé
EAN :9782840164791
Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").
Menegaldo Gilles ; Paquet-Deyris Anne-Marie ; Alla
Ce volume présente par sa structure tripartite - études de la pièce, du film et textes croisés - des approches volontairement très diverses de A Streetcar Named Desire, oeuvre emblématique de Tennessee Williams devenue film mythique grâce à Elia Kazan, Marlon Brando et Vivien Leigh. Ces analyses ont pour but de resituer l'oeuvre dans un contexte historique, littéraire et cinématographique aussi inclusif que possible, tout en proposant des lectures approfondies de ses modalités de fonctionnement et des dispositifs d'écho ou, au contraire, des phénomènes de divergence entre les deux formes d'art. En offrant un éclairage sur quelques aspects essentiels de la pièce et du film, les différents contributeurs ont tenté d'expliciter les parcours singuliers de deux auteurs qui partagent le même territoire Sur la collection Ces ouvrages proposent pour une part des outils méthodologiques indispensables à la réussite des concours du CAPES et de l'Agrégation, notamment par type d'épreuve; une seconde série s'attache aux programmes spécifiquement proposés aux étudiants et rassemblent des contributions de spécialistes.
En quoi consiste le contrôle ? Présentation de l'ensemble des théories du contrôle ; Clarification des concepts majeurs. Quels en sont les domaines d'application ? Stress ; Santé ; Développement ; Economie Travail ; Sport. Un appareil pédagogique spécialement conçu pour l'étudiant. Dans chaque chapitre : Un sommaire ; Un résumé introductif ; Un résumé conclusif ; Une liste de mots clés ; Des questions pour mieux retenir ; Des questions pour mieux réfléchir ; Une sélection bibliographique. En fin d'ouvrage : Un glossaire ; Une bibliographie générale ; Un index des auteurs ; Un index des notions.
Alors qu'il décrit dès 1936 les conditions de vie dégradantes des travailleurs saisonniers dans l'Eden trompeur des vergers de Salinas et Bakersfield, Steinbeck prépare les textes virulents qu'il publiera dans le San Francisco News en octobre de la même année sous le titre The Harvest Gypsies , puis sous celui de Dubious Battle in California dans The Nation en septembre. Et lorsqu'en 1938, après avoir voyagé depuis l'Oklahoma jusqu'en Californie avec des familles entières de fermiers expulsés, il remanie ces articles pour publier son pamphlet Their Blood is Strong, le tracé et le souffle épiques du roman sont déjà là. La voix s'y fait accusatrice et dénonce avec des accents bibliques l'exploitation systématique de la terre et des itinérants. L'évolution singulière de ce texte en fait l'un des objets littéraires les plus fascinants de la culture américaine. . . Anne-Marie Paquet-Deyris est professeur des universités à l'université de Rouen, où elle enseigne la littérature américaine, et afro-américaine en particulier, ainsi que le cinéma. Marie-Claude Perrin-Chenour est professeur des universités à l'université de Paris 10-Nanterre, où elle enseigne la littérature américaine.
Andreff Wladimir ; Boissieu Christian de ; Lorenzi
Extrait de l'introductionLa mondialisation des trois dernières décennies englobe les échanges commerciaux - taux de croissance du commerce international supérieur à celui du PIB mondial -, l'internationalisation de l'investissement et de la production - taux de croissance de l'investissement direct étranger (IDE) supérieur à celui du commerce mondial -, la globalisation bancaire et, par-dessus tout, les «hauteurs béantes» de la mondialisation financière - taux de croissance des transactions financières internationales supérieur à celui de l'IDE.La crise de la mondialisation est partie en 2007 de ces «hauteurs béantes» du capitalisme mondial avec la crise bancaire de l'immobilier américain (subprimes), puis s'est propagée aux banques multinationales dont la menace, puis la réalité de nombreuses faillites ont approché la crise systémique. La titrisation des dettes bancaires a transmis la crise aux bourses des valeurs (krach boursier) tandis que les banques en difficulté refusaient de se refinancer entre elles conduisant à un crédit crunch généralisé à la plupart des pays de l'économie mondiale. Perte de confiance et crise de liquidité ont déclenché la première récession économique globale de l'ère de la mondialisation. La récession a fait chuter le volume du commerce international. La phase actuelle de la mondialisation illustre l'articulation étroite de ses diverses dimensions.Par-delà ce constat d'ensemble, la crise de la mondialisation est inégale et affecte différemment les pays développés, les pays en transition, les pays émergents et les pays les moins développés, sa profondeur est variable selon les secteurs d'activité et les politiques publiques de réponse à la crise.Quelles sont les articulations entre les différents moments (financier, productif, commercial) de la crise? Avec la mondialisation, on manque d'une analyse renouvelée de celles-ci. Quel moment est-il le plus crucial dans le déroulement de la crise et pour une éventuelle sortie de crise? La ré-intermédiation (dé-titrisation) bancaire est-elle à l'ordre du jour? Les risques pris sur les marchés financiers peuvent-ils décroître, être mieux contrôlés? De nouvelles technologies seraient-elles de nature à faciliter la sortie de crise? Une nouvelle hiérarchie des puissances économiques dans le monde (les États-Unis, la Chine, l'Europe, les pays émergents) est-elle en jeu dans cette crise? Face aux pouvoirs des agents privés mondialisés - des hedge funds aux firmes multinationales en passant par les agences de notation et les banques multinationales - quelles nouvelles régulations sont-elles nécessaires, faisables ou réalistes? Faut-il en finir avec «l'État mondialisateur» dont les politiques économiques ont sans cesse renforcé le mouvement de mondialisation de l'économie? Quelles réformes en vue d'une réelle gouvernance mondiale à la hauteur des problèmes économiques de la mondialisation? Confrontés aux aspects multiples et interconnectés de cette crise, quelles politiques et quelles stratégies les acteurs publics et privés tentent-ils de mettre en oeuvre? Conduisent-elles à un retour vers une segmentation de l'économie mondiale avec un repli sur les marchés domestiques, des politiques recentrées sur les espaces nationaux et une remontée du protectionnisme, ou vont-elles renforcer les relations transnationales et une accentuation de la mondialisation?
Présentation de l'éditeur Empereur épris de philosophie et païen militant, Julien (331-363) est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée, aussi passionnante que son existence romanesque. Il était tentant de suivre les traces de ses écrits (lettres, discours, lois, spéculations philosophiques ou théologiques, ouvrages polémiques, confidences autobiographiques) chez les lettrés de la fin de l'Antiquité. Qu'ils soient philosophes, historiens, rhéteurs, qu'ils soient païens ou chrétiens, ils furent nombreux à faire appel à des formules, des concepts et des textes de Julien. On croisera donc ici non seulement les grands écrivains de l'époque (Libanios, Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome) mais aussi des auteurs moins connus (Saloustios, Sozomène, Philostorge, et bien d'autres). Tous ont fait preuve d'une remarquable inventivité littéraire, mêlant ironie, citations détournées, subtil double langage. C'est cette scène intellectuelle dominée par la dernière grande polémique entre christianisme et paganisme - un véritable "choc des cultures" - que reconstitue cette étude philologique qui apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de l'Antiquité tardive.
La première partie de l'ourvage : La contribution de philosophie politique de Stéphane Haber met en discussion la trilogie que Schmitt considère comme fondatrice des sociétés politiques : prendre/partager/exploiter, pour en proposer une alternative : donner/posséder et gérer en commun/préserver, en s'appuyant notamment sur l'anthropologie du don et la théorie des communs. Sa conclusion vise néanmoins à mettre en garde contre toute tentative de réduction du réel à un modèle théorique pur. Le chapitre écrit par Pierre Crétois considérant la philosophie du droit de propriété, critique l'approche courante selon laquelle le droit de propriété comme contrôle absolu de l'individu sur son bien est un élément essentiel d'une théorie de la justice. Il montre que les différentes formes d'appropriation expriment et régulent des relations sociales quant aux ressources. Maxime Desmarais-Tremblay, proposant une étude de philosophie de l'économie, analyse, dans sa contribution, les prolongements qu'a connus un des concepts dû à Richard A. Musgrave, ayant fait l'objet d'une forte polémique parmi les économistes, à savoir celui de "bien méritoire" . En particulier, il vise à clarifier les différents arguments ayant été mobilisés jusqu'à aujourd'hui pour justifier la non-appropriation privative de ce type de biens. Martin Deleixhe, se plaçant sur le terrain de la théorie politique, met en lumière l'intérêt des tenants de la démocratie radicale pour les biens communs, pour autant que ces derniers sont associés à une autogestion durable de la production, réinstituant les parties prenantes en maîtres de leur propre destin. L'autogestion des biens communs apparaît alors comme la forme de référence du renouvellement des pratiques démocratiques. La deuxième partie de l'ouvrage : Tout d'abord, Léa Eynaud, entend revenir sur le problème de la fondation politique de la catégorie de biens communs. Plus précisément, son article vise, au travers d'une approche de sociologie pragmatiste, à étudier les pratiques d'acteurs qui s'engagent à contre-sens de la privatisation des ressources, notamment avec les cas d'une coopérative de fourniture d'énergie renouvelable (Enercoop) et d'une ressourcerie. Rémi Schweizer, quant à lui, se propose de revenir aux expériences historiques des communs en les explorant sous l'angle des dynamiques d'appropriation qu'elles impliquent. L'enjeu consiste à repartir du terrain pour en tirer certains enseignements pour les communs modernes. Le cas des Alpes suisses est pour ce faire mobilisé : à travers l'exemple des Bisses Valaisans, c'est-à-dire d'un réseau d'eau entretenu et utilisé au sein d'une communauté agricole. Loin d'échapper aux logiques d'appropriation et d'exclusion, l'enchevêtrement de droits qui accompagnent l'exploitation des bisses ne repose ni sur une négation de la propriété, ni sur une subversion qui romprait avec une tradition exclusiviste. Les bisses se rapprochent au contraire, à certains égards, de biens clubs au sein et à la marge desquels les relations de pouvoir et les inégalités doivent être interrogées. Le texte de la politiste, Eleonora Gentilucci, présente les arguments des opposants à la "biopiraterie" , cette appropriation privée de semences qui sont considérées comme un bien commun de l'humanité. Un panorama des actions menées face à cette menace pour la biodiversité entend montrer l'efficacité de cette action quand elle est d'abord menée au niveau local. Natalia Frozel Barros, enfin, fait une analyse politique l'évolution du principe juridique de patrimoine commun de l'humanité gérant les ressources minières des fonds marins. D'abord élaboré dans un souci de communalisation de ces fonds, qui visait à empêcher une appropriation par les Etats, à réduire les inégalités internationales, et même à promouvoir la paix mondiale, celui-ci s'est orienté vers la possibilité d'une marchandisation et d'une appropriation étatique qui ne dit pas son nom. L'auteur mène cette étude en analysant les discours des négociateurs, qui disent vouloir s'adapter à la conjoncture internationale alors que ce sont eux qui participent de cette évolution libérale.
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.