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Trauma et créativité
Hoffmann Christian ; Merini Farid ; Dimitriadis Yo
LANGAGE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782490387090
Les questions psychopathologiques que pose le traumatisme restent d'actualité. Freud et ses disciples ont ouvert la voie par la différenciation des névroses de transfert et des névroses traumatiques, en marquant l'écart entre le symptôme névrotique à signification sexuelle, et le symptôme traumatique caractérisé par la réviviscence de l'évènement traumatique. Les différentes formes de violences contemporaines et la tendance à la victimisation, nous amènent à repenser le traumatisme, en prenant en compte les enjeux idéologiques, religieux, politiques et anthropologiques qui traversent nos sociétés, au regard d'une psychanalyse renouvelée. Le discours scientiste et néolibéral, valorise l'évènement au détriment de la reconnaissance de la place occupée par le fantasme dans la rencontre traumatique. Par contre, la psychanalyse trouve avec l'apport de Lacan, une nouvelle lecture du traumatisme. Ainsi, pour Lacan, le traumatisme est dû à un évènement laissant le sujet en proie à un effet permanent d'excitation psychique, qui reste externe au sujet, on peut alors parler d'un "effet du réel" , où le corps meurtri troue le symbolique. La question se pose alors de savoir comment ce réel peut se "symptraumatiser", le terme est de Lacan, en retrouvant un fil d'Ariane subjectivant ?
Résumé : Dans le contexte des attentats de cette violente année 2015, et en écho au recueil de lettres échangées entre Einstein et Freud dans les années 1930, ce numéro spécial repose la question : "Pourquoi la guerre ?". Aujourd'hui encore la réflexion de la psychanalyse est nécessaire. Alors que, dans la crise que nous vivons, la réponse guerrière semble évidente à la majorité des médias (il faut écraser les barbares), il paraît nécessaire de s'interroger du "Pourquoi ?". Si la psychanalyse a un sens dans le malaise dans la culture qui enchaîne les guerres, c'est bien celui d'interpréter cette pulsion de mort qui renouvelle ses prétextes à chaque génération. Car ce sont des prétextes économiques et politiques qui poussent au pire, aujourd'hui plus évidemment encore qu'hier, au nom d'un père divin. C'est pourquoi points de vue politiques et psychanalytiques se rencontrent ici, pour aider à comprendre une violence dont la nouveauté oblige à penser.
La question qui s'impose avec une certaine urgence, c'est la possibilité ouverte ou fermée pour la psychanalyse de rentrer dans le nouveau marché du soin. En effet, si la problématique du sujet est tout à fait fondamentale pour la psychanalyse, c'est le contraire qui arrive dans la nouvelle cartographie nosographique de la psychiatrie actuelle. De fait, la description dans celle-ci des petits bouts de comportements associés toujours à de quelconques médicaments, efface la référence au sujet. Il faut se demander quels sont les effets catastrophiques, au point de vue psychique et symbolique, de cet effacement du sujet.
Dans ce livre, nous proposons une lecture de certaines problématiques contemporaines à travers l'interrogation de la pensée de Foucault et de celle de Lacan. Si les registres de la science, de l'éthique et de la politique sont les enjeux majeurs où cette réflexion prend corps et forme, celle-ci cherche à interpeller les questions de la violence, de la loi, de la norme, de la religion et de la jouissance d'une autre façon, et ceci au fur et à mesure que nous essayons de travailler sur les bords où le discours philosophique de Foucault rencontre le discours psychanalytique de Lacan. Le réel contemporain se révèle ainsi autrement à nos yeux à travers ces deux discursivités.
Rassemblant et résumant les principales notions de la psychanalyse, ce livre constitue une présentation didactique de l'?uvre de Freud centrée sur le thème de la vérité. Il passe en revue les grands thèmes de l'?uvre freudienne (les diverses représentations de l'appareil psychique, l'?dipe, la castration, le narcissisme, etc.) en montrant à chaque fois comment ils s'articulent et comment se nouent, pour chaque sujet, son histoire et son rapport au monde. Biographie: Christian Hoffmann, psychanalyste, est professeur de psychopathologie clinique à Paris-Diderot.
D'abord, il y eut le mot. Cinglant comme une insulte. Ensuite, il y eut la honte. La colère aussi. Pour eux - les médecins des grandes usines à cancer - le coupable désigné c'était le corps. Pour elle - Marie - le corps n'était pas cet objet dénoncé contre qui il fallait se battre mais un sujet d'énoncés qu'il s'agissait d'apprendre à lire. La chair comme l'esprit sont traversés par une même rivière ; dans l'intimité de leur compagnonage, la maladie était venue dire une souffrance en un lieu où elle avait pu être repérée. Mais où avait-elle pris sa source ? Avec quels enjeux de vie et de mort pour aboutir à ce disant-là ? De la réponse à ces questions dépendait la thérapeutique. Pour Marie ce fut chirurgie-homéopathie-psy. Et trente ans plus tard, la femme et le médecin qu'elle est devenue lui doivent beaucoup à ce "baiser de l'Ombre" .
Lors d'une conversation amicale entre psychanalystes celui considéré comme l' "Ancien" regretta la frilosité des analystes présents à parler de leur expérience personnelle de la cure sinon sous forme de récits romancés, d'amorce théoriques ou biographiques, propos toujours intéressants, mais sans grands risques. Pourquoi ne pas oser parfois livrer "un paquet de matériel brut" ? Les choses on-t-elles changées ? Certains se sont avancés de diverses façons, mais c'est en retrouvant une série de bouts de papier disparates que me revint cette question, ces restes n'avaient comme lien entre eux que le souvenir d'un rêve. J'ai choisi de présenter ces éléments sans précaution, comme simple document. En contrepartie, j'ai dû constater mon incapacité à y joindre quelque appréciation critique ou commentaire personnel. En m'en tenant à ces bouts de papier j'ai voulu essayer de restituer concrètement un fragment de texte "désarticulé" où les effets de l'inconscient ne seraient pas totalem
Si la prudence dans le faire savoir est indispensable au maintien de la crédibilité et donc de l'image de marque de tout chercheur, donner libre cours à la fécondité de son esprit demeure un souci permanent... Pour cette raison, Marie-Claire Busnel n'a jamais bridé ses intuitions. Convaincue qu'une pensée peut être juste sans que des preuves aient encore été apportées, sortir de la frilosité ambiante, ouvrir de nouvelles voies furent ses constantes ambitions. Repousser ce qui est considéré comme une limite à une époque donnée ne serait-il pas le but ultime de la science ? Les scientifiques ont en tête que la conjecture de Fermat, célèbre mathématicien du 17ème siècle, n'a été démontrée qu'en 1994 et celle de Poincaré de 1904 seulement en 2002. Marie-Claire Busnel aime rappeler l'adage du premier grand écrivain de l'ouest américain, Mark Twain : "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors, ils l'ont fait". La publication de ce livre contribuera à faire connaître une diversité de témoignages qui vont dans le sens de cette ouverture.