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Des rives d’un rêve...
Bordigoni Daniel
LANGAGE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782490387113
Lors d'une conversation amicale entre psychanalystes celui considéré comme l' "Ancien" regretta la frilosité des analystes présents à parler de leur expérience personnelle de la cure sinon sous forme de récits romancés, d'amorce théoriques ou biographiques, propos toujours intéressants, mais sans grands risques. Pourquoi ne pas oser parfois livrer "un paquet de matériel brut" ? Les choses on-t-elles changées ? Certains se sont avancés de diverses façons, mais c'est en retrouvant une série de bouts de papier disparates que me revint cette question, ces restes n'avaient comme lien entre eux que le souvenir d'un rêve. J'ai choisi de présenter ces éléments sans précaution, comme simple document. En contrepartie, j'ai dû constater mon incapacité à y joindre quelque appréciation critique ou commentaire personnel. En m'en tenant à ces bouts de papier j'ai voulu essayer de restituer concrètement un fragment de texte "désarticulé" où les effets de l'inconscient ne seraient pas totalem
Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les Tsiganes ont laissé de nombreuses traces de leur présence au cours de l'histoire. Grâce à un minutieux travail de recherche dans les archives françaises et européennes, les auteur.e.s nous permettent d'écrire une histoire des mondes tsiganes dans toute sa diversité et sa complexité. La redécouverte et, surtout, la mise en place de méthodologies scientifiques pour analyser les nombreuses archives administratives et photographiques sont aussi l'occasion de restituer l'épaisseur des trajectoires individuelles et familiales des Tsiganes. Ce travail collectif d'une ampleur sans précédent donne à voir un champ de recherches vaste qui nous pousse également à appréhender les dérives contemporaines des savoirs sur les Tsiganes et leurs conséquences sur la production d'une image négative puissante.
Marc Bordigoni est anthropologue à l'Institut d'ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (IDEMEC - Maison méditerranéenne des sciences de l'Homme, Aix-en-Provence).
Il ne faut pas confondre les Roms et les gens du voyage. Aujourd?hui, entre 2 et 4 % de Roms possèdent un mode de vie nomade, c?est-à-dire qu?ils se déplacent régulièrement et n?ont pas de domicile fixe. Et beaucoup de gens du voyage ne sont pas des Roms. Idem pour les forains qui sont nomades, mais pas pour autant des Roms! Près de 15 000 Roms vivraient actuellement en France. La plupart ont quitté leur pays pour fuir la misère. Ils espèrent trouver en France un travail et une école pour leurs enfants. Fin juillet 2010, le président Nicolas Sarkozy décide, à la suite de deux faits divers impliquant des membres français de la communauté des gens du voyage, de l'organisation de retours massifs de Roms en Roumanie déclenchant une vaste polémique. Cet ouvrage est une invitation à ouvrir nos portes... et nos esprits, pour savoir qui sont les Roms, quel est leur statut et quels sont leurs droits.
D'abord, il y eut le mot. Cinglant comme une insulte. Ensuite, il y eut la honte. La colère aussi. Pour eux - les médecins des grandes usines à cancer - le coupable désigné c'était le corps. Pour elle - Marie - le corps n'était pas cet objet dénoncé contre qui il fallait se battre mais un sujet d'énoncés qu'il s'agissait d'apprendre à lire. La chair comme l'esprit sont traversés par une même rivière ; dans l'intimité de leur compagnonage, la maladie était venue dire une souffrance en un lieu où elle avait pu être repérée. Mais où avait-elle pris sa source ? Avec quels enjeux de vie et de mort pour aboutir à ce disant-là ? De la réponse à ces questions dépendait la thérapeutique. Pour Marie ce fut chirurgie-homéopathie-psy. Et trente ans plus tard, la femme et le médecin qu'elle est devenue lui doivent beaucoup à ce "baiser de l'Ombre" .
L'immigration est une opération d'adoption à l'envers. On ne va pas à l'étranger à la recherche d'un enfant à adopter, c'est l'étranger qui vient chez nous pour se faire adopter par le pays. Mais pour qu'il y ait adoption, il faut qu'elle soit double : les parents adoptent l'enfant et l'enfant les adopte au même titre pareillement, la France adopte, mais il faut que l'immigré l'adopte au même titre. Cette adoption mutuelle ne laisse pas les protagonistes à la même place. Quelque chose bouge et change pour tous ce changement implique un gain et une perte. Il s'agit d'un tout ou l'on n'a pas le droit de choisir.
Dans le premier tome de "Psychologie de l'immigration", nous avons soutenu l'idée que l'adoption d'un enfant présente des éléments de ressemblance avec l'intégration des immigrés sur le plan national. Si l'adoption nous paraît être la solution la plus logique et la plus humaine pour un enfant qu'on accueille ou pour un immigré qu'on naturalise, il n'empêche que l'un ou l'autre se sent différent de son milieu d'adoption au point de le rejeter parfois de manière violente. Cette réaction peut paraître ingrate, mais pour certains, elle représente un passage nécessaire qui leur permet d'assumer leur histoire et de devenir un citoyen parmi d'autres. C'est ce que nous développons dans ce deuxième tome.
Hoffmann Christian ; Merini Farid ; Dimitriadis Yo
Les questions psychopathologiques que pose le traumatisme restent d'actualité. Freud et ses disciples ont ouvert la voie par la différenciation des névroses de transfert et des névroses traumatiques, en marquant l'écart entre le symptôme névrotique à signification sexuelle, et le symptôme traumatique caractérisé par la réviviscence de l'évènement traumatique. Les différentes formes de violences contemporaines et la tendance à la victimisation, nous amènent à repenser le traumatisme, en prenant en compte les enjeux idéologiques, religieux, politiques et anthropologiques qui traversent nos sociétés, au regard d'une psychanalyse renouvelée. Le discours scientiste et néolibéral, valorise l'évènement au détriment de la reconnaissance de la place occupée par le fantasme dans la rencontre traumatique. Par contre, la psychanalyse trouve avec l'apport de Lacan, une nouvelle lecture du traumatisme. Ainsi, pour Lacan, le traumatisme est dû à un évènement laissant le sujet en proie à un effet permanent d'excitation psychique, qui reste externe au sujet, on peut alors parler d'un "effet du réel" , où le corps meurtri troue le symbolique. La question se pose alors de savoir comment ce réel peut se "symptraumatiser", le terme est de Lacan, en retrouvant un fil d'Ariane subjectivant ?