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Physica. Livre des subtilités des créatures divines : Précédé de Au jardin d'Hildegarde et Imaginez,
HILDEGARDE DE BINGEN
MILLON
31,01 €
Épuisé
EAN :9782841373628
Le diamant est chaud : il se forme sur certaines montagnes de la partie méridionale qui sont pour ainsi dire visqueuses. Semblable à une sorte de verre cristallin, il apparaît au sein de cette masse visqueuse comme s?il en était le c?ur tout-puissant. Et, parce qu?il est solide et dur, il fait éclater, avant même de grandir, la masse de la montagne qui l?entoure, puis il est entraîné dans l?eau, comme une toupie, dont il a à peu près la taille : après cela, à sa place, la pâte visqueuse devient plus faible. Puis, lorsque la crue du ?euve s?est manifestée, celui-ci emporte le diamant vers d?autres pays. Il y a des gens qui, par leur nature et par la faute du diable, sont remplis de méchanceté ; ils gardent généralement le silence et ont le regard perçant ; de temps en temps, ils perdent pour ainsi dire la tête, puis reviennent rapidement à eux. Que ces gens-là mettent souvent, ou même toujours, un diamant dans leur bouche : telle est sa vertu, et si grande sa force qu?il étouffe le mal et la méchanceté qui se trouvent en eux.Le diamant est d?une telle dureté qu?aucune dureté ne peut le vaincre : c?est pourquoi il raye et perce le fer. Ni le fer ni l?acier ne peuvent triompher de sa dureté, si bien même qu?il triomphe de l?acier : il ne cède ni ne se brise avant de l?avoir découpé. Le diable déteste cette pierre parce qu?elle résiste à sa puissance. C?est pourquoi, jour et nuit, il lui manifeste son hostilité.Que fait Hildegarde dans les Physica ? Rien d?autre que d?essayer de saisir dans tout ce qui nous entoure ? les éléments, les plantes, les pierres ou les bêtes ?, ce qui est caché sous un visage apparemment inerte ou étranger et qui pourtant sollicite notre imagination et porte des trésors capables de remplir et de faire rayonner notre chair et notre c?ur. À première vue, le dessein de la bénédictine est humble : découvrir dans tous les règnes du vivant ce qui nous peut être assistance et nous éloigner de la maladie et de la mort. Mais le projet lointain est beaucoup plus vaste : il est de rétablir entre la nature et nous ce lien de sympathie profonde qui nous arrache à notre solitude et nous réintègre dans le grand flux de la vie.4e de couverture : Le diamant est chaud : il se forme sur certaines montagnes de la partie méridionale qui sont pour ainsi dire visqueuses. Semblable à une sorte de verre cristallin, il apparaît au sein de cette masse visqueuse comme s?il en était le c?ur tout-puissant. Et, parce qu?il est solide et dur, il fait éclater, avant même de grandir, la masse de la montagne qui l?entoure, puis il est entraîné dans l?eau, comme une toupie, dont il a à peu près la taille : après cela, à sa place, la pâte visqueuse devient plus faible. Puis, lorsque la crue du ?euve s?est manifestée, celui-ci emporte le diamant vers d?autres pays. Il y a des gens qui, par leur nature et par la faute du diable, sont remplis de méchanceté ; ils gardent généralement le silence et ont le regard perçant ; de temps en temps, ils perdent pour ainsi dire la tête, puis reviennent rapidement à eux. Que ces gens-là mettent souvent, ou même toujours, un diamant dans leur bouche : telle est sa vertu, et si grande sa force qu?il étouffe le mal et la méchanceté qui se trouvent en eux.Le diamant est d?une telle dureté qu?aucune dureté ne peut le vaincre : c?est pourquoi il raye et perce le fer. Ni le fer ni l?acier ne peuvent triompher de sa dureté, si bien même qu?il triomphe de l?acier : il ne cède ni ne se brise avant de l?avoir découpé. Le diable déteste cette pierre parce qu?elle résiste à sa puissance. C?est pourquoi, jour et nuit, il lui manifeste son hostilité.Que fait Hildegarde dans les Physica ? Rien d?autre que d?essayer de saisir dans tout ce qui nous entoure ? les éléments, les plantes, les pierres ou les bêtes ?, ce qui est caché sous un visage apparemment inerte ou étranger et qui pourtant sollicite notre imagination et porte des trésors capables de remplir et de faire rayonner notre chair et notre c?ur. À première vue, le dessein de la bénédictine est humble : découvrir dans tous les règnes du vivant ce qui nous peut être assistance et nous éloigner de la maladie et de la mort. Mais le projet lointain est beaucoup plus vaste : il est de rétablir entre la nature et nous ce lien de sympathie profonde qui nous arrache à notre solitude et nous réintègre dans le grand flux de la vie.
Résumé : Le tome II (SC 617) contient le Commentaire de la Règle de saint Benoît (1160) ; La Vie de saint Disibod (après 1170) ; et les Solutions à trente-huit questions (entre 1177 et 1179). Ce dernier texte, méconnu, expose de façon claire et concise certains thèmes récurrents de sa théologie. L'intérêt contemporain pour l'oeuvre de Hildegarde de Bingen (1098-1179) a laissé dans l'ombre sa vie monastique à l'école de saint Benoît. Sont réunis ici, en deux tomes, quatre opuscules qui reflètent sa conception du monachisme, enracinée dans la tradition et profondément originale dans son expression. Le Commentaire de la Règle de saint Benoît, un des rares du Moyen Age, nous révèle une femme pratique, attachée à la valeur bénédictine de discretio (discernement, mesure), tandis que la Vie de saint Disibod nous entraîne dans une vaste fresque historique d'où ressort un idéal monastique à la fois contemplatif et actif. Quant aux Solutions à trente-huit questions, écrites à la fin de sa vie, elles témoignent de l'autorité qui lui était alors reconnue en matière d'exégèse. Les textes de ce volume, avec une première traduction française, sont proposés dans la version du Riesencodex, rédigé sous la supervision de l'abbesse elle-même.
Ce volume contient une soixantaine de lettres de la volumineuse correspondance de Hildegarde de Bingen qui compte plus de quatre cents courriers. L'époque est troublée. l'Eglise est déchirée par les schismes et le pouvoir temporel tente de gouverner l'Eglise: l'empereur germanique nomme lui-même les papes; le roi d'Angleterre entre en conflit ouvert avec l'Eglise, et Rome et ses papes s'insurgent. Partout les hérésies fleurissent dont ces Cathares qui prêchent une foi nouvelle. Les couvents sont bien souvent pris en tenailles entre l'influence des nobles provinciaux et leurs autorités ecclésiales. Dans son monastère aux environs de Bingen, Hildegarde, porteuse d'une réalité qui la dépasse, refuse jusqu'au bout de se plier aux règles du monde: elle admoneste, s'insurge contre l'injustice et la simonie, dépasse les limites théoriquement permises aux filles d'Eve, résiste envers et contre tout, au mépris parfois des règles ecclésiales et des conventions mondaines.
Lorsqu?un homme bâtit une maison, il y fait une porte, des fenêtres et une cheminée, de façon à entrer et sortir par la porte pour aller chercher ce qui est nécessaire, de façon à recevoir de la lumière par les fenêtres et de façon que, lorsqu?il allume du feu, la fumée sorte par la cheminée, pour que la maison ne soit pas noircie par la fumée. De la même façon, l?âme qui est installée dans le corps comme dans une maison envoie et reçoit des pensées comme par une porte, les regarde comme par des fenêtres et fait passer leurs forces vers le cerveau ? de même que lorsqu?on allume du feu, la fumée s?en va vers la cheminée ? afin que celui-ci les trie en les examinant. Les pensées sont les causes premières de la science du bien et du mal et les organisatrices de toutes choses et sont appelées pensées. Car les pensées sont les causes premières de la bonté, de la sagesse, de la sottise et des autres faiblesses semblables, de la même façon que les mauvaises pensées sortent du c?ur : voilà ce qu?est la porte de la maison de l?âme. Et c?est pourquoi depuis le c?ur un chemin s?avance vers les éléments avec lesquels l?homme réalise ce qu?il pense. Et les forces des pensées montent vers le cerveau et le cerveau les rassemble, car le cerveau est le principe humide de tout le corps, de même que la rosée humidifie toutes choses. Et lorsque certaines humeurs mauvaises ou fétides se développent chez l?homme, elles envoient vers le cerveau une vapeur nocive.Il n?y a pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui, de même qu?il participe à leur malheur, doit aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âme, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c?est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maîtrise d?eux-mêmes, qu?ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.4e de couverture : Lorsqu?un homme bâtit une maison, il y fait une porte, des fenêtres et une cheminée, de façon à entrer et sortir par la porte pour aller chercher ce qui est nécessaire, de façon à recevoir de la lumière par les fenêtres et de façon que, lorsqu?il allume du feu, la fumée sorte par la cheminée, pour que la maison ne soit pas noircie par la fumée. De la même façon, l?âme qui est installée dans le corps comme dans une maison envoie et reçoit des pensées comme par une porte, les regarde comme par des fenêtres et fait passer leurs forces vers le cerveau ? de même que lorsqu?on allume du feu, la fumée s?en va vers la cheminée ? afin que celui-ci les trie en les examinant. Les pensées sont les causes premières de la science du bien et du mal et les organisatrices de toutes choses et sont appelées pensées. Car les pensées sont les causes premières de la bonté, de la sagesse, de la sottise et des autres faiblesses semblables, de la même façon que les mauvaises pensées sortent du c?ur : voilà ce qu?est la porte de la maison de l?âme. Et c?est pourquoi depuis le c?ur un chemin s?avance vers les éléments avec lesquels l?homme réalise ce qu?il pense. Et les forces des pensées montent vers le cerveau et le cerveau les rassemble, car le cerveau est le principe humide de tout le corps, de même que la rosée humidifie toutes choses. Et lorsque certaines humeurs mauvaises ou fétides se développent chez l?homme, elles envoient vers le cerveau une vapeur nocive.Il n?y a pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui, de même qu?il participe à leur malheur, doit aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âme, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c?est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maîtrise d?eux-mêmes, qu?ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.
Hildegarde de Bingen (1098-1179) : Abbesse allemande, férue de "science" elle compose plusieurs traités de physique ou de médecine, un très curieux bestiaire, que l'on a entrepris de traduire ou de rééditer. Ses chants religieux sont très tôt connus, chantés et propagés dans l'Europe médiévale. Leur forme est rituelle, mais ils sont toujours empreints de cette couleur, de cette saveur prises à la vie que les mystiques savaient, à l'instar des sculpteurs, devoir frapper l'esprit, et qu'ils cultivaient dans l'imaginaire des croyants et des profanes.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.