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Opuscules monastiques. Tome 2, Sur la Règle de saint Benoît ; Vie de saint Disibold ; Solutions à tr
HILDEGARDE BINGEN DE
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204146586
Le tome II (SC 617) contient le Commentaire de la Règle de saint Benoît (1160) ; La Vie de saint Disibod (après 1170) ; et les Solutions à trente-huit questions (entre 1177 et 1179). Ce dernier texte, méconnu, expose de façon claire et concise certains thèmes récurrents de sa théologie. L'intérêt contemporain pour l'oeuvre de Hildegarde de Bingen (1098-1179) a laissé dans l'ombre sa vie monastique à l'école de saint Benoît. Sont réunis ici, en deux tomes, quatre opuscules qui reflètent sa conception du monachisme, enracinée dans la tradition et profondément originale dans son expression. Le Commentaire de la Règle de saint Benoît, un des rares du Moyen Age, nous révèle une femme pratique, attachée à la valeur bénédictine de discretio (discernement, mesure), tandis que la Vie de saint Disibod nous entraîne dans une vaste fresque historique d'où ressort un idéal monastique à la fois contemplatif et actif. Quant aux Solutions à trente-huit questions, écrites à la fin de sa vie, elles témoignent de l'autorité qui lui était alors reconnue en matière d'exégèse. Les textes de ce volume, avec une première traduction française, sont proposés dans la version du Riesencodex, rédigé sous la supervision de l'abbesse elle-même.
Résumé : On trouvera ici la première traduction intégrale du "Scivias" . Cet ouvrage au titre un peu mystérieux (Sache les voies) présente, en treize visions, l'histoire des rapports entre Dieu et les hommes, de la création au jugement dernier, en insistant sur le rôle de l'Eglise dans l'histoire du salut. Présentée d'abord comme une femme qui accouche sans cesse de nouveaux croyants, l'Eglise devient, dans les visions de la troisième partie, un édifice qui se construit sous nos yeux, fondé sur le Verbe divin et orné des vertus chrétiennes. Dans un foisonnement d'images, Hildegarde propose en fait un traité de théologie dogmatique sur la Trinité et l'économie du salut, une morale, faite de multiples interdits et de vigoureuses dénonciations, mais aussi d'une généreuse exaltation des vertus, et enfin une minutieuse pastorale des sacrements. Tout cela dans une langue à la fois généreuse et difficile, grandiose et sombre, se déployant souvent en longues périodes qui emportent le lecteur essoufflé dans un véritable tourbillon.
Résumé : Première édition française du Livre des créatures divines (traduit du latin de la Patrologia lutina de Migne) Le basilic naît d'autres espèces de vermines qui ont quelque chose de diabolique, comme le crapaud. Quand la femelle du crapaud est gravide et prête à mettre bas, si elle voit alors un ?uf de serpent ou de poule, elle s'en éprend, s'étend sur lui et le couve jusqu'à ce qu'elle mette bas les petits qu'elle avait normalement confus ; une fois quelle les a mis bas, ils meurent aussitôt. Quand elle voit qu'ils sont morts, elle s'installe à nouveau sur l'?uf et le couve jusqu'à ce que le petit qui est en lui commence à vivre. Alors, sous l'effet de l'action diabolique, une force venue de l'antique serpent, qui se trouve dans l'Antéchrist, vient la frapper; ainsi, tout comme le diable résiste aux forces célestes, de même cet animal lutte-t-il contre les mortels en les tuant. Une fois que le crapaud a senti qu'il y avait de la vie dans l'?uf, il est aussitôt frappé d'épouvante et s'enfuit. Le nouveau vivant brise la coquille de l'?uf et en sort; puis, conformément à sa nature, il émet un souffle très puissant, avec le feu le plus brûlant et le plus puissant qui puisse être, à l'exception de celui de l'enfer semblable à la foudre et au tonnerre. Une fois sorti de l'?uf, il fend le sol grâce à la puissance de son souffle, jusqu'à une profondeur de cinq coudées ; il s'installe là, dans le sol humide, jusqu'à ce qu'il ait atteint sa maturité. Puis il remonte sur la terre et, par son souffle, tue tout ce qu'il trouve en vie, car il ne veut ni ne peut supporter quelque chose de vivant. Quand il voit quelque chose qui vit, il se met en colère et envoie devant lui son froid et son souffle, tuant la créature sur laquelle il souffle : celle-ci tombe aussitôt, comme si elle était frappée par le tonnerre et la foudre. Chapitre XII, le Basilic (De Basilisco)
Ce volume contient une soixantaine de lettres de la volumineuse correspondance de Hildegarde de Bingen qui compte plus de quatre cents courriers. L'époque est troublée. l'Eglise est déchirée par les schismes et le pouvoir temporel tente de gouverner l'Eglise: l'empereur germanique nomme lui-même les papes; le roi d'Angleterre entre en conflit ouvert avec l'Eglise, et Rome et ses papes s'insurgent. Partout les hérésies fleurissent dont ces Cathares qui prêchent une foi nouvelle. Les couvents sont bien souvent pris en tenailles entre l'influence des nobles provinciaux et leurs autorités ecclésiales. Dans son monastère aux environs de Bingen, Hildegarde, porteuse d'une réalité qui la dépasse, refuse jusqu'au bout de se plier aux règles du monde: elle admoneste, s'insurge contre l'injustice et la simonie, dépasse les limites théoriquement permises aux filles d'Eve, résiste envers et contre tout, au mépris parfois des règles ecclésiales et des conventions mondaines.