Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LE LIVRE DES SUBTILITES DES CREATURES DIVINES - T 2
HILDEGARDE DE BINGEN
MILLON
21,30 €
Épuisé
EAN :9782905614315
Première édition française du Livre des créatures divines (traduit du latin de la Patrologia lutina de Migne) Le basilic naît d'autres espèces de vermines qui ont quelque chose de diabolique, comme le crapaud. Quand la femelle du crapaud est gravide et prête à mettre bas, si elle voit alors un ?uf de serpent ou de poule, elle s'en éprend, s'étend sur lui et le couve jusqu'à ce qu'elle mette bas les petits qu'elle avait normalement confus ; une fois quelle les a mis bas, ils meurent aussitôt. Quand elle voit qu'ils sont morts, elle s'installe à nouveau sur l'?uf et le couve jusqu'à ce que le petit qui est en lui commence à vivre. Alors, sous l'effet de l'action diabolique, une force venue de l'antique serpent, qui se trouve dans l'Antéchrist, vient la frapper; ainsi, tout comme le diable résiste aux forces célestes, de même cet animal lutte-t-il contre les mortels en les tuant. Une fois que le crapaud a senti qu'il y avait de la vie dans l'?uf, il est aussitôt frappé d'épouvante et s'enfuit. Le nouveau vivant brise la coquille de l'?uf et en sort; puis, conformément à sa nature, il émet un souffle très puissant, avec le feu le plus brûlant et le plus puissant qui puisse être, à l'exception de celui de l'enfer semblable à la foudre et au tonnerre. Une fois sorti de l'?uf, il fend le sol grâce à la puissance de son souffle, jusqu'à une profondeur de cinq coudées ; il s'installe là, dans le sol humide, jusqu'à ce qu'il ait atteint sa maturité. Puis il remonte sur la terre et, par son souffle, tue tout ce qu'il trouve en vie, car il ne veut ni ne peut supporter quelque chose de vivant. Quand il voit quelque chose qui vit, il se met en colère et envoie devant lui son froid et son souffle, tuant la créature sur laquelle il souffle : celle-ci tombe aussitôt, comme si elle était frappée par le tonnerre et la foudre. Chapitre XII, le Basilic (De Basilisco)
Hildegarde de Bingen (1098-1179) : Abbesse allemande, férue de "science" elle compose plusieurs traités de physique ou de médecine, un très curieux bestiaire, que l'on a entrepris de traduire ou de rééditer. Ses chants religieux sont très tôt connus, chantés et propagés dans l'Europe médiévale. Leur forme est rituelle, mais ils sont toujours empreints de cette couleur, de cette saveur prises à la vie que les mystiques savaient, à l'instar des sculpteurs, devoir frapper l'esprit, et qu'ils cultivaient dans l'imaginaire des croyants et des profanes.
Comme dans l?Apocalypse, lorsque les cieux s?ouvrent et se découvrent pour Hildegarde, ils sont pleins de chant et de musique: la lumière parle et ses paroles sont comme une flamme brillante. De ces voyages intérieurs, Hildegarde rapporte des visions à écrire et des chants à retranscrire pour enrichir la liturgie des heures du monastère qu?elle dirige. Pour elle, la musique est l?expression du divin et l?étouffer reviendrait à tuer la vie, à arracher l?homme à l?harmonie céleste et aux délices du paradis. Ce recueil d?antiennes, de répons, d?hymnes et de séquences nous transporte dans l?univers particulier de Hildegarde, mélange d?archaïsme et de libertés innovantes. Cet ensemble à la fois poétique et dramatique ? puisqu?il inclut L?ordo virtutum, drame liturgique qui fut certainement interprété à l?intérieur du couvent par les moniales de Hildegarde ? nous emmène au plus secret de la vie quotidienne du couvent et nous livre intact toute la fraîcheur, l?insolite et l?intimité de l?univers mystique de la sainte. Autres titres disponibles aux éditions Jérôme Millon: Le Livre des subtilités (tomes I et II), et Les Causes et les remèdes.
Il n'y pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui, de même qu'il participe à leur malheur, doit aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âme, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c'est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maîtrise d'eux-mêmes, qu'ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.
Résumé : Le tome II (SC 617) contient le Commentaire de la Règle de saint Benoît (1160) ; La Vie de saint Disibod (après 1170) ; et les Solutions à trente-huit questions (entre 1177 et 1179). Ce dernier texte, méconnu, expose de façon claire et concise certains thèmes récurrents de sa théologie. L'intérêt contemporain pour l'oeuvre de Hildegarde de Bingen (1098-1179) a laissé dans l'ombre sa vie monastique à l'école de saint Benoît. Sont réunis ici, en deux tomes, quatre opuscules qui reflètent sa conception du monachisme, enracinée dans la tradition et profondément originale dans son expression. Le Commentaire de la Règle de saint Benoît, un des rares du Moyen Age, nous révèle une femme pratique, attachée à la valeur bénédictine de discretio (discernement, mesure), tandis que la Vie de saint Disibod nous entraîne dans une vaste fresque historique d'où ressort un idéal monastique à la fois contemplatif et actif. Quant aux Solutions à trente-huit questions, écrites à la fin de sa vie, elles témoignent de l'autorité qui lui était alors reconnue en matière d'exégèse. Les textes de ce volume, avec une première traduction française, sont proposés dans la version du Riesencodex, rédigé sous la supervision de l'abbesse elle-même.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
Au IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.