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La démocratie, entre multiplication des droits et contre-pouvoirs sociaux
Herrera Carlos Miguel ; Pinon Stéphane
KIME
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841745784
Le concept de démocratie a été façonné, dans la tradition française, à partir d'une certaine vision de République, indivisible, expression de l'unité du peuple. En parallèle, le principe de séparation des pouvoirs a rapidement pris une place centrale dans la définition de l'idéal démocratique. Mais ce modèle, ces représentations, sont plus que jamais en question. Par une exigence constante de reconnaissance des identités individuelles et des appartenances collectives, une démocratie plus complexe prendrait corps, dilatée dans sa logique même par la multiplication de droits et l'émergence de contre-pouvoirs sociaux, qui défient les représentations plus simples du passé. Le mécanisme démocratique se retrouverait au coeur d'une tension entre revendications individuelles et revendications sectorielles aboutissant à une crise de la généralité. La multiplication de nouveaux " droits " entraîne inévitablement une série des difficultés spécifiques pour le politique, qui se voit aussi mis en abîme par l'émergence des contre-pouvoirs sociaux. On voudrait saisir les uns et les autres par un droit constitutionnel, sinon nouveau, du moins conscient de ces transformations.
Résumé : Depuis le début des années 1990, et même un peu avant, les Etats latino-américains connaissent d'importants changements constitutionnels qui se sont accélérés lors des dernières années, au Venezuela, en Equateur et en Bolivie. Les nouvelles constitutions ont produit des mutations normatives significatives, avec l'extension des droits fondamentaux et garanties juridictionnelles, le développement d'institutions nouvelles, l'incorporation d'acteurs sociaux ou ethniques oubliés, l'établissement de règles économiques particulières, au point que l'on a parlé d'un nouveau constitutionnalisme latino-américain pour rendre compte d'un phénomène nécessairement complexe. Ce livre se propose une première analyse de cette expérience, dont la portée dépasse certainement le sous-continent américain. Il réunit les contributions de spécialistes venus d'Allemagne, du Brésil, de Colombie, d'Espagne et de France.
L'expression "droits sociaux" évolue dans une situation paradoxale. Si elle fait florès en sciences sociales et en politique, elle suscite encore la méfiance des juristes: les droits sociaux restent percus comme des droits spéciaux, particuliers, contingents, se confondant souvent avec une politique sociale et se résumant, en tous les cas, à des prestations matérielles de l'État. Face à ces débats doctrinaux, force est de constater que, depuis les années 1970, au niveau international, européen et même français, les droits des travailleurs en particuliers mais aussi à la santé, au logement, etc. n'ont cessé d'augmenter.Du droit de grève au DALO, cet ouvrage analyse la pertinence de la catégorie "droits sociaux'. Il dresse un état des lieux des débats doctrinaux autour de cette notion comme des évolutions juridiques en France et à l'étranger. Biographie de l'auteur Carlos Miguel Herrera est professeur de droit public à l'Université de Cergy-Pontoise, où il dirige le Centre de philosophie juridique et politique."
En France, on connaît surtout Hans Kelsen (Prague, 1881 - Berkely, Californie, 1973) pour ses travaux en théorie du droit. Mais l'oeuvre du juriste autrichien dépasse largement la Théorie pure du droit, et sa conception est loin de l'asepsie par laquelle on l'a souvent caricaturée. Au contraire, elle s'inscrit dans une histoire : celle des transformations politiques et sociales qui éclosent dans notre siècle. Ce n'est nullement par hasard s'il pensait que c'était précisément par sa tendance anti-idéologique que la théorie pure du droit se révélait comme une véritable science du droit. En effectuant une reconstruction conceptuelle de la théorie politique de Hans Kelsen, ce livre cherche à déterminer la portée politique du formalisme juridique, par le biais notamment de la dimension techniciste du normativisme et ses liens avec le versant artificialiste de la philosophie politique. L'ouvrage étudie en particulier ses confrontations avec les idées politiques et juridiques contemporaines (le marxisme, Schmitt, Hayek) et explore ses rapports avec les courants intellectuels et politiques de son temps. La théorie kelsénienne apparaîtra alors sous un jour plus complexe.
Herrera Carlos Miguel ; Saint-Bonnet François ; Ba
François Saint-Bonnet est professeur d'histoire du droit à l'Université Paris II. Guillaume Bacot est professeur de droit public à l'Université de Cergy-Pontoise. Blaise Bachofen est maître de conférences en philosophie à l'Université de Cergy-Pontoise.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.