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Théorie juridique et politique chez Hans Kelsen
Herrera Carlos Miguel
KIME
29,50 €
Épuisé
EAN :9782841741069
En France, on connaît surtout Hans Kelsen (Prague, 1881 - Berkely, Californie, 1973) pour ses travaux en théorie du droit. Mais l'oeuvre du juriste autrichien dépasse largement la Théorie pure du droit, et sa conception est loin de l'asepsie par laquelle on l'a souvent caricaturée. Au contraire, elle s'inscrit dans une histoire : celle des transformations politiques et sociales qui éclosent dans notre siècle. Ce n'est nullement par hasard s'il pensait que c'était précisément par sa tendance anti-idéologique que la théorie pure du droit se révélait comme une véritable science du droit. En effectuant une reconstruction conceptuelle de la théorie politique de Hans Kelsen, ce livre cherche à déterminer la portée politique du formalisme juridique, par le biais notamment de la dimension techniciste du normativisme et ses liens avec le versant artificialiste de la philosophie politique. L'ouvrage étudie en particulier ses confrontations avec les idées politiques et juridiques contemporaines (le marxisme, Schmitt, Hayek) et explore ses rapports avec les courants intellectuels et politiques de son temps. La théorie kelsénienne apparaîtra alors sous un jour plus complexe.
Résumé : Les idées, et même la personnalité de Georges Sorel (1847-1922), ont exercé un attrait considérable dans la culture française, mais également en Italie ou en Amérique Latine. Une pensée originale mais souvent mouvante, déroutante, qui a fait l'objet d'appropriations multiples, et contradictoires. Ce volume emprunte un chemin peut-être plus inattendu, mais non pas pour autant moins significatif : l'exploration de ses vues sur le droit. Chez Sorel, en effet, le droit apparaît dans une place centrale pour la compréhension du social, mais également pour sa transformation. Un ensemble de contributions s'attelle à explorer la signification de cette vision complexe. Le livre présente un essai inédit en français de Sorel, " Les idées juridiques dans le marxisme ".
Résumé : Depuis le début des années 1990, et même un peu avant, les Etats latino-américains connaissent d'importants changements constitutionnels qui se sont accélérés lors des dernières années, au Venezuela, en Equateur et en Bolivie. Les nouvelles constitutions ont produit des mutations normatives significatives, avec l'extension des droits fondamentaux et garanties juridictionnelles, le développement d'institutions nouvelles, l'incorporation d'acteurs sociaux ou ethniques oubliés, l'établissement de règles économiques particulières, au point que l'on a parlé d'un nouveau constitutionnalisme latino-américain pour rendre compte d'un phénomène nécessairement complexe. Ce livre se propose une première analyse de cette expérience, dont la portée dépasse certainement le sous-continent américain. Il réunit les contributions de spécialistes venus d'Allemagne, du Brésil, de Colombie, d'Espagne et de France.
Résumé : Si l'intérêt pour l'histoire constitutionnelle occupe une place particulière en France, le débat sur sa méthodologie semble, en revanche, accuser quelques retards par rapport à d'autres cultures juridiques européennes. Ce livre a pour ambition d'examiner la question de la méthode de l'histoire constitutionnelle. Il s'agit moins de parvenir à identifier une bonne méthodologie (entreprise aussi dérisoire que vaine), que de comparer les expériences méthodologiques de plusieurs chercheurs s'étant spécialisés dans cette matière, mais venant d'horizons théoriques, géographiques, et même générationnels divers. Il nous a en effet semblé qu'une telle confrontation pourrait donner lieu à de fructueuses discussions sur les enjeux contemporains de l'histoire constitutionnelle.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.