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Monumental Semestriel 1, juin 2024 : Lieux et paysages de mémoire
Hebert Jean-François
PATRIMOINE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782757709795
Dans ce numéro thématique, Monumental se consacre aux lieux et aux paysages de mémoire dans toute leur diversité. La réflexion sur leur construction et leur patrimonialisation, sur les problématiques de protection et de conservation s'organise en quatre chapitres. Le premier s'intéresse à la mémoire des épisodes douloureux de notre histoire nationale et internationale, avant tout des grands conflits du XXe siècle : la patrimonialisation des vestiges, des sites et des monuments des deux guerres mondiales, des villages martyrs (Oradour-sur-Glane), des lieux de concentration (camp de Natzweiler-Struthof) et de déportation (ancienne gare de Bobigny), des baraques de harkis (Roussillon-en-Morvan)... Le deuxième chapitre traite des paysages mémoriels, porteurs de la trace fragile - à grande, voire très grande échelle - d'un passé militaire, industriel (l'exploitation de l'ardoise) et agricole (l'inscription de la transhumance au patrimoine culturel immatériel de l'humanité). Dans une troisième partie est abordé le sujet des lieux de vie et de création de personnalités du monde des arts, de la science ou de l'industrie, pour lesquels la recherche d'un équilibre entre authenticité, conditions de conservation et attentes du public est souvent complexe. Le dossier se termine sur la zone grise entre réalité historique et construction d'une légende, avec plusieurs exemples : des sites de nos "ancêtres les Gaulois" aux symboles et aux mythes au coeur des monuments historiques ; d'un "bois sacré" en hommage à Napoléon Ier aux lieux de tournage des films de Jacques Demy. Le numéro se poursuit avec trois brèves concernant la restauration de la collection de marionnettes à Nohant, celle du tympan hydraulique du château du Lude et la nouvelle présentation du trésor de la cathédrale d'Albi ; la liste des immeubles protégés et un bilan des acquisitions de l'Etat au profit des cathédrales, en 2023 ; puisse termine avec la recension de publications récentes relatives au patrimoine et à l'architecture.
Ce livre s'adresse aux étudiants qui cherchent une synthèse des notions qui sous-tendent le pilotage des entreprises, avant de se spécialiser dans les domaines plus particuliers que sont le calcul des coûts, le contrôle de gestion industriel, la stratégie; aux praticiens de la comptabilité de gestion ou du contrôle de gestion, qui souhaitent être en phase avec la mutation actuelle de la discipline; enfin à tout dirigeant ou manager qui souhaite se doter d'un système d'aide au pilotage de la performance sûr, robuste, et adaptable à chaque entreprise.La solution présentée dans cet ouvrage est particulièrement adaptée aux entreprises en forte croissance, et aux entreprises de service, deux catégories habituellement plutôt en marge des compétences du contrôle de gestion traditionnel.Les premières ont de forts besoins d'information pour piloter leur développement. Elles évoluent néanmoins dans des univers suffisamment instables pour remettre en cause une bonne partie des outils d'analyse et de planification proposés par le contrôle de gestion traditionnel (budgets obsolètes dès le troisième mois de l'exercice, structure changeante, indicateurs non comparables d'un exercice à l'autre...). Les secondes sont classiquement confrontées au décalage entre leurs besoins, et l'information proposée par un contrôle de gestion encore fortement marqué par sa gestation dans les grosses entreprises industrielles du début du siècle.
Témoin de l'histoire de France, le château royal de Fontainebleau porte l'empreinte de tous les souverains qui de Saint-Louis à Napoléon III, ont façonné notre pays et successivement aménagé le bâtiment. C'est notre histoire que cette "maison des siècles" nous conte à travers la sienne. Grande scène où s'est jouée la comédie du pouvoir, Fontainebleau est une longue chronique de fêtes et festins, bals et ballets, de chasses à courre, de musiques et théâtre, scène politique enfin, où se succèdent négociations publiques et secrètes, disgrâces et retours en grâce, disputes et réconciliations. On y a vu la visite de Charles Quint à François 1er (1539), l'assemblée des notables qui préluda aux guerres de religion (1560), le baptême du futur Louis XIII (1606), l'assassinat du favori de la reine de Suède (1657), la naissance du Grand Dauphin, fils de Louis XIV (1661), le mariage de Louis XV avec Marie Leszczynska (1725), la première abdication de Napoléon 1er (1814), l'attentat contre Louis-Philippe (1846), les réceptions de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie (1856-1868). A travers les grandes dates qui émaillent la vie du château, on mesure comment vit et comment se vit le pouvoir. Cet ouvrage prend comme cadre Fontainebleau mais son horizon s'étend à toute l'histoire de France. Son ton agréable le destine aux passionnés d'histoire et au grand public.
Célébré de son vivant, François Gérard a divisé la critique après son décès. Pour Baudelaire, en 1846, il n'avait laissé que la réputation d'un homme aimable et très spirituel. En 1865, Charles Blanc considérait que le maître avait quelquefois dans ses portraits usé avec peu de discrétion de l'art de la mise en scène, donnant plus d'importance au "côté extérieur" de la composition, et cela aux dépens du sentiment et de la vérité. Gérard semblait s'être avant tout préoccupé de faire jouer aux personnages qui posaient devant lui un rôle conforme à celui qu'ils tenaient dans le monde. Et pour mieux réussir, il avait entouré ses modèles d'un luxe surabondant de détails et d'attributs. Une telle opinion a longtemps prévalu. Aujourd'hui encore, si David, Prud'hon, Girodet, Gros et Ingres portraitistes continuent d'être adulés, Gérard semble le grand oublié. Il n'a jamais eu droit ni à l'exposition ni à la monographie qui auraient permis de reconsidérer son travail. En réunissant dans cet ouvrage un peu plus de soixante-dix portraits, tant peints que dessinés, nous invitons enfin à redécouvrir François Gérard et à juger de son talent ou de ses faiblesses.
Cet ouvrage regroupe les contributions issues du colloque organisé par la direction générale des Patrimoines et de l'Architecture du ministère de la Culture au musée du Quai Branly-Jacques Chirac les 28, 29 et 30 novembre 2023. La conservation et la restauration du patrimoine culturel, tous domaines confondus (matériel, immatériel, numérique et naturel), ont connu d'importantes évolutions depuis la Seconde Guerre mondiale et la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé. En 1964, la Charte de Venise eut l'ambition d'en formaliser les principes pour constituer un cadre de niveau européen. D'autres documents internationaux, telle la Charte de Florence sur la restauration des jardins historiques (1982), l'ont depuis précisée et complétée. L'élaboration et la mise en oeuvre par l'Unesco de la Convention sur le patrimoine mondial de 1972, complétée en 1982 par la déclaration de Budapest, puis la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003, ont entraîné d'importantes évolutions au niveau mondial. Aujourd'hui, la double révolution verte et numérique, avec ses conséquences politiques, économiques et sociétales, bouleverse les pratiques. A la lumière de ces évolutions, les Entretiens du patrimoine font le point sur les pratiques actuelles en matière de conservation et de restauration et d'envisager les évolutions nécessaires. Comment contribuent-elles à faire des éléments matériels et immatériels hérités du passé des ressources d'avenir en leur donnant une nouvelle vie ? Quelles techniques, quels matériaux sont mis en oeuvre à cet effet ? En quoi la préservation, la restauration du patrimoine évoluent-elles face aux effets présents et futurs du changement climatique ? Quelle place pour le patrimoine dans la transition écologique ? L'ouvrage a pour objectif d'ouvrir le débat et de dessiner des perspectives, au travers d'exemples concrets et de retours d'expérience, ainsi que du témoignage d'experts étrangers. Il est organisé en quatre parties thématiques : 1 - Quelles évolutions des principes et des pratiques de la restauration ? 2 - Restaurer : quelles réponses à l'évolution des usages ? 3 - Matériaux, techniques et savoir-faire : des approches évolutives ? 4 - Quelle place de la conservation-restauration dans la double transition écologique et numérique ?
Résumé : Fondée en 910, l'abbaye de Cluny (Saône-et-Loire) devient au XIIe siècle une capitale monastique et spirituelle au rayonnement sans équivalent dans l'Occident médiéval. Aujourd'hui encore, les vestiges de l'abbaye révèlent la splendeur passée de ce chef d'oeuvre de l'art roman. En 1910, l'Académie de Mâcon publiait les actes du congrès d'Histoire et d'Archéologie intitulés Millénaire de Cluny. Un siècle plus tard, les Editions du patrimoine célèbrent le onzième centenaire de l'illustre abbaye en réunissant, sous la direction de Neil Stratford, les contributions de quarante spécialistes sur son histoire et son rôle culturel à l'échelle de la France et de l'Europe. Fruit du travail et des recherches menées depuis plusieurs décennies, cet ouvrage a pour vocation de transmettre une connaissance approfondie de Cluny et de son rayonnement spirituel et artistique dans tout l'Occident médiéval.
Un exceptionnel ensemble du XXe siècle, construit sur l'un des plus beaux sites de la baie de Roquebrune-Cap-Martin. Véritable icône de l'architecture moderne, la villa E1027, première création architecturale de la designer d'origine irlandaise Eileen Gray, est construite de 1926 à 1929 sur un terrain dominant la baie de Roquebrune-Cap-Martin face à Monaco. Elle a valeur de manifeste, tant pour l'architecture elle-même que pour les meubles fixes et mobiles, les luminaires et les décors qui en sont indissociables. Le Corbusier, habitué des lieux depuis 1937 et amoureux de la Méditerranée, y réalisa plusieurs peintures murales. Sur la parcelle voisine, Thomas Rebutato fait construire en 1947 son cabanon de week-end qui devient en 1949 le restaurant-guinguette " L'Etoile de mer ". Une forte amitié naît alors entre le propriétaire, son fils, le jeune Robert, et Le Corbusier. Ce dernier y réalise deux peintures murales et un tableau, qui viennent habiller la construction préfabriquée en bois et plaques de fibrociment reposant sur des plots de béton. En 1951, Le Corbusier demande à son ami Thomas Rebutato de lui céder un morceau de sa parcelle, pour y construire, juste à côté de la guinguette, une habitation de vacances, témoignage des réflexions de Le Corbusier sur l'habitat minimum et la production standardisée. Cet album de la collection "Regards. . ". est la première présentation de ce site unique dont la gestion est désormais assurée par le Centre des monuments nationaux. La nouvelle édition présente un récent reportage photographique de la villa E1027 dont la restauration s'est achevée début 2021.
Très tôt acquis aux idées du Mouvement moderne, Jean Ginsberg (1905-1983) fait sienne cette nouvelle esthétique et la met en oeuvre dès ses premières réalisations des années 1930, des immeubles de logements destinés à une bourgeoisie éclairée et moderniste. Il utilise en façade la plastique des grandes villas d'avant-garde réalisées par ses maîtres, au premier rang desquels Le Corbusier, et crée à l'intérieur des typologies distributives répondant aux aspirations de jeunes urbains aisés recherchant des appartements plus petits et conçus de manière plus rationnelle pour limiter les coûts et le besoin en domesticité. Le succès est immédiat. Avec son associé Franz Heep, il développe le prototype de l'immeuble d'habitation de bon goût pour les couches supérieures de la société parisienne : des appartements de luxe, soumis à un rationalisme économique jusqu'alors inconnu, adoptant un fonctionnalisme de bon aloi où domine le goût du détail. Lui-même entrepreneur de ces premières réalisations, Ginsberg abandonne le contrôle de la maîtrise d'ouvrage au fur et à mesure qu'il adopte la production de série à partir des années 1950. Dans le contexte du boom économique de la fin des années 1960, il construira également des résidences immobilières sur la côte méditerranéenne, notamment à Cannes et à Monaco.
Résumé : Angers a toujours été pour moi un point d'arrivée. Venant de Paris, c'était la porte ouverte sur les vacances, chez ma grand-mère, sur les bords de la Loire, à quelques kilomètres de là. Dès la sortie de la gare, une douce lumière caresse les pierres de tuffeau et fait briller les toits d'ardoise. La pierre est belle en Anjou et l'ardoise qui servit à la construction du château du roi René donne à sa silhouette un caractère singulier et trapu au-dessus de l'eau, de la Maine, de la Loire, toutes proches, offrant à Angers son titre de ville de confluence. Quelle richesse ! Quelle histoire ! [...] Angers, ville du cinéma [...], ville de spectacles [...]. Mais aussi Angers, ville des livres : tant d'auteurs et de lecteurs s'y retrouvent pour évoquer Ronsard ou Du Bellay, Balzac, Julien Gracq ou Hervé Bazin [...], attirés par le charme des lieux et le plaisir de la bonne chère et des vins d'Anjou, célébrant la région et la beauté de la douce France. J'y descends toujours avec plaisir, celui de retrouver l'autre partie de moi-même, qui me manque tant à Paris, en me récitant, chaque fois, ces vers d'Aragon : " J'ai traversé les ponts de Cé C'est là que tout a commencé... "