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La légende de Napoléon
Hazareesingh Sudhir ; Sebag Albert
POINTS
11,20 €
Épuisé
EAN :9782757804216
Napoléon, disait Stendhal, est "le seul roi dont le peuple ait gardé la mémoire". Comment s'est manifesté cet attachement à l'Empereur et quels furent ses effets sur la culture politique nationale? Sudhir Hazareesingh fait ici revivre la célébration populaire de la légende napoléonienne à travers les rumeurs sur un retour de Sainte-Hélène, la mobilisation politique des groupes bonapartistes et le souvenir des vétérans de la Grande Armée.L'image de Napoléon a subi des transformations parfois étonnantes: il est dieu de la guerre ou homme de paix, conquérant glorieux et sage législateur, ou bien encore figure d'autorité et incarnation de la liberté. Cette étude du mythe napoléonien permet de mieux saisir la fascination qu'exerce toujours le Grand Homme dans l'imaginaire politique de la France.Prix de la Fondation Napoléon 2006 - Prix d'histoire (Second Empire), Prix du Mémorial d'Ajaccio 2006, Prix d'Histoire de la Ville de Meaux 2007. Biographie: Sudhir Hazareesingh, Fellow de la British Academy, il enseigne à Balliol College, à l'université d'Oxford. Spécialiste de l'histoire de la France moderne et contemporaine, il a publié plusieurs ouvrages sur la culture politique française.
Napoléon, disait Stendhal, est "le seul roi dont le peuple ait gardé la mémoire". Comment s'est manifesté, de manière concrète, cet attachement à l'Empereur dans la conscience collective après 1815, et quels furent ses effets sur la culture politique nationale? Utilisant des sources jusqu'ici inexploitées, Sudhir Hazareesingh fait revivre la célébration populaire de la légende napoléonienne à travers les rumeurs sur un retour de Sainte-Hélène, le culte des objets "séditieux" sous la Restauration, la mobilisation politique de groupes bonapartistes, et le souvenir des vétérans de la Grande Armée. L'image multiple de Napoléon subit des transformations parfois étonnantes: il est dieu de la guerre, et homme de la paix; conquérant glorieux et sage législateur; figure d'autorité et incarnation de la liberté; homme de religion et symbole de l'anticléricalisme. En brossant un tableau subtil et animé de la complexité sociale et idéologique du mythe napoléonien, l'ouvrage offre une interprétation nouvelle de l'histoire du XIXe siècle, et permet de mieux saisir la fascination qu'exerce toujours le Grand Homme dans l'imaginaire politique de la France.
Winock Michel ; Benamou Georges-Marc ; Hazareesing
Nous avons voulu cerner au plus près la nature de l'héritage du gaullisme, son aspect composite fait de la rencontre d'un homme avec l'Histoire autant qu'avec un pays et un peuple, au point de paraître les personnifier dans une geste inégalée. N'a-t-on pas entendu, au début du mouvement des Gilets jaunes, des voix réclamer un général à l'Elysée ? le général de Villiers ; l'époque a les ambitions qu'elle peut ?, quand, cinquante ans plus tôt, d'autres voix, plus jeunes, voulaient chasser du pouvoir un général d'une autre trempe ? Une autre question se pose : qui aujourd'hui porte l'idée de rassemblement, de compagnonnage transcendant les partis, d'un intérêt général peu compatible avec l'esprit de boutique ? " Eric Fottorino
Hazareesingh Sudhir ; Higonnet Patrice ; Rey Henri
La question du politique n'est plus posée. Le lien entre les citoyens semble se distendre à une vitesse accélérée. Le sentiment d'une civilité fondée en fraternité s'érode. On cherche ici à évoquer quelques-uns des enjeux qui se posent à une société française en voie de dissociation, s'éloignant sans cesse davantage d'une vision commune. L'espace public était autrefois arpenté avec passion, tant à l'occasion de nombreuses fêtes que des diverses élections qui mobilisaient rituellement les citoyens. Ces manifestations, de même que l'urne traditionnelle des salles d'école, symbolisaient l'action politique. De nos jours, tout semble basculer et le modèle politique français perd de son exceptionnalisme. Le vote ouvrier obéit à de nouvelles logiques, la nation ne sait plus à quel saint se vouer entre Europe et ethnicité, espace post-national et tentation souverainiste. L'idéal démocratique lui-même paraît incertain. Et les grands hommes prennent la pose. Le parlementarisme demeure fragile, à travers lequel la diversité des opinions s'exprime pourtant légitimement dans la discussion. La tentation extrémiste, alimentée par des penseurs comme Carl Schmitt, trouve en France un écho troublant, des philosophes de haute stature restant plus attirés par le prestige du tyran que par les charmes incertains de la méthode démocratique.
Au moment où les querelles sur l'identité nationale se multiplient, il est bon de s'interroger sur ce qui constitue une nation comme la France. Or, depuis 1789, ce pays s'est fait une spécialité de se célébrer régulièrement dans des fêtes nationales pour rassembler les citoyens autour de valeurs communes, socle d'un sentiment national original. Au fil des siècles s'est formée une culture de la fête, encore en usage aujourd'hui, faite de civisme, de sociabilités et de pratiques ludiques variées, depuis les placards du XVIIIe siècle jusqu'à Internet. Elle a résisté à onze régimes politiques, à des coups d'État, à des révolutions et à deux guerres mondiales. Mais elle s'est fracassée sur l'hédonisme des Trente Glorieuses, sur la crise économique et les pertes de repères de la globalisation. Cet ouvrage propose donc de faire le point sur ce que fut la mémoire nationale festive longue, sur ses héritages et ses pratiques, pour comprendre le sentiment national d'un pays doté d'une Délégation aux célébrations nationales et qui n'aime rien tant que s'interroger sur son passé et ses valeurs.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.