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Célébrer la nation. Les fêtes nationales en France de 1789 à nos jours
Dalisson Rémi ; Hazareesingh Sudhir
NOUVEAU MONDE
27,40 €
Épuisé
EAN :9782847363241
Au moment où les querelles sur l'identité nationale se multiplient, il est bon de s'interroger sur ce qui constitue une nation comme la France. Or, depuis 1789, ce pays s'est fait une spécialité de se célébrer régulièrement dans des fêtes nationales pour rassembler les citoyens autour de valeurs communes, socle d'un sentiment national original. Au fil des siècles s'est formée une culture de la fête, encore en usage aujourd'hui, faite de civisme, de sociabilités et de pratiques ludiques variées, depuis les placards du XVIIIe siècle jusqu'à Internet. Elle a résisté à onze régimes politiques, à des coups d'État, à des révolutions et à deux guerres mondiales. Mais elle s'est fracassée sur l'hédonisme des Trente Glorieuses, sur la crise économique et les pertes de repères de la globalisation. Cet ouvrage propose donc de faire le point sur ce que fut la mémoire nationale festive longue, sur ses héritages et ses pratiques, pour comprendre le sentiment national d'un pays doté d'une Délégation aux célébrations nationales et qui n'aime rien tant que s'interroger sur son passé et ses valeurs.
Chaque automne revient en France la même fête nationale, le 11 Novembre, anniversaire de l?armistice qui mit fin à la Grande Guerre. Elle fait la Une des journaux locaux, rassemble les autorités, les enfants des écoles, les Anciens combattants et l?armée autour des 36 000 monuments aux morts du pays.Le 11 Novembre, reconnaissable entre toutes les fêtes, si bien intégré au calendrier mémoriel, semble pourtant en déclin. Ainsi les affluences y sont maigres, les Poilus ont disparu et son message patriotique n?a plus guère d?écho à l?heure de l?Europe et de la mondialisation.La loi de 2012 en a donc fait, non plus l?hommage aux seuls héros de la Grande Guerre, mais l?hommage aux morts de toutes les guerres, passées, présentes et à venir. Un tel bouleversement renvoie à sa fonction de commémoration nationale, née du souvenir des massacres de 14-18 et de la victoire et qui n?a, paradoxalement, jamais été objet de consensus.Dès sa création, elle fut le réceptacle de toutes les passions françaises. Cependant, elle a survécu à tous les régimes politiques, à toutes les crises, coloniales ou sociales et à toutes les concurrences dont le 8 Mai. L?histoire du 11 Novembre permet alors de comprendre le rapport si particulier des Français au souvenir et à la mémoire de cette Grande Guerre qui fonde une partie de leur identité.
Quand l'hymne du régime de Vichy, Maréchal, nous voilà, est créé au printemps 1941, Pétain est déjà parti sur les routes sillonner la zone Sud depuis plusieurs mois. En effet, voyager et visiter le plus de régions et de communes possible est capital pour un régime à la légitimité faible et vite entré dans la Collaboration. Vichy, tout entier incarné par son chef, entend y établir un "dialogue" direct avec les Français et y promouvoir ses thématiques résumées par le slogan "Travail, Famille, Patrie". En l'espace de quatre ans le Maréchal surnommé le "vainqueur de Verdun " effectue près d'une centaine de visites, parfois contestées, en des lieux savamment choisis. Leur préparation, encadrement, mise en scène triomphale, mais aussi leur permanence jusqu'en 1944, révèlent la troublante fascination du pays pour un régime autoritaire antirépublicain.
Commémorer la guerre. Une habitude que la France, depuis Sedan, n'a cessé d'entretenir pour célébrer ses glorieuses défaites ou ses retentissantes victoires. Il est peu de pays qui honore avec tant de soin, de persévérance et de moyens la mémoire des événements et des hommes, semant ici et là les monuments du souvenir. Inventées après la déroute de 1870, ces fêtes nationales, parfois appelées "journées de guerre", se structurent tout au long de la Ille République. Après la Grande Guerre, qui en fixe les rituels, ces célébrations deviennent le réceptacle de toutes les passions nationales. Même Vichy n'osera pas remettre en cause cet instrument d'assignation identitaire et de communion mémorielle dédié à l'écriture du roman national. La victoire des Alliés, puis les guerres coloniales, ne feront qu'enrichir et compliquer ces questions d'identité. Menée à l'échelle du pays, mariant archives nationales et locales, l'étude de Rémi Dalisson raconte plus d'un siècle de "guerre des mémoires", mémoires toujours incandescentes, comme en témoigne la célébration polémique de la fin de la guerre d'Algérie. Il montre que les fêtes de guerre, à la différence d'autres commémorations nationales et en dépit de la disparition des acteurs, restent l'un des espaces centraux du débat politique national, l'un des lieux de mémoire primordiaux de la République.
Hippolyte Carnot n'a ni la gloire de son père, « l'organisateur de la victoire » de l'An II, ni le renom de son frère, l'inventeur de la thermodynamique, ni le destin tragique de son fils, président de la République assassiné en 1894. Il reste méconnu alors que sa vie couvre presque tout un siècle (1801-1888) et que son oeuvre et son influence sont considérables. À travers révolutions, coups d'État, monarchies, empires ou républiques, guerres et procès, ce ministre de l'Instruction publique de 1848, ami de Victor Hugo et de Jules Ferry, est en effet un bâtisseur et un inspirateur. Il participe à tous les combats pour les libertés publiques et privées, jette les bases de la formation des professeurs et de l'école gratuite et obligatoire, y compris maternelle, crée l'ancêtre de l'ENA et défend les causes les plus avancées (scolarisation des filles, suffrage universel, lutte contre l'esclavage et abolition de la peine de mort). Philosophe et journaliste, mémorialiste et ministre, franc-maçon et croyant, exilé politique et député, sénateur et membre de l Académie, il incarne le xixe siècle. La redécouverte d une grande figure de notre panthéon républicain.
Il fallait sans doute le recul des ans, et celui de l'observateur étranger, fin connaisseur de la France, pour obtenir tant d'informations inédites et produire une biographie de François Mitterrand qui fasse à ce point référence. Correspondant de la BBC à Paris pendant les années Mitterrand, Philip Short brosse le portait d'un homme aux talents et défauts exceptionnels, un esthète machiavélien qui pendant ses deux mandats a conduit la France dans la modernité. Homme de contradictions, il fut à la fois leader d'un mouvement de résistance et décoré par Vichy ; jeune parlementaire conservateur, il devint le leader incontesté de la Gauche unie. Imposant les communistes au gouvernement, il fut le fossoyeur du PCF. Féroce opposant à De Gaulle et à la constitution de la Ve République, il sut à merveille user du système institutionnel et s'inscrire dans une forme d'héritage gaullien? Tout cela en arrivant à gérer une vie privée extraordinairement compliquée. Biographe réputé, toujours à bonne distance de son sujet, Philip Short apporte de nombreux détails inédits sur sa gestion des " deux familles ", ses maîtresses, son rapport ambigu à l'argent et aux amis riches. Grâce aux archives américaines et britanniques, il dévoile également de nombreux épisodes jusqu'ici inédits de ses relations avec Reagan, Thatcher, Kohl, Gorbatchev? Cette biographie menée d'une plume alerte a été saluée par la presse anglo-saxonne et s'impose déjà comme une référence.
Pervers impuissant ? Sadomasochiste ? Tyran narcissique ? Homosexuel refoulé comme l'avancent certains historiens ? Que sait-on au juste de la vie sentimentale d'un homme responsable de la mort de millions d'autres ? Et que peut-elle nous apprendre sur son rouvre de destruction ? Ainsi, ses relations avec sa camarade de parti Jenny Haug, puis avec Friedelind Wagner. Unity Mitford ou Maria Reiter visaient-elles seulement le commerce intime ? Quant à Winifred Wagner et Leni Riefenstahl. à défaut de lui avoir apporté la plénitude amoureuse, n'auront-elles pas contribue à son ascension en répondant à son dévorant besoin d'admiration De la passion funeste d'Hitler pour sa nièce Geli Raubal. poussée au suicide à 23 ans, à son mariage tardif avec Eva Braun. François Delpla autopsie une vie amoureuse qui aurait pu être très ordinaire si elle n'avait été si chaste. Il étudie ces relations tantôt séparément tantôt simultanément, sans jamais omettre leur contexte politique.
Connaissez-vous Hypathia, mathématicienne et philosophe du IVe siècle ? Nicole Lepaute et Hélène Metzger, dont les travaux ont révolutionné le monde de la science ? Avez-vous entendu parler de Victoria Woodhull qui osa se présenter aux élections présidentielles américaines, alors que les femmes n'avaient pas le droit de vote ? Elles sont Grecques, Italiennes, Françaises, Anglaises, Américaines ou Allemandes et ont toutes en commun une volonté et une détermination étonnantes. Leurs vies sont surprenantes. Voici le parcours de 18 femmes d'exception, de l'Antiquité à nos jours. Ces portraits plus exceptionnels les unes que les autres montrent qu'être femme dans une société souvent misogyne nécessite courage, détermination et volonté pour choisir son mode de vie... ou simplement le droit d'exister.
Rares sont les chefs de guerre qui ont suscité autant de ferveur et de haine, recueilli autant d'honneurs et provoqué autant de controverses que le général George Patton. Chef de la légendaire Troisième Armée, Patton est souvent décrit comme un leader tyrannique et mégalomaniaque, flirtant parfois avec la folie. Les archives et notes personnelles du général permettent d'en brosser un portrait bien plus nuancé. Elles éclairent d'abord la période la moins connue de la vie de Patton - son enfance, son séjour à West Point, la traque de Pancho Villa et les batailles de 1917 dans la Somme et en Champagne. Puis, on entre de plain-pied dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale : la Tunisie, la Sicile, la France et l'Allemagne. Ses notes, lettres et journaux intimes permettent de suivre ses pensées et impressions jour après jour, ses "coups de gueule" autant que son génie tactique. Ces documents nous donnent accès à un être bien plus complexe qu'on l'imagine, tourmenté par le doute, exalté par la guerre et toujours volontaire pour aller au combat.