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11 novembre. Du souvenir à la mémoire
Dalisson Rémi
ARMAND COLIN
26,95 €
Épuisé
EAN :9782200277871
Chaque automne revient en France la même fête nationale, le 11 Novembre, anniversaire de l?armistice qui mit fin à la Grande Guerre. Elle fait la Une des journaux locaux, rassemble les autorités, les enfants des écoles, les Anciens combattants et l?armée autour des 36 000 monuments aux morts du pays.Le 11 Novembre, reconnaissable entre toutes les fêtes, si bien intégré au calendrier mémoriel, semble pourtant en déclin. Ainsi les affluences y sont maigres, les Poilus ont disparu et son message patriotique n?a plus guère d?écho à l?heure de l?Europe et de la mondialisation.La loi de 2012 en a donc fait, non plus l?hommage aux seuls héros de la Grande Guerre, mais l?hommage aux morts de toutes les guerres, passées, présentes et à venir. Un tel bouleversement renvoie à sa fonction de commémoration nationale, née du souvenir des massacres de 14-18 et de la victoire et qui n?a, paradoxalement, jamais été objet de consensus.Dès sa création, elle fut le réceptacle de toutes les passions françaises. Cependant, elle a survécu à tous les régimes politiques, à toutes les crises, coloniales ou sociales et à toutes les concurrences dont le 8 Mai. L?histoire du 11 Novembre permet alors de comprendre le rapport si particulier des Français au souvenir et à la mémoire de cette Grande Guerre qui fonde une partie de leur identité.
Cet ouvrage, centré sur les fêtes publiques et officielles du XIXe siècle s'inscrit dans les nouvelles perspectives de l'histoire culturelle en France. L'auteur étudie sur près de soixante ans, de 1815 à 1870, les innombrables célébrations par lesquelles cherchent à s'affirmer des régimes politiques fort différents mais tous marqués par l'idéal libéral. Une lecture exhaustive des Archives nationales, mais aussi celles de plus de vingt départements fort divers (Seine-Inférieure, Var, Gironde, Côtes-du-Nord, Rhône...) permet de décrypter le langage symbolique des fêtes. On y perçoit la cohérence des politiques culturelles de quatre gouvernements qui surent utiliser tous les médias, des plus anciens (chanson, théâtre, feux d'artifices) aux plus modernes (presse, sport, publicité). Tous ces viatiques permirent d'imposer des codes et de nouvelles sociabilités aux populations par la fête. Cependant, en retour, le public sut s'emparer des symboles proposés pour dialoguer avec le pouvoir et même promouvoir la démocratie, du drapeau tricolore aux aigles triomphales de Napoléon III, en passant par la figure progressiste de Marianne. Lors de l'inauguration d'arbres de la liberté, sur les places où l'on dansait, dans la touffeur des cafés ou sur les premiers stades, mais aussi dans les caves où se préparaient chants, danses ou graffitis subversifs, l'auteur nous dévoile une nouvelle " sociabilité festive ". C'est la fête libérale et émancipatrice, que tous les pouvoirs finirent par reconnaître, que cet ouvrage nous offre de mieux connaître.
Résumé : Qui n'a pas étudié dans un établissement scolaire Paul Bert ou habité rue Paul Bert ? Cependant, malgré cette omniprésence dans l'espace public, l'oeuvre de ce républicain est largement oubliée de nos jours. Paul Bert fut pourtant l'un des plus grands scientifiques français du XIXe siècle et un des pères fondateurs de l'école laïque et républicaine. S'il a été un partisan de la colonisation, notamment en Indochine, on retiendra de lui le grand patriote, traumatisé par la défaite de 1870, compagnon de Gambetta, Ferry et Buisson qui a laissé une loi sur la généralisation des Ecoles normales et rédigé un fameux manuel d'éducation civique. Rémi Dalisson réhabilite ici la mémoire de ce savant engagé en politique, de ce libre-penseur qui voulait émanciper les consciences par la raison et l'école. Paul Bert pousse aussi à la réflexion sur la mémoire, sur la citoyenneté et sur l'éthique républicaine, dans le contexte d'un retour de la morale laïque et civique, alors que se multiplient les crispations identitaires.
Depuis 1962 et la signature des accords d'Evian, pas une année ne passe sans que la mémoire de la guerre d'Algérie ne revienne dans le débat public, y compris lors des campagnes électorales ou chaque mois de mars, quand des maires refusent de la célébrer. Depuis 1962, pas une inauguration de rue "19 mars, fin de la guerre d'Algérie" ne se passe sans qu'elle ne soit perturbée par des incidents ou que sa dénomination n'en soit changée lors de "contre-inaugurations" . Et les querelles rebondissent jusque dans le domaine éducatif où les élèves de terminale doivent étudier "les mémoires de la guerre d'Algérie" . La mémoire du conflit semble donc hanter la société française comme si, entre histoire et mémoire, rien n'avait été encore tranché. Or, il n'est pas de meilleur indice de cette omniprésence et des enjeux de cette mémoire complexe, loin des simplifications et instrumentalisations dont elle est l'objet, que la question de la commémoration de la fin de la guerre. Dans un pays comme la France, friand de cérémonies publiques et de pédagogie civique par la fête, la question de la commémoration de la fin de la guerre synthétise tous les enjeux mémoriaux, identitaires et historiques de la question algérienne. En replaçant cette "impossible commémoration" dans son contexte national, en étudiant les divers groupes mémoriaux concernés, les nombreux héritages commémoratifs et les pratiques cérémonielles de terrain, Rémi Dalisson montre les stigmates de la guerre, le poids de sa mémoire et son enjeu pour une nation traversée par de multiples interrogations identitaires et un rapport complexe au passé, y compris colonial.
Pas une année ne passe sans que le souvenir de Vichy ne fasse irruption dans le débat public et politique. Les éditorialistes comme les politiques utilisent souvent le souvenir de ces quatre années si importantes et mal connues comme marqueur idéologique, ou simplement objet de polémique voire de pouvoir. Il s'agit ici de comprendre ce que fut le régime du Maréchal Pétain, ses singularités, ses continuités et ruptures, son absence de démocratie, mais aussi les causes profondes de son succès initial auprès de Français épuisés par la débâcle. Ainsi pourrons-nous comprendre les fluctuations de sa mémoire, la fabrique de son histoire et son omniprésence actuelle, même à travers le déni ou les relectures commodes. Car son déroulement comme sa mémoire sont révélateurs des ambivalences du rapport du pays à son histoire et, surtout, de son incapacité à affronter pleinement les brûlures et tragédies de son passé, à l'heure du retour du "roman national". En cela, Vichy comme sa mémoire fluctuante sont une histoire très française entre dénis, résilience, amnisties, relectures, instrumentalisation et mythes concurrents. En ces temps de crise identitaire, alors que toutes les certitudes sont remises en cause par la mondialisation et la crise sociale, il importe plus que jamais d'affronter lucidement ce "passé qui ne passe pas" et ainsi mieux affronter les défis du siècle nouveau.
Résumé : Cet ouvrage met en perspective les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle jusqu'aux formes contemporaines de flexibilité. Par la voie des techniques et des organisations, les objectifs de fluidité d'abord associés à l'automatisation industrielle ont pu se généraliser tandis que la logique marchande s'est étendue en même temps. Cette quatrième édition prend acte de la multiplicité et de l'hybridation des formes de production, de la diversification de genre et de la singularité des relations qui se nouent autour du travail. Elle remet l'accent sur la pertinence du salariat pour éprouver les ressorts de l'activité et les métamorphoses des temporalités. La nouvelle conclusion révèle des prolongements inattendus des débats classiques entre sociologues du travail.
Résumé : Les troubles de la personnalité représentent un large champ des consultations en clinique et soulèvent des enjeux théoriques et thérapeutiques. S'agit-il de troubles ou de pathologies, voire de structure pathologique ? Comment diagnostiquer et soigner ces troubles ? Ce livre décrit les spécificités cliniques comportementales, émotionnelles et cognitives de chacun de ces différents troubles : névrotiques (personnalités obsessionnelle compulsive, histrionique, dépendante), limites (personnalités borderline, narcissique, antisociale) et psychotiques (personnalités paranoïaque et schizoïde). Puis il développe les différentes théories explicatives qu'elles soient psychanalytiques, cognitivo-comportementales ou développementales, et les prises en charge et stratégies thérapeutiques qui s'en inspirent. L'ouvrage s'adresse en premier lieu aux étudiants en psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Résumé : En 1949, quand les communistes s'emparent du pouvoir après deux décennies de guerre civile, la Chine était l'un des pays les plus pauvres de la planète. Aujourd'hui, la République Populaire de Chine est la deuxième puissance commerciale du monde et la seule à pouvoir contester l'hégémonie américaine. Ce manuel décrit et explique cette ascension fulgurante. Il livre une analyse de la Chine des "années Mao", marquées par la construction des bases de sa puissance retrouvée ainsi que parla catastrophe de la grande famine du Grand Bond en avant et le chaos de la Révolution culturelle. Il expose ensuite le processus complexe et contradictoire de la réforme de Deng Xiaoping, avec ses éclatants succès et leurs revers - montée des inégalités, disparités régionales, corruption et violation des libertés, arrogance vis à vis des Etats voisins... Enfin, il dépeint la Chine actuelle de Xi Jinping, qui semble amorcer une nouvelle étape dans son développement en s'affirmant à l'avant-garde de l'actuelle révolution du numérique et de l'intelligence artificielle, pour le meilleur mais aussi pour le pire.
Résumé : Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation. La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet. Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ? Cette 4e édition expose les apports les plus récents sur cette question cruciale.