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La légende de Napoléon
Hazareesingh Sudhir ; Sebag Albert
TALLANDIER
27,00 €
Épuisé
EAN :9782847341966
Napoléon, disait Stendhal, est "le seul roi dont le peuple ait gardé la mémoire". Comment s'est manifesté, de manière concrète, cet attachement à l'Empereur dans la conscience collective après 1815, et quels furent ses effets sur la culture politique nationale? Utilisant des sources jusqu'ici inexploitées, Sudhir Hazareesingh fait revivre la célébration populaire de la légende napoléonienne à travers les rumeurs sur un retour de Sainte-Hélène, le culte des objets "séditieux" sous la Restauration, la mobilisation politique de groupes bonapartistes, et le souvenir des vétérans de la Grande Armée. L'image multiple de Napoléon subit des transformations parfois étonnantes: il est dieu de la guerre, et homme de la paix; conquérant glorieux et sage législateur; figure d'autorité et incarnation de la liberté; homme de religion et symbole de l'anticléricalisme. En brossant un tableau subtil et animé de la complexité sociale et idéologique du mythe napoléonien, l'ouvrage offre une interprétation nouvelle de l'histoire du XIXe siècle, et permet de mieux saisir la fascination qu'exerce toujours le Grand Homme dans l'imaginaire politique de la France.
Résumé : Aux yeux du monde, les Français seraient arrogants, présomptueux, ingouvernables... Ne seraient-ils pas d'abord et avant tout de grands amoureux des idées ? C'est, en tout cas, dans cette passion spécifiquement française qu'il faut, selon l'historien britannique Sudhir Hazareesingh, chercher les racines de notre identité, et en particulier celles de notre fameuse exception culturelle. Au fond, à quoi reconnaît-on la pensée française ? Peut-être à cette façon d'être un art de vivre partagé par tous. Sans doute aussi à son inextinguible vitalité : si les Français donnent l'impression de ne jamais débattre sans se disputer, c'est qu ils ont l'exercice de la controverse trop à coeur ; s'ils passent facilement pour des donneurs de leçons, c'est qu'ils aspirent toujours vivement à l'universel, au point de s'en estimer seuls garants ; s'ils sont râleurs, anarchiques et prompts à la révolte, c est qu'ils ont une âme frondeuse et l'esprit critique chevillé au corps ; s'ils se croient supérieurs, c'est qu'ils ont le goût de l'abstraction, l'art d'inventer des concepts qui séduisent au-delà des frontières le socialisme, le structuralisme, l'existentialisme, la déconstruction, le mot même d'intellectuel. Enfin, s'ils sont enclins aujourd'hui à broyer du noir, c est qu'ils sont nostalgiques de leur grandeur passée et qu'ils refusent d'abdiquer. Catalogue passionné des spécificités de la pensée française, ce livre nous décrit mieux que nous ne saurions le faire, en même temps qu'il nous pousse à interroger l'inquiétude que nous inspire l'idée de notre déclin.
Intellectual Founders of the Republic étudie cinq penseurs et militants républicains, qui appartiennent à la génération précédant celle des "Jules" : Emile Littré (1801-1881), Charles Dupont-White (1807-1878), Etienne Vacherot (1809-1897), Eugène Pelletan (1813-1884) et Jules Barni (1818-1878). Cet ouvrage cherche à comprendre comment se forgent, au contact des événements, les théories des uns et des autres, et comment se combinent, sans cesse, principes abstraits et enjeux concrets.
Au début des années 1850, le 15 août devient la fête nationale en France. Cette célébration permet au président Louis-Napoléon d'amorcer la transition vers le second Empire, et d'imposer avec succès un modèle de fête nationale populaire qui sera largement repris par la République. S'appuyant sur une documentation inédite aux Archives nationales et départementales, Sudhir Hazareesingh fait revivre cette fête riche et multiforme. Moment d'exaltation de la mémoire napoléonienne, la fête impériale est aussi le théâtre de tensions créatives: entre la solennité pieuse des croyants et la jubilation carnavalesque du peuple, entre la glorification de la Nation et le culte des traditions locales, et entre la célébration du soutien populaire au régime et la peur de la foule. L'ouvrage renouvelle notre vision de la tradition napoléonienne sous le second Empire. Hazareesingh insiste particulièrement sur la dimension locale des fêtes, qui permet aux notables de célébrer les travaux publics et l'action caritative des associations, et donne l'occasion aux municipalités de se mettre en valeur. La Saint-Napoléon met également en scène des moments de liesse collective, comme lors des remises des médailles de Sainte-Hélène aux anciens vétérans des guerres de l'Empire. Mais cette harmonie fragile peut aussi prendre une fâcheuse tournure: au sein même de l'État bonapartiste, entre le clergé et les autorités civiles, et entre les représentants de l'État et les forces de l'opposition républicaine, qui utilisent sciemment le décor de la fête nationale pour subvertir l'ordre bonapartiste. Écrit avec humour et humanité, et fourmillant d'anecdotes savoureuses, cette étude originale apporte des éclairages nouveaux sur la sociabilité et la culture politique française, et souligne le poids de la tradition napoléonienne dans la mémoire collective nationale.
Winock Michel ; Benamou Georges-Marc ; Hazareesing
Nous avons voulu cerner au plus près la nature de l'héritage du gaullisme, son aspect composite fait de la rencontre d'un homme avec l'Histoire autant qu'avec un pays et un peuple, au point de paraître les personnifier dans une geste inégalée. N'a-t-on pas entendu, au début du mouvement des Gilets jaunes, des voix réclamer un général à l'Elysée ? le général de Villiers ; l'époque a les ambitions qu'elle peut ?, quand, cinquante ans plus tôt, d'autres voix, plus jeunes, voulaient chasser du pouvoir un général d'une autre trempe ? Une autre question se pose : qui aujourd'hui porte l'idée de rassemblement, de compagnonnage transcendant les partis, d'un intérêt général peu compatible avec l'esprit de boutique ? " Eric Fottorino
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.