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Marquet en Normandie
Haudiquet Annette ; Krebs Sophie ; Debris Michaël
OCTOPUS EDITION
30,00 €
Épuisé
EAN :9782900314388
Voyageur infatigable, Albert Marquet sillonne la côte normande de 1903 à 1937 au cours de sept séjours (Flamanville, Le Havre, Fécamp, Trouville, Honfleur, Rouen, Vieux-Port et Dieppe) où il est entraîné par Henri Manguin puis Raoul Dufy, Henri Matisse, Paul Signac et Félix Vallotton. Il y trouve un terrain d'expérimentation pour son travail sur la couleur et les motifs qu'il ne cessera de peindre toute sa vie bien au-delà de la Normandie : le monde maritime, le port et ses activités humaines, la plage, les bateaux et avant tout l'eau dont il a gardé le goût depuis son enfance bordelaise. "Plein-airiste d'atelier" , Marquet peint depuis sa fenêtre et invente en Normandie la formule d'un paysage vu en surplomb, à l'abri des regards indiscrets, avec un sens du cadrage, de la synthèse des formes et un goût très sûr de la couleur
A la fois peintre, directeur de l'école d'art du Havre et directeur du musée de peinture et de sculpture de la ville, Charles Lhullier reste pourtant un inconnu. A l'évocation de son nom viennent immédiatement à l'esprit ceux de Raoul Dufy et d'Othon Friesz, dont il fut le premier maître. Car il est de ces peintres qui doivent leur notoriété à celle de leurs élèves. Malheureux concurrent d'Eugène Boudin dans l'obtention d'une bourse pour poursuivre ses études à l'Ecole nationale des beaux-arts, il se forme auprès de François Edouard Picot, côtoie Claude Monet, puis assiste Isidore Pils. Directeur de l'école municipale des beaux-arts du Havre de 1871 à 1898, Lhullier se révèle remarquable pédagogue et contribue à former toute une génération d'artistes : les frères Saint-Delis, Georges Binet, Raymond Lecourt, Jules Ausset. Sans compter ces artistes moins connus, parfois (re)découverts à l'occasion de cette exposition : Léon Leclerc, Maurice Vieillard, Robert Vallin, Louis-Arthur Soclet, ou Georges Dufour notamment. S'y révèlent des destins exceptionnels, surprenants, inattendus, faits de renoncements parfois, dans une ville prospère qui se développe, s'enrichit, en misant aussi sur son musée et son école d'art, favorisant ainsi une véritable vie culturelle.
Philippe De Gobert poursuit au Havre ce travail singulier et polymorphe qui le caractérise, entre architecture, sculpture, construction de maquettes et photographie. Mettant le monde en miniature et le reconstruisant de toutes pièces, il esquisse de la ville rebâtie par Auguste Perret un portrait plein de poésie, une sorte de double troublant de vraisemblance et réinvente l'histoire de sa renaissance. En préambule à ce "conte photographique", Philippe De Gobert nous invite à partager sa vision du "merveilleux en architecture" : "une approche ludique et poétique de l'architecture, avec ses maladresses et ses erreursâ¦"
Peu avant 1929, Signac fait la connaissance de Gaston Lévy, homme d'affaires imaginatif et fortuné, créateur de la chaîne de magasins Monoprix et ardent collectionneur. D'emblée, une relation privilégiée s'instaure entre les deux hommes, qui partagent beaucoup de convictions artistiques. Reconnu et célèbre, l'artiste, alors âgé de 65 ans, se décide très vite à soumettre à son nouvel ami et mécène un projet qui lui tient à coeur depuis longtemps, et le lui expose en détail dès décembre 1928: "Depuis longtemps je rêve de faire une suite importante d'aquarelles sur"Les Ports de France". J'ai relevé 40 ports de la Manche, 40 ports de l'Océan; 20 ports de la Méditerranée. En tout une centaine". Il lui propose de parrainer cette opération, et la précision de sa lettre prouve qu'elle était loin d'être improvisée. "Si ce projet avait votre agrément, je commanderais une conduite intérieure C4 Citroën, je prendrais un chauffeur et je partirais en février pour les ports de la Méditerranée. En avril je remonterais vers les ports de l'Océan pour terminer en été les ports du Nord. Je pense qu'il faudrait 5 ou 6 mois de travail, un peu fou! Je ferais deux aquarelles dans chaque port, l'une pour volis et l'autre pour moi, différentes d'ailleurs, et vous choisiriez celle des deux qui aurait votre préférence. Nous déciderions ensemble du format et du prix. Les marchands n'auraient rien à y voir!". Gaston Lévy comprend tout l'intérêt de ce projet et accepte aussitôt de le financer. Signac entreprend donc son périple dès mars 1929 et achève son vaste projet en 1931. La série dite des Ports de France sera le couronnement de la carrière d'aquarelliste de Signac. Cet ouvrage s'attache à retracer chronologiquement son voyage, mais aussi.à confronter certaines aquarelles avec des tableaux antérieurs ou postérieurs à la commande, également réalisés dans des ports français, avec pour ambition de montrer comment le travail de l'artiste se situe dans une riche tradition historique, du Lorrain et de Vernet jusqu'à Corot, Turner et Boudin.
Résumé : On le sent, on l'entend. Il façonne le paysage, l'anime, se joue des objets et des personnes tout en se dérobant au regard. "Le vent par lui-même n'est pas visible" disait Léonard de Vinci qui ajoutait : "On voit dans l'air, non le mouvement du vent, mais celui des choses qu'il emporte et qui seules y sont visibles". Donner forme à l'invisible, voilà le défi immémorial auquel le vent a confronté les hommes. Pline l'Ancien rapporte que le peintre grec Apelle (ive av. JC), le premier, en imitant le tonnerre, la foudre et les éclairs, peignit "cela qui ne peut être peint" , posant d'emblée la question de la figurabilité des éléments instables par nature et donc des "limites du peindre" . Comment représenter le vent ? Comment le signifier, l'écrire, le décrire ? C'est aux solutions que les artistes ont apportées à ce paradoxe d'un vent invisible mais néanmoins bien réel, vécu et éprouvé, que ce catalogue est consacré. L'histoire racontée ici chemine entre des artistes aux prises depuis des siècles avec ce désir de vent et l'aspiration à en exprimer les puissances expressives, au fur et à mesure que la compréhension scientifique de ce phénomène météorologique s'affine, et que les pratiques et les mediums évoluent.
Née en Angleterre au début du siècle des Lumières (1717), la franc-maçonnerie entretint immédiatement une relation privilégiée avec les villes portuaires, où elle s'installa très tôt, à Rotterdam en 1721, à Bordeaux en 1732, à Boston en 1733. Par effet de circonstance, ce sont plutôt les professions maritimes qu'elle attira et notamment les officiers de marine. Qu'est-ce qui explique les affinités particulières entretenues entre les francs-maçons et la mer ? Quelles conséquences ces affinités eurent-elles sur la géographie et la vie des loges maçonniques jusqu'à la fin du xixe siècle ? C'est autour de ces deux questions qu'est conçue cette exposition qui accorde une place de choix à l'histoire de la franc-maçonnerie au Havre où ce lieu de sociabilité émergea en 1738. Les lieux mais aussi les hommes de la franc-maçonnerie havraise, figures célèbres ou moins connues, y sont en effet présentés, de même que leur engagement dans la Cité.
Juliobona, ville antique de Lillebonne, continue de livrer les secrets de son passé romain. Les objets issus des fouilles archéologiques, présentés au musée Juliobona et au musée des Antiquités de Rouen, livrent de précieux indices sur la vie quotidienne des habitants de la capitale du territoire calète, particulièrement active entre le Ier et le IIIe siècle de notre ère.
Pour les Anciens, Vénus, déesse de la beauté et de l'amour, était née de l'écume de la mer. Durant des siècles, l'océan a pourtant inspiré crainte et effroi. Il faudra attendre le XIXe siècle et l'apparition d'une nouvelle science, l'océanographie, pour que s'opère un changement radical de perception. Les premières investigations sous-marines, permises par les avancées technologiques et relayées par les publications, dévoilent au regard de tous un monde vierge, inconnu et captivant : d'étranges beautés nautiques côtoient de nouveaux monstres au sein de paysages fantastiques. Ré-enchantant le registre traditionnel des imaginaires océaniques, jusque-là incarnés par la mythologie, les nouvelles images des fonds marins et des merveilles de sa faune et de sa flore, inspirent aux artistes les oeuvres les plus stupéfiantes : peinture, sculpture, arts décoratifs, photographie, film, sans oublier architecture, littérature et musique, rien n'échappera à l'attraction des abysses. Plus surréel que le réel, une vague aquatique submerge la création ! Vénus cède sa place aux sirènes, Nemo incarne une nouvelle figure de capitaine et Ondine devient une nouvelle attraction de cabaret au sein d'aquariums de verre que les expositions universelles viennent de populariser. En ce début du XXIe siècle, la pollution des océans, le réchauffement climatique et la surexploitation des ressources marines troublent le regard des scientifiques et trouvent écho au sein d'une création contemporaine devenue soucieuse des équilibres et des échanges planétaires. Crainte et effroi ne sont plus aujourd'hui suscités par l'océan mais par l'homme lui-même, renversement inattendu de la science et de la conscience humaine.
Andrieu Daniel ; Lee Hee-Kyung ; Eliot Benoît ; Se
Présentation d'une installation éphémère réalisée par la compagnie Carabosse au Havre en 2018. Ce collectif pluridisciplinaire propose des spectacles pyrotechniques de grande ampleur, accompagnés de structures métalliques et d'automates. Le travail d'autres compagnies est également évoqué dans une réflexion sur le théâtre de rue.