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A l'école de Charles Lhullier (1824-1898)
Haudiquet Annette
OCTOPUS EDITION
24,00 €
Épuisé
EAN :9782900314302
A la fois peintre, directeur de l'école d'art du Havre et directeur du musée de peinture et de sculpture de la ville, Charles Lhullier reste pourtant un inconnu. A l'évocation de son nom viennent immédiatement à l'esprit ceux de Raoul Dufy et d'Othon Friesz, dont il fut le premier maître. Car il est de ces peintres qui doivent leur notoriété à celle de leurs élèves. Malheureux concurrent d'Eugène Boudin dans l'obtention d'une bourse pour poursuivre ses études à l'Ecole nationale des beaux-arts, il se forme auprès de François Edouard Picot, côtoie Claude Monet, puis assiste Isidore Pils. Directeur de l'école municipale des beaux-arts du Havre de 1871 à 1898, Lhullier se révèle remarquable pédagogue et contribue à former toute une génération d'artistes : les frères Saint-Delis, Georges Binet, Raymond Lecourt, Jules Ausset. Sans compter ces artistes moins connus, parfois (re)découverts à l'occasion de cette exposition : Léon Leclerc, Maurice Vieillard, Robert Vallin, Louis-Arthur Soclet, ou Georges Dufour notamment. S'y révèlent des destins exceptionnels, surprenants, inattendus, faits de renoncements parfois, dans une ville prospère qui se développe, s'enrichit, en misant aussi sur son musée et son école d'art, favorisant ainsi une véritable vie culturelle.
Je suis bien installé face à la mer. Nous avons beau temps, mais quelle différence avec la fixité et l'éclat de la lumière du Midi. Ici, l'aspect change mille fois par jour. C'est bien joli et je m'acharne à fixer cette atmosphère nacrée en dehors de la formule impressionniste et cela n'est pas commode. J'ai sous les yeux les plus beaux spectacles maritimes que l'on puisse rêver, mais il faut concentrer, synthétiser et tout réinventer. Je serai bien heureux si je réussis ce que je me propose de faire..." Raoul Dufy, lettre à Andry-Farcy, Le Havre, vers 1923-1924.
Résumé : Voyageur infatigable, Albert Marquet sillonne la côte normande de 1903 à 1937 au cours de sept séjours (Flamanville, Le Havre, Fécamp, Trouville, Honfleur, Rouen, Vieux-Port et Dieppe) où il est entraîné par Henri Manguin puis Raoul Dufy, Henri Matisse, Paul Signac et Félix Vallotton. Il y trouve un terrain d'expérimentation pour son travail sur la couleur et les motifs qu'il ne cessera de peindre toute sa vie bien au-delà de la Normandie : le monde maritime, le port et ses activités humaines, la plage, les bateaux et avant tout l'eau dont il a gardé le goût depuis son enfance bordelaise. "Plein-airiste d'atelier" , Marquet peint depuis sa fenêtre et invente en Normandie la formule d'un paysage vu en surplomb, à l'abri des regards indiscrets, avec un sens du cadrage, de la synthèse des formes et un goût très sûr de la couleur
Haudiquet Annette ; Reynaud Françoise ; Kalifa Dom
Siècle majeur de transformations, le XIXe siècle voit le paysage nocturne évoluer radicalement avec l'apparition de l'éclairage artificiel. Longtemps obscure, la nuit urbaine s'illumine progressivement, se parant d'ambiances plus variées. Jeux d'ombres et de lumières, effets de clair-obscur et de contre-jour, premières publicités au néon... un nouvel éventail d'expériences visuelles apparait, teinté d'une magie et d'une poésie propres au monde de la nuit. Entre fascination, admiration, curiosité et nostalgie, ces métamorphoses nocturnes marquent fortement les artistes. Partout en Europe, peintres, graveurs, photographes, les plus ouverts aux manifestations de la modernité, en font un sujet de prédilection.
Cet ouvrage - le second de la collection Lumières Nordiques - présente le travail de l'islandais Pétur Thomsen qui a été invité en résidence à Duclair. Il a cerné et détaillé avec son oeil, sa sensibilité et sa culture, cette ville en bord de Seine ainsi que le paysage alentour. Même s'il a vécu un temps en France, le territoire normand, ses lumières, sa nature et ses architectures lui étaient inconnus : cette rencontre a stimulé sa curiosité et nourri la qualité autant que l'originalité de son propos visuel. Le bâti urbain dans ses rapports avec la nature au sortir de l'hiver a constitué l'un des axes principaux de son approche. Et dans ce contexte, il a croisé l'histoire d'une entreprise industrielle d'origine norvégienne, Mustad, qui a marqué durablement la ville : il a intégré ainsi à son projet l'exploration des traces d'un passé.
L'histoire du territoire ne peut pas être dissociée de la Seine qui a façonné les paysages mais aussi la vie des hommes qui se sont établis le long de ses rives. Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande a vocation à préserver la diversité du territoire et à travers le projet de territoire Le Monde du travail initié en 2016, il s'est donné comme ambition de mieux faire connaître l'histoire industrielle locale. Cet ouvrage est né du travail de recherche mené au Parc par Marine Simon, doctorante à l'université de Rouen, et de la collecte de mémoire orale qui en a découlé. Cet ouvrage est aussi le fruit de la réflexion menée avec Mylène Beaufils, directrice du musée industriel de la Corderie Vallois et de la rencontre avec le photographe Loïc Séron qui a arpenté les industries du département pour réaliser l'exposition Portrait du monde ouvrier. Accompagnée d'iconographies anciennes, la première partie de l'ouvrage présente les industries qui ont façonné le territoire entre Duclair et Rives-en-Seine : la clouterie Mustad, les centrales électriques, la Savonnerie et l'Huilerie à Yainville, le chantier naval et la Société de La Mailleraye au Trait, Latham à Caudebec-en-Caux. L'ouvrage donne ensuite la parole à ceux qui ont travaillé dans ces usines, où ils y ont appris un métier et acquis des savoir-faire qu'ils ont transmis aux générations suivantes. Aujourd'hui, la vallée de la Seine est toujours un espace économique dynamique et c'est ce que montrent les photographies de Loïc Séron, qui a exploré Flexi France, Christofle et la REVIMA, ainsi que le site "transformé" de la clouterie Mustad. C'est tout un univers insoupçonné qui s'offre au lecteur. Au coeur du territoire du Parc, ces entreprises participent de l'attractivité du territoire et perpétuent une histoire industrielle centenaire encore très vivante dans la mémoire des habitants.
Brotherus Elina ; Kelaranta Timo ; Parantainen Jyr
Elina Brotherus - Timo Kelaranta - Jyrki Parantainen - Jorma Puranen - Pentti Sammallahti Les photographies de cet ouvrage - le premier de la collection Lumières Nordiques - sont autant de variations sur le thème du paysage. Ces artistes finlandais regardent leur territoire avec esprit et sensibilité, se l'approprient pour le transformer, l'oublier ou le réinventer. Leurs images nous convient à un voyage dans des espaces blancs, glacés, parfois presque abstraits, d'un noir intense ou animé de subtiles couleurs ? ; elles font écho au temps des explorations. Et dans ce décor, où se croisent parfois hommes et animaux, s'invite également l'architecture.