Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Signac. Les ports de France
Gaudichon Bruno ; Haudiquet Annette
GALLIMARD
35,50 €
Épuisé
EAN :9782070130788
Peu avant 1929, Signac fait la connaissance de Gaston Lévy, homme d'affaires imaginatif et fortuné, créateur de la chaîne de magasins Monoprix et ardent collectionneur. D'emblée, une relation privilégiée s'instaure entre les deux hommes, qui partagent beaucoup de convictions artistiques. Reconnu et célèbre, l'artiste, alors âgé de 65 ans, se décide très vite à soumettre à son nouvel ami et mécène un projet qui lui tient à coeur depuis longtemps, et le lui expose en détail dès décembre 1928: "Depuis longtemps je rêve de faire une suite importante d'aquarelles sur"Les Ports de France". J'ai relevé 40 ports de la Manche, 40 ports de l'Océan; 20 ports de la Méditerranée. En tout une centaine". Il lui propose de parrainer cette opération, et la précision de sa lettre prouve qu'elle était loin d'être improvisée. "Si ce projet avait votre agrément, je commanderais une conduite intérieure C4 Citroën, je prendrais un chauffeur et je partirais en février pour les ports de la Méditerranée. En avril je remonterais vers les ports de l'Océan pour terminer en été les ports du Nord. Je pense qu'il faudrait 5 ou 6 mois de travail, un peu fou! Je ferais deux aquarelles dans chaque port, l'une pour volis et l'autre pour moi, différentes d'ailleurs, et vous choisiriez celle des deux qui aurait votre préférence. Nous déciderions ensemble du format et du prix. Les marchands n'auraient rien à y voir!". Gaston Lévy comprend tout l'intérêt de ce projet et accepte aussitôt de le financer. Signac entreprend donc son périple dès mars 1929 et achève son vaste projet en 1931. La série dite des Ports de France sera le couronnement de la carrière d'aquarelliste de Signac. Cet ouvrage s'attache à retracer chronologiquement son voyage, mais aussi.à confronter certaines aquarelles avec des tableaux antérieurs ou postérieurs à la commande, également réalisés dans des ports français, avec pour ambition de montrer comment le travail de l'artiste se situe dans une riche tradition historique, du Lorrain et de Vernet jusqu'à Corot, Turner et Boudin.
Marc Chagall (1887-1985) a développé essentiellement son expérimentation de la céramique et de la sculpture dans les années du retour en France, après la Libération. À cette époque, l'inscription de l'?uvre dans la terre «si lumineuse» de Vallauris à partir de 1949 et l'attention portée à l'art roman, support formel du riche travail de la pierre entrepris alors par l'artiste, sont des signes importants d'une remise en question. Plus largement, la problématique du volume semble être une question fondamentale et récurrente chez Chagall, que ce soit dans ses compositions peintes si complexes qu'elles en sont plus idéales que réalistes, que dans l'expérience très riche et marquante des arts de la scène dès l'aventure du Théâtre d'art juif de Moscou en 1919-1921. La troisième dimension est aussi présente dans le traitement sculptural des silhouettes, dès les premières ?uvres marquées par le cubisme, dans la construction de volumes pétris dans la terre ou dégagés de la pierre et, à la fin de sa vie, dans les collages puissants de l'?uvre ultime.
En 1946, Picasso visite l?exposition annuelle des potiers de Vallauris : c'est une révélation. Très vite il s?approprie les techniques céramiques les plus diverses (décors incisés, engobés, émaillés?), pour donner libre cours à son inspiration. Il utilise les formes traditionnelles, pichets ou pignates, dont la dimension utilitaire l'enchante - «J'ai fait des assiettes, on vous a dit ? Elles sont très bien, écrit-il à Malraux. On peut manger dedans» -, mais aussi les supports les plus imprévus (gazelles, matériel d'enfournement ou fragments de briques). Il façonne également des formes originales dont la fabrication est un véritable défi pour les potiers de l'atelier Madoura de Georges et Suzanne Ramié, où il a choisi de travailler. En une vingtaine d'années, Picasso crée ainsi plus de 4 000 ?uvres originales puisant aux thématiques méditerranéennes qui lui sont chères : tauromachie, faunes, portraits et antiquités revisitées.
Gaudichon Bruno ; Massé Alice ; Pingeot Anne ; Hir
Le Travail , la lutte et les passions. Tels sont les thèmes des quatorze bronzes décoratifs belges récemment offerts au musée de Roubaix par Philippe et Françoise Mongin, généreux couple de collectionneurs parisiens. Présentée pour la première fois au public de La Piscine, cohérence avec la rétrospective consacrée à Jules Adler. le "peintre des humbles" cette donation constitue le coeur d'une exposition-dossier et de cette publication. De Constantin Meunier (1831-1905) à Joseph Witterwulghe (1883-1967) en passant par Jef lambeaux (1852-1908), ce sont trois générations de sculpteurs qui sont évoquées. Les sujets réalistes liés au monde du travail et des travailleurs y côtoient une veine plus légère, autour de l'amour et des bacchanales, tandis que se mêlent les héritages du romantisme, du naturalisme et de l'exubérance de la peinture flamande du Siècle d'or. Dans les collections de La Piscine où elles rejoignent les oeuvres de Rémy Cogghe. mais aussi de Philippe Wolfers, Georges Higuet ou Georges Mime, ces pièces soulignent un tropisme belge ancien et fondateur pour la ville de Roubaix et pour son musée. La proximité géographique et les besoins considérables de main d'oeuvre d'une industrie textile (lainière notamment) en pleine expansion ont en effet alimenté au XIXe et au début du XXe siècles une très importante immigration flamande dans toute la métropole lilloise, et notamment dans les villes de Roubaix et Tourcoing on la thèse de l'art social défendue par un artiste comme Constantin Meunier trouve un écho évident.
Gaudichon Bruno ; Méreau Mathilde ; Frémaux Céline
Classée au titre des monuments historiques, la chapelle Sainte-Thérèse de l'Enfant- Jésus et de la Sainte-Face d'Hem constitue un remarquable témoignage du renouveau de l'art sacré à la fin des années 1950. Née de la volonté de Philippe et Marthe Leclercq-Lestienne, elle réunit, dans un espace à caractère intime signé par l'architecte suisse Hermann Baur, les peintres Alfred Manessier et Georges Rouault, les sculpteurs Eugène Dodeigne et Jean Roulland, le couple de tisserands Jacques et Bilou Plasse Le Caisne et l'orfèvre Christian Fjerdingstad. Souhaitant faire oeuvre de mécénat, l'industriel roubaisien Philippe Leclercq imagine l'édification d'une chapelle dans le quartier ouvrier d'Hempempont en banlieue de Roubaix. Issue d'une étroite collaboration, tout au long du chantier, entre le commanditaire, le clergé et les artistes, la chapelle Sainte-Thérèse constitue un exemple rare d'oeuvre d'art total dans laquelle les "? murs de lumière ? " d'Alfred Manessier crée une atmosphère si particulière. Grâce au soutien de la paroisse, du diocèse de Lille et de la Conservation régionale des monuments historiques, et avec la contribution des familles des artistes et du commanditaire, plans, notes, photographies, coupures de presse, mais aussi études peintes, pièces d'orfèvrerie et ornements liturgiques permettent de retracer la genèse de cet ensemble exceptionnel. L'iconographie réunie ici comme la richesse des textes associés mettent en lumière la qualité d'une architecture et d'un mobilier pensés pour la chapelle par des artistes de renommée nationale et internationale, faisant de cette publication l'ouvrage de référence qui manquait jusqu'alors.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.