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Le Prince et le moine
Hasz Robert ; Philippe Chantal ; Castellan Georges
VIVIANE HAMY
11,00 €
Épuisé
EAN :9782878585681
Aux environs de l'an 1000. L'Europe centrale est l'objet detoutes les convoitises. Le pape décide alors de confier à unbénédictin retiré à l'abbaye de Saint-Gall, Stephanus dePannonie, une mission capitale: convaincre les Magyarspaïens de s'allier avec le Saint-Siège contre l'empereurgermanique Othon I. Voilà Stephanus sur les routes. À lafrontière du monde chrétien, il est capturé par les "barbares"qui découvrent qu'il détient le médaillon représentant l'oiseauTogrul, insigne du Künde. Ses ravisseurs se persuadent alorsqu'il est ce chef spirituel qu'ils attendent depuis longtemps...Des guerriers fougueux à cheval, une époque troublée, desintrigues, des trahisons... Le Prince et le Moine, romanhistorique et d'aventures à la fois, plonge le lecteur dans lemythe fondateur de la Hongrie et dans les fracas du Xe siècle.Au gré des guerres ottomanes et des légendes, les chroniquesenchâssées du moine Stephanus de Pannonie forment uneépoustouflante chanson de geste.
Résumé : En 1769, la planète Vénus passera devant le disque solaire. Les scientifiques des observatoires du monde entier s'organisent, avec intérêt et impatience, pour observer ce phénomène rare à partir de plusieurs lieux. C'est ainsi que Janos Sajnovics, jeune prêtre jésuite hongrois, astronome et mathématicien, part sur invitation spéciale du roi du Danemark jusqu'à Vardo, en région lapone, en tant qu'assistant de Maximilian Hell, lui-même jésuite et astronome à la cour impériale de Vienne. Leur extraordinaire voyage, rythmé par des tribulations hasardeuses et des rencontres étonnantes, les mènera au coeur des principales villes européennes, dévoilant la complexité propre à l'Europe du XVIIIe siècle : les systèmes idéologico-politiques, les relations intellectuelles et culturelles. Cette expédition se révèle être aussi un voyage intérieur intense et agité pour Janos, qui peine à trouver son chemin et sa place. Le jeune homme est tourmenté par les chimères de l'amour, les tentations incarnées par Madame Vilma Heintz et Dorothea, et par son attrait pour les continents lointains. Il se retrouvera fatalement face à lui-même et à ses choix, et il devra prendre son destin en main. Le Passage de Vénus, allie avec élégance et subtilité la grande tradition du roman historique et celle du roman psychologique. Il plonge le lecteur dans un siècle qui fascine toujours autant et qui a vu naître de nombreux bouleversements, notamment dans la culture, la philosophie et les sciences.
Il est un héros sans nom, un réfugié en perdition dans un appartement sordide de Hongrie où il a trouvé refuge contre la guerre civile qui déchire son pays. Un refuge certes, pour son corps, mais non pour son esprit qui ne parvient pas à trouver d'apaisement. Lentement, inexorablement, il glisse dans un no man's land intérieur, finissant même par éloigner sa femme et sa fille de son univers intime. Il attend. Personne, pas même lui, ne peut répondre de cette attente. Un jour, pourtant, des amis universitaires de sa femme lui présentent un intellectuel fantasque qui le charge d'adapter les traductions de la correspondance d'un étudiant du XVII siècle nommé Kramer. Renié par sa famille Kramer a sillonné l'Europe avec, pour seul point d'ancrage, sa soeur à qui il écrit régulièrement. Comme le héros de ces voyages, le narrateur cherche à s'évader d'un monde qui le brutalise profondément. Mais lui ne voyage pas ou du moins pas très loin, se bornant à traîner son désenchantement dans des hangars désaffectés. Il y rencontre néanmoins trois clochards énigmatiques qui, peu à peu, le font entrer dans leur univers. Diogène, Doc et Papa sont des êtres à part, encore bien plus étrangers au monde actuel que leur état ne le suggère. Le mystère qui les entoure déroule le fil de la légende. Légende qui trouve un écho inattendu dans les textes sur lesquels le narrateur travaille et dans les théories développées par son ami Simon, un mathématicien passionné d'archéologie. Trois univers apparemment disparates. Deux époques que trois siècles séparent à première vue, pourtant reliés par ce fil de légende.Peu à peu, la correspondance, livre dans le livre, trouve sa place : capteur autant que réflecteur. A travers un récit historique mâtiné de fantastique, Robert Hasz aspire son lecteur dans un lieu d'imaginaire, univers surnaturel dont le narrateur fera son refuge mais dont le mystère ne sera jamais totalement révélé. --Laure de Montalembert--
Livius Maxim, le héros de La Forteresse, rejoint volontairement l'armée, dans une sorte de fuite en avant afin d'échapper à son indécision et à la complexité de ses sentiments : il n'arrive pas à choisir entre deux soeurs, Cecilia - au lourd secret -, et Antonia. Son passé, comme l'Histoire, rattrape constamment sa vie, dont il entrave et détourne le cours. Quinze jours avant d'être démobilisé, le lieutenant Livius fait l'objet d'une mutation inattendue vers une lointaine forteresse dans la montagne ; là, il apprend que "vu l'extrême importance stratégique du secteur, son temps de service est prolongé sans limite." Dans cette forteresse, rien ne se passe comme ailleurs : même le règlement militaire fonctionne autrement. C'est un univers à part, absurde et paranoïde, celui d'hommes accrochés à leur passé et à leurs certitudes, qui ne savent rien de leur situation, sinon qu'ils doivent obéir à un Ordre énigmatique. L'un d'entre eux, un peu plus lucide que les autres, appelle cela une "entorse au temps". Il est impossible de savoir ce qui se passe au dehors ni d'où vient le ravitaillement, les ingrédients pour des repas princiers ; quant à l'ennemi hypothétique et soi-disant tapi dans la forêt, de l'autre côté du torrent, le doute plane fortement sur sa réalité.
Résumé : Tuân a quarante ans. Malgré le froid de l'hiver, il se promène dans la forêt de Chantilly avec l'espoir d'assister à la floraison des premières jonquilles. Lentement, il se laisse envahir par les souvenirs enfouis de son enfance indochinoise... S'il reste persuadé d'avoir été " presque parfaitement heureux jusque l'âge de douze ans ", Tuân a cependant été très tôt confronté au mystère effroyable de la mort. Ses parents sont tués une nuit par des voleurs, qui ont eux-mêmes été jugés et sauvagement pendus en présence de l'enfant de sept ans. Recueilli par son grand-père qu'il adore, le petit garçon va développer un goût pour la poésie et un amour immodéré pour la langue française : " En classe, les leçons étaient données en qu?c ng? et en français. " Mais l'aïeul, lui aussi, décède. Il est alors recueilli par l'une de ses tantes, Cô Anh. Et en 1954, il assistera, impuissant, au départ de sa tante et de ses enfants ? notamment Tiên, sa jeune cousine tant aimée ?, contraints de suivre leur mari et père, qui a décidé de rejoindre l'armée populaire. Si l'emploi de la langue des " colonisateurs " fait de lui, aux yeux de son oncle, un " traître à la patrie ", ils signent aussi sûrement son destin : son amour de la langue française et de la poésie de Gérard de Nerval sera son viatique, son talisman. Elle le soutiendra, elle sera son refuge, au coeur des pires atrocités qu'il vivra et rencontrera en traversant son pays déchiré par la guerre, puis par la partition d'un Viêt Nam exsangue. Hoai Huong Nguyen nous fait les témoins de la renaissance lumineuse de Tuân, grâce à la force éphémère des fleurs, les résonnances d'une langue avec ce qu'il y a de plus intime chez l'être humain, la vertu de la poésie, même la plus sombre. Avec une perpétuelle oscillation entre le passé et le présent, évoquant l'enfance comme les pires horreurs de la guerre, serti de haïkus, Sous le ciel qui brûle, qui convoque les plus subtils parfums du Viêt Nam, est une ode bouleversante à la langue française et à la puissance vitale et régénératrice des mots.
Résumé : "An Linh n'existe pas. On ne peut arpenter ses rizières, parcourir ses collines, sentir sa brise à l'aube et se recueillir dans ses cimetières face à l'océan. Rien de ce qui suit n'est réel. La correspondance que vous allez lire aurait pu se tenir il y a deux cents ans. Endormis depuis de longues années, Isey, Thanh et leurs compagnons. se réveillent. L'un après l'autre, ils se lèvent pour entrer sur une scène imaginaire encore plongée dans la nuit. Ils s'apprêtent, revêtent des tuniques colorées, soulignent leur regard d'un trait de khôl, prennent une plume et des feuilles de papier pour jouer leur partie. Le paysage s'éclaire : ils vont ouvrir le bal... Puisse le Ciel donner vie à leurs lettres, clarté à leurs voix ? et leur accorder la grâce de vous rencontrer."
Résumé : "La déception et la surprise s'étaient évanouies du visage de Mme Vizy. Quelque chose d'agréable pointait, qui l'adoucissait. Elle continuait à examiner Anna, la bonne. Celle-ci n'avait même pas l'air d'une paysanne. Elle n'était pas aussi lourdaude, aussi joufflue qu'Orszi Varga. Elle était plutôt frêle, élancée, le visage ovale, l'ossature fine, bien proportionnée. Elle portait une petite robe fraîche à carreaux sous laquelle reposaient moelleusement, inconscientes, les deux petites balles en caoutchouc de sa poitrine d'enfant. Dans tout son être il y avait quelque chose d'inexprimable, quelque chose qui l'attirait, qui la retenait aussi un tantinet, mais qui l'intéressait prodigieusement." Budapest. Juillet 1919. Les "Rouges" de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy, la femme du haut fonctionnaire Kornél Vizy, est obsédée par tout autre chose : Anna, la gouvernante promise par le concierge. Jusqu'au jour où Anna, un couteau de cuisine à la main, commet l'innommable... Depuis leur création, les Editions Viviane Hamy s'intéressent de près à la littérature de l'Est. Pour célébrer leurs trente ans, elles vous proposent de lire et de relire l'oeuvre immense de Dezsö Kosztolányi, ? une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle ?, dont Anna la douce est sa création la plus célèbre.
Au cours de ces vacances, ils souffrirent ensemble, mûrirent ensemble. Ils pleurèrent beaucoup sur eux-mêmes à Delphes et à Olympie. Ils firent aussi ce qu'on fait en Grèce, c'est-à-dire boire du Retsina, nager dans les criques, adopter un chaton sur l'Acropole, rire et faire l'amour (à l'insatisfaction générale). Quand ils revinrent à Paris, Patrick embrassa une existence homosexuelle dont il ne lui cacha pas grand-chose. Elle écoutait bouche bée, ne comprenait rien, lui pardonnait tout. Ils étaient liés par leur échec au-delà de ce qu'ils pouvaient croire. Ayant renoncé l'un à l'autre avec force sanglots, ils n'envisageaient pas de se passer l'un de l'autre. Croyant qu'ils ne s'aimaient plus, ils s'adoraient et se consacraient le meilleur d'eux-mêmes. Est-ce qu'ils y gagnèrent ? Est-ce qu'ils y perdirent ? Qui peut le dire ? Avant qu'elle ne retombe amoureuse de quelqu'un, il allait s'écouler dix ans. Et ce quelqu'un, ce serait moi, ecce homo". Ce roman, paru pour la première fois en 1996, est d'une incroyable modernité. Il aborde de front les questions qui agitent notre société : les évolutions de la famille traditionnelle, la place du père ou du géniteur au sein de celle-ci et le désir d'enfanter coûte que coûte ressenti par certaines femmes. Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports triangulaires qu'entretiennent les antihéros de cette histoire. "C'est superbement écrit. Cynique, lapidaire, inattendu. Un de ces romans qui procurent un vrai bonheur de lecture". Marie France