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La Forteresse
Hasz Robert ; Philippe Chantal
VIVIANE HAMY
9,20 €
Épuisé
EAN :9782878582291
Livius Maxim, le héros de La Forteresse, rejoint volontairement l'armée, dans une sorte de fuite en avant afin d'échapper à son indécision et à la complexité de ses sentiments : il n'arrive pas à choisir entre deux soeurs, Cecilia - au lourd secret -, et Antonia. Son passé, comme l'Histoire, rattrape constamment sa vie, dont il entrave et détourne le cours. Quinze jours avant d'être démobilisé, le lieutenant Livius fait l'objet d'une mutation inattendue vers une lointaine forteresse dans la montagne ; là, il apprend que "vu l'extrême importance stratégique du secteur, son temps de service est prolongé sans limite." Dans cette forteresse, rien ne se passe comme ailleurs : même le règlement militaire fonctionne autrement. C'est un univers à part, absurde et paranoïde, celui d'hommes accrochés à leur passé et à leurs certitudes, qui ne savent rien de leur situation, sinon qu'ils doivent obéir à un Ordre énigmatique. L'un d'entre eux, un peu plus lucide que les autres, appelle cela une "entorse au temps". Il est impossible de savoir ce qui se passe au dehors ni d'où vient le ravitaillement, les ingrédients pour des repas princiers ; quant à l'ennemi hypothétique et soi-disant tapi dans la forêt, de l'autre côté du torrent, le doute plane fortement sur sa réalité.
Il est un héros sans nom, un réfugié en perdition dans un appartement sordide de Hongrie où il a trouvé refuge contre la guerre civile qui déchire son pays. Un refuge certes, pour son corps, mais non pour son esprit qui ne parvient pas à trouver d'apaisement. Lentement, inexorablement, il glisse dans un no man's land intérieur, finissant même par éloigner sa femme et sa fille de son univers intime. Il attend. Personne, pas même lui, ne peut répondre de cette attente. Un jour, pourtant, des amis universitaires de sa femme lui présentent un intellectuel fantasque qui le charge d'adapter les traductions de la correspondance d'un étudiant du XVII siècle nommé Kramer. Renié par sa famille Kramer a sillonné l'Europe avec, pour seul point d'ancrage, sa soeur à qui il écrit régulièrement. Comme le héros de ces voyages, le narrateur cherche à s'évader d'un monde qui le brutalise profondément. Mais lui ne voyage pas ou du moins pas très loin, se bornant à traîner son désenchantement dans des hangars désaffectés. Il y rencontre néanmoins trois clochards énigmatiques qui, peu à peu, le font entrer dans leur univers. Diogène, Doc et Papa sont des êtres à part, encore bien plus étrangers au monde actuel que leur état ne le suggère. Le mystère qui les entoure déroule le fil de la légende. Légende qui trouve un écho inattendu dans les textes sur lesquels le narrateur travaille et dans les théories développées par son ami Simon, un mathématicien passionné d'archéologie. Trois univers apparemment disparates. Deux époques que trois siècles séparent à première vue, pourtant reliés par ce fil de légende.Peu à peu, la correspondance, livre dans le livre, trouve sa place : capteur autant que réflecteur. A travers un récit historique mâtiné de fantastique, Robert Hasz aspire son lecteur dans un lieu d'imaginaire, univers surnaturel dont le narrateur fera son refuge mais dont le mystère ne sera jamais totalement révélé. --Laure de Montalembert--
Hasz Robert ; Philippe Chantal ; Castellan Georges
Aux environs de l'an 1000. L'Europe centrale est l'objet detoutes les convoitises. Le pape décide alors de confier à unbénédictin retiré à l'abbaye de Saint-Gall, Stephanus dePannonie, une mission capitale: convaincre les Magyarspaïens de s'allier avec le Saint-Siège contre l'empereurgermanique Othon I. Voilà Stephanus sur les routes. À lafrontière du monde chrétien, il est capturé par les "barbares"qui découvrent qu'il détient le médaillon représentant l'oiseauTogrul, insigne du Künde. Ses ravisseurs se persuadent alorsqu'il est ce chef spirituel qu'ils attendent depuis longtemps...Des guerriers fougueux à cheval, une époque troublée, desintrigues, des trahisons... Le Prince et le Moine, romanhistorique et d'aventures à la fois, plonge le lecteur dans lemythe fondateur de la Hongrie et dans les fracas du Xe siècle.Au gré des guerres ottomanes et des légendes, les chroniquesenchâssées du moine Stephanus de Pannonie forment uneépoustouflante chanson de geste.
Résumé : En 1769, la planète Vénus passera devant le disque solaire. Les scientifiques des observatoires du monde entier s'organisent, avec intérêt et impatience, pour observer ce phénomène rare à partir de plusieurs lieux. C'est ainsi que Janos Sajnovics, jeune prêtre jésuite hongrois, astronome et mathématicien, part sur invitation spéciale du roi du Danemark jusqu'à Vardo, en région lapone, en tant qu'assistant de Maximilian Hell, lui-même jésuite et astronome à la cour impériale de Vienne. Leur extraordinaire voyage, rythmé par des tribulations hasardeuses et des rencontres étonnantes, les mènera au coeur des principales villes européennes, dévoilant la complexité propre à l'Europe du XVIIIe siècle : les systèmes idéologico-politiques, les relations intellectuelles et culturelles. Cette expédition se révèle être aussi un voyage intérieur intense et agité pour Janos, qui peine à trouver son chemin et sa place. Le jeune homme est tourmenté par les chimères de l'amour, les tentations incarnées par Madame Vilma Heintz et Dorothea, et par son attrait pour les continents lointains. Il se retrouvera fatalement face à lui-même et à ses choix, et il devra prendre son destin en main. Le Passage de Vénus, allie avec élégance et subtilité la grande tradition du roman historique et celle du roman psychologique. Il plonge le lecteur dans un siècle qui fascine toujours autant et qui a vu naître de nombreux bouleversements, notamment dans la culture, la philosophie et les sciences.
Enzo, 13 ans, fugue de sa banlieue natale pour rejoindre son grand frère Greg. C'est l'été, il fait beau et la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. Depuis qu'il a coupé les ponts avec sa mère, Greg vit dans une caravane au milieu d'une décharge rurale. Il connaît cette douleur qu'éprouve Enzo et il va le recueillir le temps d'un week-end. C'est, pour Enzo, le plaisir simple d'être ensemble. C'est la rencontre avec Ninon qui "fréquente" , Charline, la petite amie de Greg, Sofiane l'optimiste, Eddy au tatouage tribal... C'est le bonheur des premières fois, loin d'un quotidien fait de jeux vidéo et de sordides indifférences. Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit à merveille ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience. Une parenthèse bucolique et lumineuse, avec ce sentiment que le bonheur est à portée de main
Yoram Leker est l'un des descendants du "train Kasztner" . Rezso Kasztner, pour certains, c'est l'homme qui a vendu son âme au diable. Pour d'autres, c'est un héros : ils ne lui doivent rien de moins que la vie. L'Ame au diable prend comme fil rouge l'affaire Kasztner, du nom de celui qui parvient à sauver 1684 juifs quand les déportations commencèrent en 1944 en Hongrie et qui fut condamné plus tard en Israël pour l'avoir fait. Avec humour et truculence, le narrateur déroule une saga familiale foisonnante sur plusieurs générations. Qu'il s'agisse de sa mère, l'exubérante Csillu, rescapée de Bergen-Belsen, ou de Tamàs, le cousin "à la mode de Kolozsvar" , éternel optimiste devant l'inéluctable, les personnages de Yoram Leker symbolisent la vie dans toute ce qu'elle a de tragique et de merveilleux, à la manière des grands contes yiddish.
A 10 ans, Roger Leroy vit comme une trahison l'arrivée dans sa vie de son demi-frère, Nicolas Lempereur. C'est le début d'une haine que rien ni personne ne saura apaiser. Bien des années plus tard, Roger, garde des Sceaux d'un gouvernement populiste, oeuvre à la réhabilitation de la peine de mort. Nicolas, lui, est une véritable rock star, pacifiste et contre toute forme de discrimination. Un fait divers impliquant un pédophile récidiviste rallie bientôt l'opinion publique à la cause du garde des Sceaux, et la peine de mort est rétablie. Mais quand Nicolas est accusé du meurtre d'une jeune femme et clame son innocence, la querelle fraternelle qui l'oppose à Roger devient alors un enjeu sociétal et moral. Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance est la chronique annoncée d'une tragédie contemporaine ; un roman coup de poing, criant de vérité.
Contreras Alonso de ; Aubertin Olivier ; Jünger Er
Résumé : "Je naquis en la noble ville de Madrid le 6 janvier 1582. Je fus baptisé en la paroisse de San Miguel ; mes parrain et marraine furent Alonso de Roa et Maria de Roa, frère et soeur de ma mère. Mes parents se nommaient Gabriel Guillén et Juana de Roa et Contreras. Je voulus prendre le nom de ma mère lorsque j'allai servir le Roi, étant enfant, et quand je m'aperçus de l'erreur que j'avais commise, je ne la pus réparer parce que dans mes états de services il y avait "Contreras". J'ai vécu jusques aujourd'hui et suis connu sous ce nom, et nonobstant qu'au baptême on m'ait appelé Alonso de Guillén, moi, je m'appelle Alonso de Contreras." Les Mémoires du capitan Alonso de Contreras, découverts à la fin du XIXe, sont un splendide et captivant récit d'aventures, vécues sur terre et sur mer par un capitaine de l'ordre de Malte au début du XVIIe siècle. Il nous raconte la guerre des galères en Méditerranée, les abordages entre les galions espagnols et les corsaires anglais, sans oublier les expéditions sous le soleil des côtes barbaresques. Alonso de Contreras a séduit, de son vivant, Lope de Vega qui lui dédia sa pièce Le Roi sans royaume.