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Actualités d'un malaise
Hassoun Jacques
ERES
16,80 €
Épuisé
EAN :9782865867349
Actualités d'un malaise nous parvient dans sa forme inachevée, posthume, avec tout l'empressement d'un dernier message, d'un dernier témoignage. Ce texte exprime le souci que Jacques Hassoun portait en lui déjà depuis longtemps et qui, les années passant, ne faisait que grandir. Ainsi à l'origine de son oeuvre est le souci politique, le lien entre le mal-être individuel et la Cité, la polis, c'est-à-dire la pluralité, la multitude qui cherche à déterminer une vie ensemble. Le parcours critique de Jacques Hassoun se termine avec cet essai sur le malaise actuel et la responsabilité du psychanalyste en tant que citoyen. Le discours psychanalytique ne saurait s'abstraire de la culture, c'est-à-dire du politique qui aujourd'hui recèle, en tant qu'élément innommable, une part du religieux. Ces pages appellent à une autre conception du rôle du psychanalyste. Tout comme Freud se désignait comme "juif infidèle", Jacques Hassoun espérait qu'au-delà des associations psychanalytiques, au-delà des conflits de chapelles institutionnels, des transferts et des croyances dans la force thaumaturge qui ferait Un, puissent naître des psychanalystes infidèles", Geog Garner. Ainsi conçu non comme un point d'orgue qui mettrait un point final à un oeuvre mais comme une ouverture qui engage à poursuivre le travail, cet ouvrage pousse les analystes, à l'écoute d'une parole à l'articulation même de l'inconscient et du social, dans les retranchements mêmes de la cure. Entre la politique et l'éthique, l'auteur nous montre comment dans la langue même, ils sont amenés à prendre la mesure du malaise de notre société et à rester vigilants face à toute entreprise de désubjectivisation politiquement organisée.
Résumé : En chacun de nous palpite le désir de transmettre à nos descendants histoires, coutumes et convictions. Ce qui allait de soi dans des sociétés stables, sédentarisées, semble avoir été mis à mal par l'exode rural, les transhumances, les migrations. Mais que transmettre de la génération d'avant et comment ? Pour ne pas perdre contact avec le pays quitté, la terre désertée, la langue menacée d'oubli, il y a deux postures opposées et tout aussi inconfortables selon Jacques Hassoun : la première consiste à se replier sur des traditions ou des pratiques ancestrales en prenant le risque d'entretenir une nostalgie et de se couper de la société. La seconde consiste à se taire sur son passé, et donc à n'en rien transmettre, cela produit des générations à la dérive, incapables de s'insérer dans le social, faute de repères. En s'appuyant sur des exemples cliniques et sur le destin exceptionnel de Charlotte Salomon notamment, Jacques Hassoun montre qu'il faut toujours quitter pour retrouver, détourner notre histoire familiale pour recomposer un espace de liberté entre ce que nous avons reçu, ce que nous construisons, ici et maintenant, avec nos descendants et ce que nous leur transmettons. Il nous enjoint d'être les contrebandiers de " notre " mémoire.
Résumé : La mélancolie, cette " bile noire " que les Anciens considéraient comme constitutive de l'être, occupe une place de choix dans la théorie psychanalytique. Freud la définit comme une destruction, marque d'un deuil impossible qui touche à la structure même du sujet. Elle se signale effectivement comme suspens du désir, emprisonnement dans la mort, ressassement, apathie, cruauté - et jouisance - exercée à l'endroit de l'autre et de soi-même, et va de pair avec une réduction des fonctions du vivant au seul ordre du besoin et de la survie. La souffrance, la passion, la toxicomanie, la violence, le désespoir politique et l'appel à la tyrannie sont autant de manifestations d'une affection dont Jacques Hassoun entreprend ici d'analyser le fonctionnement et les causes à travers la clinique et la littérature.
Résumé : A la fin des années 1970, la France accueillit plus de cent cinquante mille réfugiés du Cambodge, du Vietnam et du Laos. Parmi eux, quelque quarante mille Laotiens dont environ dix mille Hmong, représentants d'une minorité de ce pays. Comment cette population montagnarde a-t-elle vécu ce choc de cultures inscrit dans les prolongements de la guerre d'Indochine ? Par delà les évidentes et très fortes contraintes historiques, sociales et culturelles auxquelles cette population a été soumise, il est apparu que la transplantation et ses prolongements avaient aussi suscité des initiatives et des ajustements qui obéissent à des logiques d'adaptation. Ce propos est illustré ici avec une série d'études tant sur la littérature orale que sur les rites funéraires ou les rites de naissance, le travail industriel, les pratiques alimentaires ou le choix du prénom. Cet ouvrage est une contribution à la manière dont les individus et les groupes répondent symboliquement et pratiquement à un contact de culture. Il montre également comment des populations, projetées dans les sociétés économiquement plus développées et socialement plus différenciées que les univers dans lesquels elles vivaient auparavant, doivent s'appuyer sur des mécanismes sociaux au cours desquels les règles, les normes et les valeurs sont imposées par le collectif aux individus... Mais il montre aussi comment cette situation leur impose de laisser se développer en leur sein de multiples formes d'individualisation et de différenciation.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.