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La Vie est un jeu sérieux
Hamelin Pierrick
PERSEIDES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782371250277
II y avait en elle, dans sa manière d'être, une réserve délicatement dosée : elle parlait peu, d'une voix douce, souriait continÃ" ment, connaissait à l'évidence les collections du Musée d'arts de Nantes, sans ostensiblement le montrer. Marchant à ses côtés, légèrement en retrait pour lui laisser l'initiative de la visite, je ne réussissais qu'à dire des banalités, envahi par son parfum, le regard exclusivement empli de sa nuque, de ses cheveux roux, de ses bras nus dont le contact fortuit avec mon avant-bras pendant que nous nous tenions, silencieux, devant une nature morte de Pieter Boel figurant un lièvre pendu par les pattes, provoqua en moi une délicieuse sensation de chaleur. "Vous aimezâ ? " me dit-elle. Effleuré par l'idée qu'elle parlait du contact de nos bras, je répondis : "Oui, j'adore". Elle me considéra avec étonnement".
L'étrange narrateur de cette histoire aime à tel point converser avec les philosophes que son créateur l'a doté du pouvoir de se jouer du temps et de l'espace. Il peut ainsi se rendre tour à tour auprès de John Cowper Powys, Jules de Gaultier (le théoricien du bovarysme), Giuseppe Rensi, Arthur Schopenhauer, Giacomo Leopardi, Oscar Wilde, Charles Baudelaire et Sôren Kierkegaard, pour s'entretenir avec chacun d'eux de leurs rapports à l'existence et à la vérité : religion, illusion, amour... Dans le jeu de ces conversations imaginaires, la règle fut de respecter à la lettre les écrits des auteurs. Aussi est-ce avant tout sur leurs traces que Pierrick Hamelin invite le lecteur à le suivre. Tous les propos "recueillis" ici recoupent cependant nombre de chemins empruntés dans ses romans. Les Promenades proprement dites sont suivies de notices biographiques des huit écrivains philosophes rencontrés dans ces pages.
Pourquoi Elias a-t-il la si nette impression que l'un des tableaux de son généreux employeur est vivant ? Et comment parvenir à surmonter le désir abyssal qu'il suscite en lui ? Si la réponse ne se trouve assurément pas dans un manuscrit autographe de Benjamin Péret, s'en emparer lui permettra peut être d'acquérir le précieux objet de sa convoitise. Mais rien n'est moins sÃ" r. Roman ludique, roman philosophique, Point de fuite entraîne son lecteur dans un jeu de pistes à travers les rues de Nantes, labyrinthe symbolique où l'art et la vie se confondent. Manipulé par son propre désir - ce désir qui ne prend corps que dans la transgression - le héros y est le jouet de forces qui le dépassent. Il semble que "l'imaginaire ne pourra trouver de fuite qu'en lui-même. ". .
L'histoire de ce roman commence en Bretagne et se termine en Italie. Paul, écrivain, peiné par une récente rupture amoureuse, propose à son père, Ulysse, de faire avec lui le voyage qu'il a envisagé pour ses 80 ans : visiter des cimetières, en France et à l'étranger, où reposent des personnes qui ont compté dans sa vie. Il nomme ce voyage Tournée d'adieux. Ils se rendent d'abord en Allemagne, dans une vieille Jaguar conduite par un Italien, nommé Gordani. Cet homme qui fut le chauffeur d'Ulysse quand celui-ci était diplomate en Italie, a un passé trouble et, suite à un événement sur la route, montre un comportement qui intrigue de plus en plus Paul. Il décide d'en faire le personnage principal de son prochain roman... Ce livre n'est pas un roman à thèse. Il apporte cependant des réflexions pertinentes sur un sujet qui nous concerne tous : la mort. L'auteur le fait de manière légère, avec humour souvent, notamment grâce aux situations et au profil psychologique, plutôt excentrique, du personnage, le père, qui en a fait une sorte d'obsession... Mais la mort n'est pas son seul sujet, loin de là, il y est aussi beaucoup question de vie, de force de vie et d'amour... Par ailleurs, le texte contient des scènes amusantes et se plaît à jouer avec le réel, comme lors de l'apparition, à plusieurs reprises, de l'écrivain Philippe Sollers, à Venise, dont l'auteur connaît parfaitement l'oeuvre.
Souvenirs, anecdotes et réflexions libres, composent, entre humour et gravité, les textes de ce recueil qui a pour thème nos interrogations sur le vieillissement. L'auteur a imaginé une sorte de kaléidoscope dans lequel ses écrits, semblables à des images, se complètent, se superposent ou s'opposent, pour ne jamais rien dire de définitif sur le sujet. Il n'en laisse pas moins entrevoir ce que pourrait être une philosophie de la vie attentive à l'art de vieillir.
Cet ouvrage qui englobe vingt-cinq siècles d'histoire dévoile le secret même de l'évolution de l'Asie, la loi qui a présidé à la renaissance ou à la mort des Empires immémoriaux. Cette loi, c'est la lutte du nomade et du sédentaire, de l'homme de la steppe et de l'homme des cultures. L'histoire de l'Asie étudiée sous cet angle devient comme une immense leçon de géographie humaine. Attila, Gengis-Khan, Tamerlan... Leur nom est dans toutes les mémoires. Les récits des chroniqueurs occidentaux, des annalistes chinois ou persans ont popularisé leurs figures. Ils surgissent, les grands barbares, en pleine histoire civilisée et brusquement, en quelques années, font du monde romain, du monde iranien ou du monde chinois un monceau de ruines. Leur arrivée, leurs mobiles, leur disparition semblent inexplicables, si bien que l'histoire positive n'est pas loin de faire sien le jugement des anciens auteurs qui voyaient en eux les fléaux de Dieu envoyés pour le châtiment des vieilles civilisations.
Ville de l'âme ouverte aux forces de l'esprit, Tréguier inspira régulièrement ses plus illustres enfants et admirateurs. Renan, Pollès y contractèrent très tôt cet "indestructible pli" qui, leur vie durant, alimenta leur imaginaire. De là entre autres, par-delà leur génie réciproque et leur inclination pour le rationalisme et l'histoire, l'enchantement, la poésie ou la mélancolie qui traversent leur univers romanesque ou autobiographique. Quant à Le Braz, séduit à son tour par cette "manière d'Assise bretonne" , un lourd héritage funéraire finit de l'attacher définitivement à l'ancienne ville épiscopale. Le présent ouvrage, en écho à ces diverses sensibilités, rassemble sans prétention exhaustive nombre de communications égrenées au fil du temps, faisant explicitement référence à ces auteurs tous travaillés par le ferment de l'idéalisme celtique et le tropisme de la vieille cité trégoroise.
Espace visuel et mental, la mer, telle qu'elle se présente sur les côtes de la Manche, offre à la contemplation un vaste horizon en perpétuel mouvement. Un horizon qui a influencé de nombreux écrivains, philosophes et poètes d'hier et d'aujourd'hui. L'auteur des textes qui sont ici réunis propose de déambuler sur leurs pas, entre Cancale et Douarnenez, sur la côte du Dorset et dans les îles anglo-normandes.