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Je donnerai à ma tombe une pensée sur trois
Hamelin Pierrick
PERSEIDES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782371250826
L'histoire de ce roman commence en Bretagne et se termine en Italie. Paul, écrivain, peiné par une récente rupture amoureuse, propose à son père, Ulysse, de faire avec lui le voyage qu'il a envisagé pour ses 80 ans : visiter des cimetières, en France et à l'étranger, où reposent des personnes qui ont compté dans sa vie. Il nomme ce voyage Tournée d'adieux. Ils se rendent d'abord en Allemagne, dans une vieille Jaguar conduite par un Italien, nommé Gordani. Cet homme qui fut le chauffeur d'Ulysse quand celui-ci était diplomate en Italie, a un passé trouble et, suite à un événement sur la route, montre un comportement qui intrigue de plus en plus Paul. Il décide d'en faire le personnage principal de son prochain roman... Ce livre n'est pas un roman à thèse. Il apporte cependant des réflexions pertinentes sur un sujet qui nous concerne tous : la mort. L'auteur le fait de manière légère, avec humour souvent, notamment grâce aux situations et au profil psychologique, plutôt excentrique, du personnage, le père, qui en a fait une sorte d'obsession... Mais la mort n'est pas son seul sujet, loin de là, il y est aussi beaucoup question de vie, de force de vie et d'amour... Par ailleurs, le texte contient des scènes amusantes et se plaît à jouer avec le réel, comme lors de l'apparition, à plusieurs reprises, de l'écrivain Philippe Sollers, à Venise, dont l'auteur connaît parfaitement l'oeuvre.
Dans son nouveau roman, Pierrick Hamelin se penche sur la question fondamentale du désir et de l'interdit en revisitant l'antique mythe de Psyché, tel que nous l'a conté Apulée dans ses Métamorphoses, au IIe siècle de notre ère. Femme adulée et mélancolique, Psyché est obsédée par sa beauté. Celle-ci ne la prive-t-elle pas de rencontrer l'amour ? Une étrange réponse lui est fournie par le destin, quand, un jour, elle se retrouve mariée à un homme qu'elle ne peut pas voir. Est-ce le bonheur ou l'Enfer qui l'attend ?
L'étrange narrateur de cette histoire aime à tel point converser avec les philosophes que son créateur l'a doté du pouvoir de se jouer du temps et de l'espace. Il peut ainsi se rendre tour à tour auprès de John Cowper Powys, Jules de Gaultier (le théoricien du bovarysme), Giuseppe Rensi, Arthur Schopenhauer, Giacomo Leopardi, Oscar Wilde, Charles Baudelaire et Sôren Kierkegaard, pour s'entretenir avec chacun d'eux de leurs rapports à l'existence et à la vérité : religion, illusion, amour... Dans le jeu de ces conversations imaginaires, la règle fut de respecter à la lettre les écrits des auteurs. Aussi est-ce avant tout sur leurs traces que Pierrick Hamelin invite le lecteur à le suivre. Tous les propos "recueillis" ici recoupent cependant nombre de chemins empruntés dans ses romans. Les Promenades proprement dites sont suivies de notices biographiques des huit écrivains philosophes rencontrés dans ces pages.
Une dernière fois la mer est un roman où l'intrigue importe moins que les personnages ; l'auteur s'insinue dans les réflexions des uns et des autres, et crée une ambiance où l'on sent que tout peut arriver. Un style parfaitement maîtrisé, qui se met au service de situations particulières, parfois extrêmes : quels sentiments cela génère-t-il, d'avoir une arme à feu dans sa poche, alors qu'on est parmi les passants dans la rue ; en quoi peut-on prétendre que détruire des oeuvres d'art, participe à la création artistique elle-même, etc. Les phrases sont sinueuses, précises, et d'une élégance remarquable. On a affaire là à une vraie écriture, qui se fiche des modes et se met au service de l'oeuvre. Ce roman est un très beau texte, qui vous hante longtemps après avoir refermé la dernière page. (Jean-Luc Nativelle)
Les souvenirs d'enfance que nous rapporte la malicieuse mémoire de l'auteur dans ce recueil nous renvoient inévitablement à nos propres expériences de la première fois : celles du chagrin, du secret, de la peur, de la mort, de la sexualité et d'autres, toujours enchâssées dans des événements particuliers, presque rien parfois...
Félix Brigitte ; Fogels Audrey ; Van Ruymbeke bert
Cet ouvrage étudie le moment, la notion et l'héritage de l'indépendance des Etats-Unis en 1776 d'un point de vue historique, commémoratif, politique, littéraire et artistique. Les modalités selon lesquelles l'idée d'indépendance a pu prendre forme -ou non- dans la création littéraire et artistique, dans la réflexion philosophique et dans l'histoire des idées depuis 1776 y sont analysées. Qu'il y ait une définition essentielle et non multiple de l'indépendance états-unienne, où en est aujourd'hui cette volonté d'indépendance dans les arts, dans la littérature aux Etats-Unis ? Dans quelle mesure la question de l'indépendance par rapport au modèle états-unien est-elle toujours un enjeu pour les créateurs et les penseurs ? Ce livre réfléchit à ce que les modèles du passé peuvent avoir de contraignant, voire de paralysant, et pense à l'héritage comme forme impossible de l'indépendance, et non plus seulement à l'héritage de l'indépendance, ou à l'indépendance en tant que legs. D'un point de vue littéraire et politique, les auteurs s'intéressent à la langue et aux discours qui ont "porté" et peut-être continuent à porter une "identité" américaine qui inclurait l'idée d'indépendance et, à l'inverse, se concentrent sur les traces de l'exclusion d'un tel processus.
Ville de l'âme ouverte aux forces de l'esprit, Tréguier inspira régulièrement ses plus illustres enfants et admirateurs. Renan, Pollès y contractèrent très tôt cet "indestructible pli" qui, leur vie durant, alimenta leur imaginaire. De là entre autres, par-delà leur génie réciproque et leur inclination pour le rationalisme et l'histoire, l'enchantement, la poésie ou la mélancolie qui traversent leur univers romanesque ou autobiographique. Quant à Le Braz, séduit à son tour par cette "manière d'Assise bretonne" , un lourd héritage funéraire finit de l'attacher définitivement à l'ancienne ville épiscopale. Le présent ouvrage, en écho à ces diverses sensibilités, rassemble sans prétention exhaustive nombre de communications égrenées au fil du temps, faisant explicitement référence à ces auteurs tous travaillés par le ferment de l'idéalisme celtique et le tropisme de la vieille cité trégoroise.
Cet ouvrage qui englobe vingt-cinq siècles d'histoire dévoile le secret même de l'évolution de l'Asie, la loi qui a présidé à la renaissance ou à la mort des Empires immémoriaux. Cette loi, c'est la lutte du nomade et du sédentaire, de l'homme de la steppe et de l'homme des cultures. L'histoire de l'Asie étudiée sous cet angle devient comme une immense leçon de géographie humaine. Attila, Gengis-Khan, Tamerlan... Leur nom est dans toutes les mémoires. Les récits des chroniqueurs occidentaux, des annalistes chinois ou persans ont popularisé leurs figures. Ils surgissent, les grands barbares, en pleine histoire civilisée et brusquement, en quelques années, font du monde romain, du monde iranien ou du monde chinois un monceau de ruines. Leur arrivée, leurs mobiles, leur disparition semblent inexplicables, si bien que l'histoire positive n'est pas loin de faire sien le jugement des anciens auteurs qui voyaient en eux les fléaux de Dieu envoyés pour le châtiment des vieilles civilisations.