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Promenades philosophiques
Hamelin Pierrick
PERSEIDES
14,90 €
Épuisé
EAN :9782915596533
L'étrange narrateur de cette histoire aime à tel point converser avec les philosophes que son créateur l'a doté du pouvoir de se jouer du temps et de l'espace. Il peut ainsi se rendre tour à tour auprès de John Cowper Powys, Jules de Gaultier (le théoricien du bovarysme), Giuseppe Rensi, Arthur Schopenhauer, Giacomo Leopardi, Oscar Wilde, Charles Baudelaire et Sôren Kierkegaard, pour s'entretenir avec chacun d'eux de leurs rapports à l'existence et à la vérité : religion, illusion, amour... Dans le jeu de ces conversations imaginaires, la règle fut de respecter à la lettre les écrits des auteurs. Aussi est-ce avant tout sur leurs traces que Pierrick Hamelin invite le lecteur à le suivre. Tous les propos "recueillis" ici recoupent cependant nombre de chemins empruntés dans ses romans. Les Promenades proprement dites sont suivies de notices biographiques des huit écrivains philosophes rencontrés dans ces pages.
L'histoire de ce roman commence en Bretagne et se termine en Italie. Paul, écrivain, peiné par une récente rupture amoureuse, propose à son père, Ulysse, de faire avec lui le voyage qu'il a envisagé pour ses 80 ans : visiter des cimetières, en France et à l'étranger, où reposent des personnes qui ont compté dans sa vie. Il nomme ce voyage Tournée d'adieux. Ils se rendent d'abord en Allemagne, dans une vieille Jaguar conduite par un Italien, nommé Gordani. Cet homme qui fut le chauffeur d'Ulysse quand celui-ci était diplomate en Italie, a un passé trouble et, suite à un événement sur la route, montre un comportement qui intrigue de plus en plus Paul. Il décide d'en faire le personnage principal de son prochain roman... Ce livre n'est pas un roman à thèse. Il apporte cependant des réflexions pertinentes sur un sujet qui nous concerne tous : la mort. L'auteur le fait de manière légère, avec humour souvent, notamment grâce aux situations et au profil psychologique, plutôt excentrique, du personnage, le père, qui en a fait une sorte d'obsession... Mais la mort n'est pas son seul sujet, loin de là, il y est aussi beaucoup question de vie, de force de vie et d'amour... Par ailleurs, le texte contient des scènes amusantes et se plaît à jouer avec le réel, comme lors de l'apparition, à plusieurs reprises, de l'écrivain Philippe Sollers, à Venise, dont l'auteur connaît parfaitement l'oeuvre.
Pourquoi Elias a-t-il la si nette impression que l'un des tableaux de son généreux employeur est vivant ? Et comment parvenir à surmonter le désir abyssal qu'il suscite en lui ? Si la réponse ne se trouve assurément pas dans un manuscrit autographe de Benjamin Péret, s'en emparer lui permettra peut être d'acquérir le précieux objet de sa convoitise. Mais rien n'est moins sÃ" r. Roman ludique, roman philosophique, Point de fuite entraîne son lecteur dans un jeu de pistes à travers les rues de Nantes, labyrinthe symbolique où l'art et la vie se confondent. Manipulé par son propre désir - ce désir qui ne prend corps que dans la transgression - le héros y est le jouet de forces qui le dépassent. Il semble que "l'imaginaire ne pourra trouver de fuite qu'en lui-même. ". .
Les souvenirs d'enfance que nous rapporte la malicieuse mémoire de l'auteur dans ce recueil nous renvoient inévitablement à nos propres expériences de la première fois : celles du chagrin, du secret, de la peur, de la mort, de la sexualité et d'autres, toujours enchâssées dans des événements particuliers, presque rien parfois...
Poète, romancier et philosophe d'envergure, John Cowper Powys est encore trop méconnu en France, malgré la traduction de la quasi-totalité de ses livres ainsi que d'une partie de son Journal et de sa correspondance. Fils de pasteur anglais, né en 1872 dans le Derbyshire, il est l'aîné d'une famille de onze enfants. Elevé dans la tradition victorienne, il se forge très jeune une pensée personnelle par la lecture et un contact privilégié avec la nature du Dorset, lieu de son enfance. Puis vient le temps de l'errance aux Etats-Unis où il exerce la profession de conférencier itinérant pendant plus de vingt ans. Cet exil volontaire sera le moteur d'une oeuvre originale et féconde, faite d'essais (Le sens de la culture, Apologie des sens, Une philosophie de la solitude) et de grands romans (Wolf Solent, Weymouth Sands, Les Enchantements de Glastonbury). La maturité le transporte au nord du Pays de Galles, où il poursuit son oeuvre et où il s'éteint, en 1963. Débordant d'imagination, John Cowper Powys croyait au pouvoir de la volonté et à la puissance créatrice de l'homme. Sa pensée, d'une grande modernité, propose de concevoir la philosophie comme un art et la vie comme une quête du bonheur. Cet ouvrage, co-écrit par Goulven Le Brech et Pierrick Hamelin, présente la philosophe de la vie de John Cowper Powys au travers d'un essai et d'un abécédaire, complétés par des repères biographiques et une bibliographie.
Ce volume réunit tous les écrits naturalistes du prix Nobel de littérature Maurice Maeterlinck, dont certains sont depuis longtemps indisponibles. Maeterlinck (1862-1949), disait Gourmont dans Le Livre des masques, fait partie des êtres "douloureux qui se meuvent dans le mystère de la nuit" . A côté de l'oeuvre du poète symboliste, il y a Maeterlinck observateur de la nature. La Vie des abeilles, L'intelligence des fleurs, La Vie des termites, La Vie des fourmis comptent parmi les travaux d'observation à la fois les plus stimulants et les Plus originaux sur la vie naturelle. Le succès de ces ouvrages fut immense : La Vie des abeilles dépassera les 250 000 volumes et assurèrent au poète, dans le domaine des sciences naturelles, une popularité encore plus grande que celle de Jean-Henri Fabre, au point que le biologiste Jean Rostand lui rendait en 1965 un hommage éclatant. "Dans cette Vie des abeilles, de genre inclassable comme le sont beaucoup de vrais chefs-d'oeuvre, Maeterlinck nous communique, nous fait partager l'émotion qu'il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. Emotion que provoquent en lui non seulement l'aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l'intimité de leurs moeurs, le secret des consciences séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l'espèce. Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l'individu du groupe : sur tout cela, il médite, s'interroge passionnément... Par la vertu de son génie. Maeterlinck fera entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l'âme du naturaliste".
Cet ouvrage qui englobe vingt-cinq siècles d'histoire dévoile le secret même de l'évolution de l'Asie, la loi qui a présidé à la renaissance ou à la mort des Empires immémoriaux. Cette loi, c'est la lutte du nomade et du sédentaire, de l'homme de la steppe et de l'homme des cultures. L'histoire de l'Asie étudiée sous cet angle devient comme une immense leçon de géographie humaine. Attila, Gengis-Khan, Tamerlan... Leur nom est dans toutes les mémoires. Les récits des chroniqueurs occidentaux, des annalistes chinois ou persans ont popularisé leurs figures. Ils surgissent, les grands barbares, en pleine histoire civilisée et brusquement, en quelques années, font du monde romain, du monde iranien ou du monde chinois un monceau de ruines. Leur arrivée, leurs mobiles, leur disparition semblent inexplicables, si bien que l'histoire positive n'est pas loin de faire sien le jugement des anciens auteurs qui voyaient en eux les fléaux de Dieu envoyés pour le châtiment des vieilles civilisations.
Cet ouvrage nous plonge au coeur du drame fondateur qui s'est noué sur la scène coloniale caribéenne au moment même où la France accomplissait sa propre révolution. Un drame en trois actes. Un : soulèvement des esclaves de Saint-Domingue - surnommée la "perle des Antilles" et la plus riche des colonies françaises - en 1791, suivi trois ans après de l'abolition de l'esclavage par la nouvelle Assemblée nationale française. Deux : envoi sur l'île par Napoléon Bonaparte d'un corps expéditionnaire dirigé par le général Leclerc, beau-frère de l'empereur, en vue de renverser le chef des rebelles, Toussaint Louverture, et de rétablir l'esclavage. Trois : victoire des insurgés et création, en 1804, de la première république noire de l'histoire : Haïti. C'est cette expédition coloniale désastreuse, qui fit des milliers de morts des deux côtés et restera comme l'une des plus cuisantes défaites de l'empire français, tenu en échec par d'anciens esclaves, que raconte l'historien Philippe Girard dans ces pages. Pour comprendre les enjeux et le déroulement de l'opération, il a mené des recherches de part et d'autre de l'Atlantique et puisé aux sources les plus variées, qu'elles soient militaires, diplomatiques ou commerciales. A travers le prisme de l'expédition Leclerc, qui en fut le paroxysme, c'est toute la Révolution haïtienne, cet événement majeur de l'histoire atlantique, qu'il fait revivre. "Philippe Girard propose un récit très maîtrisé en dix-neuf chapitre. Son apport principal n'est pas dans la forme toute classique que prend son ouvrage, dont la vocation est essentiellement pédagogique. Il s'agit davantage de restituer cette tragédie à travers l'épaisseur souvent complexe de ses explications, de ses situations, de ses intrications. (...) Son récit de la guerre d'indépendance haïtienne offre cette opération historiographique rare qui vise à la coexistence des regards, des représentations, des actions, expliquées selon les différentes parties en présence. A la manière dont Clint Eastwood a voulu comprendre la guerre du pacifique en deux films contrastés, Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima (2006), l'historien propose ici un récit qui serait à la fois celui du Blanc et du Noir, du riche et du pauvre, du colon et du colonisé, du Français et de l'Haïtien". (Antoine de Baecque, Le Monde des Livres)
Les cent vingt récits brefs qui sont réunis dans ce livre, considéré unanimement comme le chef d'oeuvre de Marcel Béalu, forment un ensemble aussi remarquablement cohérent que profondément singulier, tant par leur impressionnant foisonnement narratif que par l'univers mental qu'ils dépeignent. Le rêve - mais plus souvent le cauchemar - ainsi que la folie y occupent une place de choix, du moins en apparence, car ils ne sont peut-être finalement que la manifestation d'une incommunicabilité bien réelle. Avec Béalu, de l'anecdote, on a tôt fait de basculer imperceptiblement dans le questionnement - pour ne pas dire l'angoisse - métaphysique. C'est sans doute en ce sens que de grands critiques tels qu'Edmond Jaloux ou Jean Paulhan ont vu dans ces Mémoires de l'ombre l'une des oeuvres importantes de leur temps.