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L OEIL ET LE COEUR 2
HAMBURSIN NUMA
LIENART
20,00 €
Épuisé
EAN :9782359061017
Pour cette seconde édition de L'Oeil & le Coeur, notre attention s'est portée sur quelques ensembles montpelliérains très cohérents, tous entièrement voués à l'art contemporain et répondant en écho à la formule de Jean Baudrillard : "Collectionner, c'est aussi collectionner une part de soi-même". Il faut un vrai courage pour accepter de livrer ainsi au public cette part de soi-même, de son intimité. Ils étaient treize pour le premier opus, ils sont ici quatre collectionneurs qui ont joué le jeu sans restriction. Traits d'esprit. Deux amis très proches qui partagent leurs impressions et leur intérêt, dont les goûts se croisent et se retrouvent sur quelques artistes. Et puis deux jeunes passionnés de Street Art, deux potes de 27 et 31 ans, pour nous rassurer quant au fait que cette belle et mystérieuse névrose n'a pas d'âge. L'occasion aussi de faire dialoguer des oeuvres que l'on ne confronte jamais, à l'image de Supports/Surfaces et du Street Art, alors qu'elles ont tant de choses à se dire. L'Oeil & le Coeur 2 est un hommage à ces montpelliérains qui, au long d'une vie et parfois contre toute raison, bâtissent une oeuvre unique, une oeuvre de l'esprit, une chimère : leur collection.
Une série exceptionnelle de toiles de Gérard Garouste, réalisées entre les années 1986 et 1991, pour la plupart inconnues du grand public, sera exposée au Carré Sainte-Anne à Montpellier. Elles seront confrontées à des sculptures ainsi qu?à une installation de grande ampleur de l?artiste. En parallèle, la galerie municipale Saint Ravy, toute proche, mettra à l?honneur des oeuvres réalisées par des enfants encadrés d?artistes dans le cadre de l?association « La Source », crée par Gérard Garouste en 1991. Au regard de son oeuvre et à l?écoute de ses propos, l?on devine combien l?enfance de Gérard Garouste fut parsemée d?inquiétudes. Son oeuvre lui a permis d?extérioriser une partie de ses démons. Mais l?homme a voulu aller plus loin en offrant aux enfants les plus défavorisés la possibilité de rencontrer l?art et de disposer à leur tour d?un instrument d?expression.
Hambursin Numa - Krog Antjie - Honoré Vincent - Bo
Conoeue en ?troite collaboration avec l'artiste, l'exposition au MO.CO. (Montpellier Contemporain) rassemble une soixantaine d'oeuvres r?alis?es entre 1999 et 2022. Explorant tous ses m?diums de pr?dilection (sculptures, installations, dessins, aquarelles et collages), elle investit l'ensemble des espaces. La s?lection inclut six oeuvres nouvelles cr??es sp?cifiquement pour le MO.CO. Si le martyre, la r?demption, la m?tamorphose, th?mes connus du travail de Berlinde De Bruyckere, sont essentiels, l'exposition s'attache ?galement ? des aspects moins soulign?s, tels que l'?rotisme ou les relations et hybridations de l'humain, du v?g?tal et de l'animal, ainsi que les notions de travail et d'exploitation. L'exposition de Berlinde De Bruyckere est accompagn?e d'un catalogue richement illustr? et publi? pour l'occasion en fran?ais et en anglais. Le design graphique a ?t? confi? ? Atelier Tout va bien. Il regroupe des contributions in?dites de l'?crivaine et po?tesse sud-africaine Antjie Krog et de Numa Hambursin, directeur g?n?ral du MO.CO. Ainsi qu'un entretien r?alis? entre l'artiste et les commissaires, Vincent Honor?, Anna Kerekes et Rahmouna Boutayeb.
Résumé : "J'avais devant moi des sculptures peintes et des peintures sculptées qui exprimaient les obsessions artistiques de ma génération, les incrustations d'objets et de poussiers, la peinture triomphante et instinctive, la saleté précieuse, le vulgaire et le sacré qui s'embrassent, Eros et Thanatos en une seule étreinte, l'humour et le tragique enlacés, des histoires à n'en plus finir, autobiographie, contes, imaginaire délirant, des références à n'en pas croire, religion, politique, art, et de l'intelligence aussi, des idées, une pensée, des concepts qui ne s'arrêtaient pas à eux-mêmes, des concepts qui devenaient forme." Numa Hambursin
Résumé : "S'ils ne disposent pas des moyens illimités qu'offre l'industrie du septième art, Pierre et Gilles ont loisir de vagabonder où les mène leur humeur. Un péplum, un héros de la lointaine, très lointaine galaxie, les brumes d'avant-guerre, le brouillard normand, les néons d'une métropole asiatique, les dieux de l'Olympe et celui du Golgotha, les nymphes et les saintes, l'angoisse de la guerre, l'évidence du désir, et même la beauté du quotidien." Numa Hambursin.
Dans les oeuvres de Claude Tétot (né en 1960) on découvre des formes. Formes luttant avec le fond, entre émergence et recouvrement, recherche de ce point, juste avant la chute, où chaque motif plastique semble tenir tel un dé en équilibre précaire sur l?un de ses angles, rapprochement de couleurs enfin, chaudes et froides, dont la confrontation fait naître des accords aigus.
Résumé : Christian Zervos, fondateur de la célèbre revue Les Cahiers d'art publiée de 1926 à 1960, côtoya les plus grands artistes du XXe siècle, parmi lesquels l'artiste catalan Joan Miró. Zervos et sa femme Yvonne n'ont d'ailleurs jamais cessé de défendre et soutenir son travail, bien avant même les critiques d'art américains Sweeney et Greenberg. De 1926, quand l'artiste est présent pour la première fois dans les Cahiers d'art, à 1960, quand Miró réalise la couverture du dernier numéro de la revue, cet ouvrage revient sur les liens étroits qui ont uni l'artiste à l'éditeur et critique d'art. Le fonds Zervos, fruit du legs effectué par le couple à la ville de Vézelay, compte par exemple le pochoir Aidez l'Espagne !, réalisé après les bombardements allemands sur Guernica. Zervos avait en effet demandé à Miró de réaliser un timbre de soutien à la République espagnole ; il sera agrandi en affiche. Et c'est en 1948 que Miró réalise la calligraphie d'un manuscrit illustré, De l'assassinat de la peinture à la céramique, destinée à l'unique numéro des Cahiers d'art pour cette année-là, entièrement consacré aux céramiques de Picasso. Enfin, même si, à partir de 1950, la revue ne répond plus aux attentes de l'artiste, les liens avec les Zervos resteront étroits. Cet ouvrage présente une soixantaine d'oeuvres et documents, dont des extraits de la correspondance entre l'artiste et le couple Zervos, accompagnés d'un texte contextualisant les liens forts qui les ont unis durant plus de trois décennies.
Résumé : Raoul Dufy est l'un des artistes français les plus marquants du XXe siècle. Peintre, dessinateur, céramiste, créateur de tissus, décorateur, il a su, à l'instar de Paul Gauguin, abolir les frontières entre arts majeurs et arts mineurs. Les peintures et dessins mettent en valeur les thèmes qui sont chers à l'artiste ? : la mer, les régates, la musique et les fêtes pavoisées aux couleurs lumineuses. L'ouvrage met l'accent sur une facette moins connue de l'artiste qui a multiplié les expérimentations dans le domaine des arts décoratifs, impulsées par ses bois gravés réalisés pour le "Bestiaire" d'Apollinaire. Il a en effet collaboré avec le célèbre couturier Paul Poiret et la société Bianchini-Férier, l'une des principales maisons de soieries lyonnaises. Robes et tissus donnent un aperçu de la hardiesse et de la justesse des trouvailles de Dufy, qui ont largement alimenté l'inventivité des grands couturiers des années folles. Une invitation à la découverte de la diversité de l'oeuvre d'un chantre de la modernité et du bonheur de vivre. Gertrude Stein ne disait-elle pas que "Raoul Dufy est plaisir"?
Le Street art relève-t-il de l'art contemporain ou est-il un phénomène à part ? Difficilement classable depuis son origine, l'art urbain a, en tout état de cause, acquis une place majeure dans l'histoire récente de la création. Aujourd'hui, ce mouvement artistique entre au musée. Un événement qui pourrait sembler normal pour certains, étonnant, voire choquant pour d'autres, et qui représente surtout une véritable victoire. Hier encore, les interventions dans la rue des taggeurs et graffeurs étaient considérées comme du vandalisme et les relations entre les autorités et les "writers", comparées à celles du chat et de la souris. Désormais, nombreuses sont les villes qui passent commande à ces mêmes artistes pour la réalisation de fresques monumentales. Conquête urbaine témoigne de cette évolution d'un art illicite et contestataire vers une pratique non seulement acceptée mais même sollicitée par les acteurs publics. Banksy, JonOne, MadC, Shepard Fairey, Speedy Graphito, Alëxone... A travers une soixantaine d'oeuvres de Street art, des créations d'artistes précurseurs des années soixante à aujourd'hui, l'ouvrage retrace les origines et l'évolution de ce mouvement et en dévoile les caractéristiques fondamentales.