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Palestine, la force de l'espoir
Guyot Françoise ; Aurenche Guy
PENSEE SAUVAGE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782859193447
Palestine, la force de l'espoir... un défi pour l'ensemble du peuple palestinien, meurtri par l'occupation, la discrimination, par un apartheid maintenant avéré. Un défi pour ces hommes et ces femmes qui se battent pour garder leur terre confisquée chaque jour davantage, contre les arrestations sans fondement, la destruction de leurs maisons, le maillage incessant de colonies illégales. Un défi pour ceux qui, en Israël, font entendre leur voix et dénoncent les dangers d'une politique raciste et identitaire. Un défi pour toute la société civile qui, à travers le monde, n'a de cesse d'exiger le respect du Droit international et les droits de l'Homme. Cette terre, je la parcours depuis plus de 50 ans, témoin permanent d'une incroyable histoire qui se dilue dans le silence assourdissant de notre communauté internationale. Sur l'insistance de beaucoup d'amis, de familles, de militants, avec beaucoup d'humilité, j'ai fini par accepter d'être leur porte-parole. "Tu nous connais bien, écris. ".
Résumé : Une critique du roman ne peut, aujourd'hui, s'élaborer sans référence à une poétique. Comme ?uvre d'art littéraire, tout roman présente certaines caractéristiques fondamentales que les théoriciens - de Henry James à Wayne C. Booth, de Käte Hamburger à Franz Stänzel, des formalistes russes à Roland Barthes - se sont attachés, depuis longtemps déjà, à terminer. Cette nouvelle " critique du roman " est ici appliquée à la Modification de Michel Butor. L'analyse s'attache aux rapports du vérifiable et du vraisemblable, à la perspective narrative, à la construction du temps et de l'espace romanesque, ainsi qu'à la progression thématique, du matériau mythologique jusqu'à sa reformulation symbolique. Se révèle ainsi comment la narration engendre la fiction ; mais aussi que la lecture est également une aventure qui force le lecteur à une modification de ses représentations. L'intérêt de cette critique réside en ceci qu'elle permet de participer au mouvement par lequel le roman, producteur de sens, dénonce la fiction même qu'il semble à première vue proposer.
Résumé : Texte de l'édition originale : "Le Nouveau Roman n'a plus seulement un retentissement international. Les manuels attestent qu'il est maintenant entré dans l'histoire littéraire. Ce n'est pas dire qu'il a cessé de vivre. Le fameux colloque de Cerisy, Nouveau Roman : hier, aujourd'hui, vient de montrer que ce mouvement, plus vivant que jamais, est en pleine période de renouvellement : ce qu'on nomme, déjà, le Nouveau Nouveau Roman. C'est l'intégralité des communications et interventions des romanciers ainsi que des spécialistes français et étrangers que l'on propose en deux volumes".
L'Ethiopie est un pays particulier où on peut se sentir l'âme d'aventurier ou d'explorateur dès qu'on quitte une route goudronnée - de plus le pays est grand et les routes goudronnées peu nombreuses. Mais on se demande si ce sentiment est bien raisonnable puis on cherche à savoir s'il était partagé par nos prédécesseurs. Comme mes recherches avaient choisi comme exutoire le cadre universitaire, il a fallu donner un tour plus formel à ce travail. Je m'étais enfermé dans le thème très pointu de Waugh et l'Abyssinie. A l'origine, le sujet ne visait pas du tout l'Abyssinie mais le traitement du processus de création littéraire. Mais Waugh est un vrai romancier et la tâche s'est vite révélée impossible. Alors, sur les conseils de mon directeur de thèse, j'ai passé quasiment deux ans à lire un peu tout ce qui me tombait sous la main : des récits de voyages bien sûr, mais aussi des essais, des romans, des thèses... Imaginez le fouillis : il a fallu ensuite organiser tout cela, développer une " problématique "... qui est en grande partie reprise dans ce livre. - FG
De simple militant, j'ai bien vite été élu chef de cellule, puis chef de groupe, puis chef de la kasma de notre région. Je ne faisais pratiquement que militer dans le Parti. Au grand désespoir de ma grand-mère qui ne comprenait pas que je ne sois pas comme les autres militants du village. Un jour elle s'en plaignit auprès d'un ami, Yantren Chabane : - Pourquoi vous ne l'aidez pas un peu? Ali est tout le temps pris par le Parti, alors que vous vous occupez bien des travaux de vos champs ! - Mais Yemma Hadjila, il travaille pour son pays ! lui répondit Yantren. - Je ne comprends pas comment on peut travailler pour son pays et abandonner ses propres terres ! lui dit elle alors. En kabyle, la terre et le pays porte le même nom : Tamurt. Logiquement, je devais commencer par m'occuper de nos propres parcelles plutôt que du pays tout entier ! "
Les mouvements de populations sont de tous les lieux et de tous les temps. Cependant, depuis la dernière guerre, la situation géopolitique a considérablement amplifié les phénomènes d'extermination, de déplacement ou d'acculturation violente de peuples entiers. L'exil est évidemment une perte et l'on ne sait pas ce que l'on a perdu : certes des personnes, des objets, des lieux, des odeurs, des couleurs mais surtout la grammaire pour nommer cette perte. Comme une langue, cette grammaire a besoin de s'étayer quotidiennement sur l'environnement. Privée de son support réel, le système s'étiole peu à peu, s'appauvrit, se rétracte, se rigidifie conduisant le sujet quelquefois trente ans après le départ à des pathologies spécifiques : névroses traumatiques, psychoses puerpérales, bouffées délirantes, etc. Pris dans une tentative permanente de déni de la modification de l'environnement culturel, les migrants qui réussissent à éviter la pathologie construisent des personnalités souvent riches mais clivées. Quelquefois, pour certains, les breaks psychotiques ne surviennent qu'à la génération suivante. L'exploitation de cette clinique spécifique nous conduit à envisager de manière nouvelle la fine homéostasie réglant les rapports de l'espace interne (psychique) et de l'espace externe (culturel). Ce numéro, issu de la clinique, invite à un questionnement nouveau de la métapsychologie psychanalytique.
Dans les sociétés traditionnelles, la frayeur est une des notions les plus communément rencontrées pour penser la maladie. En Afrique noire, les crises d'agitation sont parfois expliquées comme résultant d'une rencontre terrifiante avec un génie de la brousse. Chez les Quechua du Pérou, ce sont au contraire les états dépressifs qui sont expliqués par une frayeur (susto) ayant provoqué l'envol de l'âme du sujet. On retrouve cette étiologie au Mexique, au Maghreb, en Malaisie... La frayeur est aussi une thérapeutique traditionnelle : les guérisseurs la déclenchent délibérément pour obtenir une métamorphose du sujet. Contrairement aux premiers écrits de Freud, actuellement la psychopathologie occidentale se protège de la frayeur — du moins dans les théories qui rendent compte des prises en charge. Il s'agit là d'une notion injustement négligée. Ce numéro a donc pour objectifs de montrer l'importance de la frayeur pour comprendre nombre de pathologies de nos patients issus de cultures non-occidentales et pour les soigner. Mais aussi, de mettre en évidence la nécessité d'analyser minutieusement ce concept pour nos propres théories et nos techniques thérapeutiques. Nous publions ici, dans son intégralité, le texte de Gilles de La Tourette écrit en 1885. C'est un texte princeps remarquable. Il décrit la maladie des tics et surtout, analyse avec une méthodologie ethnopsychiatrique avant la lettre, les liens entre le jumping américain, le latah malais et le myriachit sibérien (trois maladies de la frayeur).
Quiconque a approché les thérapies traditionnelles, s'est nécessairement rendu compte de la place centrale qu'y occupaient les objets tant dans l'établissement du diagnostic et le déroulement du processus thérapeutique que dans la résolution du transfert. Il s'agit tantôt de "faire parler" certains objets pour découvrir l'énigme du mal, tantôt de découvrir, puis d'annuler les objets maléfiques ou enfin de fabriquer des amulettes ou des talismans destinés à protéger la victime. Si les anthropologues se sont souvent attachés à décrire avec minutie la nature, l'industrie et l'utilisation des objets "enchantés", les psychologues en revanche n'y ont vu qu'une expression "symbolique" et naïve de désirs d'amour et de haine confusément perçus. Ce numéro prend naissance du triple constat suivant : 1) les thérapies traditionnelles semblent considérer que les objets constituent des opérateurs thérapeutiques spécifiques et efficaces ; 2) l'observation des processus montre que, sitôt qu'il apparait, l'objet contraint thérapeute et patient à modifier leur registre de fonctionnement ; 3) dans les conceptualisations occidentales, il n'existe aucune place pour traiter l'objet en dehors de l'univers du langage. Nous nous proposons donc d'explorer, et toujours de manière pluridisciplinaire, la fonction de l'objet dans les thérapies traditionnelles, sa possible utilisation dans les thérapies occidentales et enfin d'initier la nécessaire théorie générale de l'objet.