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Pour le communisme libertaire
Guérin Daniel
SPARTACUS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782902963461
Il y a une quarantaine d'années, Daniel Guérin préfaçait ainsi un premier recueil de textes sur le communisme libertaire:"C'est à toi, jeunesse d'aujourd'hui, que je dédie ces essais. Je sais que tu te détournes des idéologies et des mots en"isme", que la carence de tes aînés a fini par rendre creux. Je sais que tu nourris une méfiance tenace à l'égard de tout ce qui touche à la"politique"... Je sais que le"socialisme", si souvent trahi par ceux qui s'en réclament, suscite ton juste scepticisme. Mais ce qui te détourne du socialisme, nous dis-tu, ce n'est pas la perspective de mettre fin à l'oppression de l'homme par l'homme, ce sont"les bureaucrates et les purges". Dans ta majorité, tu as un sentiment très vif de l'injustice sociale et, dans tes rangs, nombreux sont ceux qui ont conscience que"le capitalisme est condamné". Le communisme libertaire, face à cette vieillerie banqueroutière qu'est le socialisme jacobin autoritaire et totalitaire, est marqué du signe de la jeunesse. Non pas seulement parce qu'il est le secret de l'avenir, le seul substitut possible, à la fois rationnel et humain, à un régime économique historiquement condamné, mais aussi parce qu'il correspond aux aspirations profondes, bien qu'encore confuses, de la jeunesse d'aujourd'hui, sans la participation et l'accord de laquelle il serait vain de prétendre reconstruire le monde." Aujourd'hui aussi, nombreux sont ceux qui ressentent l'urgence d'arracher notre monde à la rapacité des possédants et à la dictature de leurs bandes armées. S'il n'y a ni programme miracle, ni guide infaillible pour y parvenir, ces textes de Daniel Guérin nous apportent cependant des leçons tirées de deux siècles de luttes pour l'émancipation sociale, des leçons qui éclairent les combats à mener pour bâtir un monde nouveau.
Abraham Lincoln signant l'abolition de l'esclavage, le Ku Klux Klan, les lynchages, Rosa Parks refusant de céder sa place à un blanc dans un bus à Montgomery, Martin Luther King devant une foule énorme à Washington, l'assassinat de militants de la cause noire, comme Malcom X ou Martin Luther King, les champions noirs levant leur poing ganté de noir sur le podium olympique de Mexico, innombrables sont les images évoquant la condition des Noirs aux États-Unis et leurs luttes. La présence des Noirs sur le sol américain est quasiment aussi ancienne que celle des premiers colons, et le combat pour leur émancipation fait partie intégrante de l'histoire des États-Unis d'Amérique. La grande démocratie américaine, celle qui proclamait vouloir "assurer les bienfaits de la liberté" à tous, avait refusé d'inscrire dans sa première Constitution, l'abolition de l'esclavage, largement pratiqué dans les Etats du Sud. Cet ouvrage retrace la longue histoire des Noirs des Etats-Unis pendant plus de trois siècles, celle de leur exploitation féroce, mais surtout celle de leurs révoltes, de leurs tentatives pour se défendre, pour s'organiser. C'est un livre d'histoire engagé. C'est également un précieux témoignage de ce qu'étaient encore les conditions de vie de la population noire dans la seconde moitié du xxe siècle, profondément marquées par l'héritage de l'esclavage, la ségrégation légalisée et le racisme.
Résumé : Ce livre est le témoignage précieux d'un des rares spectateurs qui, voyant naître et s'étendre le nazisme au jour le jour, en comprit immédiatement tout le sens, toute la portée, toute l'horreur. De 1932 à 1933, avant et après l'installation d'Hitler au pouvoir, Daniel Guérin accomplit deux voyages à travers l'Allemagne. Prenant conscience de l'ampleur du drame qui se jouait, il décida de rédiger ce témoignage, dans l'espoir malheureusement vain d'alerter le public français. Cette description sur le vif, publiée en divers articles dans la presse de l'époque, forme la matière de La peste brune, le premier tome de ses écrits Sur le fascisme (réédités sous ce titre en 1965). Convaincu que seule une analyse en profondeur du phénomène fasciste permettrait d'en révéler la véritable nature, il entreprit en 1935 un travail de synthèse, Fascisme et grand capital (publié en 1936, et republié en 1965 comme second tome de Sur le fascisme), qui, par la clarté logique de son exposé, la rigueur de sa documentation et - l'histoire l'a prouvé - la justesse de ses vues, devait devenir un classique.
Publié pour la première fois en 1936, complété en 1945 (Gallimard), repris par Maspero en 1965, puis par Syllepse (1999) et La Découverte (2001), Fascisme et grand capital est incontestablement un classique. Sa lecture reste essentielle alors même que l'Europe bruisse de tentations autoritaires sur fond de désespérance sociale et de crise économique. Daniel Guérin adopte un modèle comparatif pour dégager les grandes tendances du fascisme, puis l'analyse, au cas par cas, en Italie et en Allemagne, avant, pendant, et après sa prise du pouvoir. Il étudie l'origine de ce mouvement, de ses troupes, et la mystique qui les anime ; sa tactique offensive face à celle, légaliste, du mouvement ouvrier ; le rôle des "plébéiens" ; la place des classes moyennes dans la lutte des classes ; son action anti-ouvrière et sa politique économique. Il dissipe ainsi les illusions anticapitalistes entretenues par le fascisme lui-même en montrant que son action bénéficie avant tout au capital économique et financier. L'auteur en tire un enseignement : "L'antifascisme est illusoire et fragile, qui se borne à la défensive et ne vise pas à abattre le capitalisme lui-même." La réédition proposée par les éditions Libertalia est à ce jour la plus complète. Elle comprend un prologue de l'auteur (" Quand le fascisme nous devançait"), une postface de Dwight Macdonald (première traduction intégrale) et un glossaire.
Devenu un classique depuis sa première édition dans la " Petite collection Maspero " en 1970, ce livre propose un choix raisonné de textes politiques et théoriques des grands noms de l'anarchisme. En les replaçant en perspective, Daniel Guérin a retracé l'aventure d'un mouvement politique et intellectuel dont la force de contestation n'a jamais faibli depuis sa naissance au XIXe siècle. Il offre un panorama complet, sur deux siècles, de la pensée anarchiste, en restitue la richesse, fait revivre les controverses qui l'animent. Daniel Guérin entend ainsi combattre le discrédit dont fut victime l'anarchisme, souvent réduit par ses détracteurs à une idéologie individualiste " réfractaire à toute forme d'organisation ".Cette anthologie présente d'abord le travail théorique des anarchistes du XIXe siècle à travers des textes de Stirner, Proudhon, Bakounine, Guillaume et Kropotkine. Sont ensuite dressés les portraits des grandes figures du mouvement à la fin du XIXe et au XXe siècle : Malatesta, Henry, Pelloutier, Voline, Makhno, Durruti. Enfin, l'auteur met en lumière le rôle intellectuel et politique des anarchistes pendant la révolution russe et la guerre d'Espagne.Table des matières : Avant-propos à l'édition de 1970Un précurseur : Max Stirner (1806-1856)Les faux principes de notre éducationL'Unique et sa propriété (1843)AnticritiquePierre-Joseph Proudhon (1809-1865)La propriété, c'est le volLe système des contradictions économiquesProudhon dans la Révolution de 1848Manifeste électoral du PeupleDu principe d'autoritéProudhon et les candidatures ouvrières (1863-1864)Contre le " communisme "Michel Bakounine (1814-1876)Bakounine, par James GuillaumeQui suis-je ?Dieu et l'État (1871)La Société ou Fraternité internationale révolutionnaire (1865)Un fédéralisme internationalisteL'Église et l'ÉtatProgramme et objet de l'Organisation secrète révolutionnaire des frères internationaux (1868)Polémique avec MarxBakounine et Marx sur la CommuneBakounine sur l'autogestion ouvrièreLes premiers disciples de BakounineDes anticipations à l'action directe à la construction libertaireLa controverse entre César de Paepe (1842-1890) et Adhémar Schwitzguébel (1844-1895)De l'organisation des services publics dans la société futureLa question des services publics devant l'InternationaleJames Guillaume (1844-1916)Idées sur l'organisation sociale (1876)Pierre Kropotkine (1842-1921)L'idée anarchisteLe congrès de la Fédération jurassienne de 1880Déclaration des anarchistes accusés devant le tribunal correctionnel de LyonParoles d'un révolté (1885)L'anarchie : sa philosophie, son idéal (1896)Kropotkine dans la Révolution russeErrico Malatesta (1853-1932)Révolution et réactionL'anarchieMalatesta et les anarchistes au congrès de Londres (1896)Malatesta et le congrès anarchiste international d'Amsterdam (24-31 août 1907)Malatesta, l'Internationale anarchiste et la guerreUne lettre prophétiqueÉmile Henry (1872-1894)Lettre au directeur de la ConciergerieLes anarchistes français dans les syndicatsFernand Pelloutier (1867-1901)Émile Pouget (1860-1931)Les collectivités espagnolesProgramme de la fédération des collectifs d'Aragon (1937)Des exemples locaux de collectivisationLe décret de collectivisation de l'économie catalaneÉcrits de D.A. de SantillanVoline (1882-1945)La Révolution inconnueLes assises du " Nabat "Nestor Makhno (1889-1935)Le mouvement makhnovisteManifeste de l'armée insurgée d'Ukraine (1er janvier 1920)Programme-manifeste (avril 1920)Anarchisme et " makhnovstchina "Appel des " makhnovitsi " à leurs frères de l'Armée rougeCronstadt (1921)Résolution de la réunion générale du 1er mars 1921Le journal officiel de l'insurrectionLes anarchistes en prison (été 1921)L'anarchisme dans la guerre d'EspagneL'anarchisme en Espagne de 1919 à 1936La Révolution espagnole (1936)Durruti (1896-1936) et la guerre libertaireDurruti parleMiliciens, oui ! soldats, jamais !L'anarcho-syndicalisme au gouvernementTable
Les bouleversements et les crises périodiques que la révolution industrielle imposa au monde du travail provoquèrent à la fois le développement des luttes ouvrières et l'éclosion de projets de réforme sociale prétendant concilier progrès technique et harmonie entre les hommes. En montrant que l'histoire des sociétés était indissociable de celle de la propriété, Karl Marx apporta au mouvement ouvrier naissant à la fois la compréhension du monde qui le créait et l'illumination des buts qu'il devait se donner. Karl Kautsky expose comment il y parvint en soumettant à la critique historique et sociale les grands courants de pensée qui ont accompagné l'avènement de la bourgeoisie capitaliste. Mais cette activité intellectuelle de Marx ne doit pas être séparée de son action militante, qui la rendait nécessaire et qui l'enrichissait en même temps. Dans " L'histoire de la Ligue des communistes ", Friedrich Engels relate la constitution du premier noyau de révolutionnaires auquel il appartint, dans cette Europe occidentale du milieu du XIXe siècle où il faut encore abattre le despotisme monarchique mais où, déjà, surgit la perspective d'une société libérée des oppressions, celle de la société communiste.
L'anarchisme n'est pas seulement la négation et le refus du monde dans lequel nous vivons ; il est aussi un acte de foi dans l'homme qui peut et qui doit se libérer de la servitude économique, et aussi de toutes ces autorités hiérarchiques qui étouffent en lui la personnalité et le rendent esclave des machines dont il devrait être le maître. Jean Barrué Ni le besoin de domination, ni l'ambition personnelle, ni l'arrivisme ne trouvent leur compte dans le mouvement anarchiste. Tous ceux qui seraient tentés de grimper sur les épaules du prolétariat pour accéder à la couche supérieure préfèrent s'en tenir éloignés. Erich Mühsam Sans figures de proue, sans propagande électorale, sans bastions syndicaux, l'anarchisme attire continuellement à lui ceux qui se battent pour le plus élevé des projets politiques, une société où la liberté de chacun est la condition de la liberté de tous.
Il s'agit là de la première critique d'ensemble du régime bolchevik d'un point de vue anarchiste, parue en Allemagne en 1921 sous le titre La faillite du communisme d'Etat russe. Rudolf Rocker, militant anarcho-syndicaliste, avait au cours d'une longue période d'exil à Londres participé aux combats des ouvriers de la confection contre l'exploitation ; rentré en Allemagne en 1918, il avait oeuvré au regroupement des militants anarcho-syndicalistes. Dans ce livre, il montre comment, devenus maîtres des soviets qui étaient nés de l'action spontanée des masses, les bolcheviks, après s'être emparés des pouvoir étatiques, en ont usé pour tenter d'intégrer à l'appareil d'Etat toutes les autres tendances révolutionnaires, ainsi que pour diffamer, calomnier, éliminer et massacrer quiconque refusait de se soumettre. S'appuyant sur des témoignages de première main, il dénonce les méthodes des bolcheviks qui ont, par exemple, cyniquement trahi le pacte conclu avec les troupes de Makhno, aggravé la famine qui sévissait déjà en détruisant les communes et les coopératives paysannes pour bâtir un Etat tout-puissant, prétendument socialiste, instrument d'une nouvelle forme de l'esclavage salarié.
Dans les mois qui suivirent la révolution d'Octobre, Lénine et les plus lucides des bolcheviks l'affirmèrent avec force: si la Russie restait isolée, si les pays les plus industrialisés, et en premier lieu l'Allemagne, n'étaient pas gagnés par la révolution socialiste, alors celle-ci périrait. C'est dans cette perspective qu'ils créèrent l'Internationale communiste au début de 1919. Même si celle-ci et sa subordination au parti bolchevik furent contestées dès sa fondation, même si, très vite, des révolutionnaires dénoncèrent la dictature du parti russe sur le prolétariat, elle représenta pendant des années encore pour de nombreux militants la lumière qui s'était allumée à l'Est, la perspective toute proche d'un monde libéré du capitalisme et des immenses massacres impérialistes. Pour Hippolyte Etchebehere, dit Rustico, l'Allemagne en crise du début des années 1930 restait le champ de bataille où se jouait l'avenir de la révolution, aussi bien par la puissance de son industrie que par celle de ses organisations ouvrières. A Berlin, aux côtés de ces communistes qui sont pour lui des révolutionnaires, il va vivre ces semaines de l'hiver 1932-1933 dont on s'apercevra que s'y décida le sort d'au moins une génération. Mobilisation des militants, immobilisme des partis et des syndicats, alliance des nazis et de l'appareil d'Etat: Rustico les vit jour après jour et témoigne que le nazisme fut d'abord une contre-révolution, avec, parmi ses premières victimes, une social-démocratie pourtant devenue un rouage de l'Etat allemand et un parti communiste instrument dévoué de l'Etat soviétique.