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Bernar Venet, les années conceptuelles : 1966-1976
Guenin Hélène ; Quoi Alexandre ; Millet Catherine
DILECTA
40,00 €
Épuisé
EAN :9782373720655
Dans les années 1960, Bernar Venet entreprend une radicalisation sans précédent de l'expérience artistique et de la production esthétique. Découragé par les conventions de l'art français et fasciné par Marcel Duchamp et le formalisme américain, il est reconnu dès les années 1970 comme l'une des figures majeures de l'art conceptuel. Pour la toute première fois, le MAMAC explore cette période charnière de la carrière de l'artiste, qui prend forme à Nice et se déploie aux Etats-Unis, entre 1966 et 1976. Conceptuel, sculptural et pictural, le travail de Bernar Venet se tourne à cette époque vers une réflexion sur l'identité de l'art et la relation entre expression artistique et savoir scientifique, combinant l'incertitude, l'imprévisibilité et le désordre aux données mathématiques et aux théories de l'information. Cette période extrêmement productive (1966-1976), pendant laquelle Venet incorpore au champ artistique la pure abstraction des recherches scientifiques et l'objectivité et la rationalité des mathématiques, est également le point de départ d'une pratique pluridisciplinaire. Le catalogue immerge ainsi les lecteurs dans ce travail spécifique et intense, à l'origine de la reconnaissance internationale de Bernar Venet comme l'un des plus grands artistes conceptuels des années 1960. Ce catalogue est également disponible en anglais.
Guenin Hélène ; Antoine Elodie ; Vautier Annie ; W
Figure artistique majeure de la seconde moitié du XXe siècle, Ben Vautier est connu pour ses actions et ses écritures. Son oeuvre, à la fois réflexion philosophique et impertinente sur l'art, intègre notre quotidien dans ce qu'il a de plus particulier. En 2019, la ville de Nice et le collectif d'artistes La Station, en étroite collaboration avec la galerie Eva Vautier, invitent Ben au 109, friche industrielle dédiée à la création contemporaine, pour une exposition ambitieuse et insolite intitulée : La vie est un film. Plus de cinq cents oeuvres de Ben, retraçant 50 ans de création, sont installées dans la grande halle du 109, qu'il a choisi de partager avec des invités, artistes, amis de longue date ou jeunes créateurs. Cet espace en perpétuel mouvement a accueilli production filmée, événements, performances et débats, si chers à l'artiste. La vie est un film plonge le lecteur dans une exposition généreuse, imprévisible, foisonnante d'idées, comme seul Ben sait le faire, entouré de tous ses amis artistes et ses coups de coeur.
Emoi, saisissement, "délicieuse horreur" pour reprendre l'oxymore consacré d'Edmund Burke : autant de sensations qui caractérisent l'expérience du sublime, ce singulier sentiment d'attraction mêlée d'effroi que nous éprouvons face à la puissance et aux déchaînements des éléments. Né au coeur du XVIIIe siècle, ce concept esthétique s'offre ici avec à-propos comme le fil conducteur d'une relecture de l'histoire passionnée que l'humanité entretient avec la nature dans tous ses excès. Au-delà des notions de beauté et de contemplation, cet ouvrage explore l'ambivalence de cet attrait persistant en faisant dialoguer oeuvres anciennes et contemporaines, de Léonard de Vinci à Lars von Trier, en passant par Christo et Jeanne-Claude, Gina Pane, Robert Smithson, Ana Mendieta, Laurent Grasso ou encore Giuseppe Penone. A l'heure du bouleversement de nos écosystèmes et des discours alarmistes, ce parcours manifeste la mutation radicale de la notion de sublime au cours du XXe siècle : l'avènement de la conscience environnementale s'accompagne de l'appel à une relation réenchantée et pacifiée à la nature qu'il reste à inventer.
Convoquer les éléments, capter les liens : invisibles qui unissent les composantes de l'univers, saisir les processus d'érosion, d'empreinte, de cristallisation, .révérer la brûlure du soleil... Entre fantasme de domination des éléments et humilité créatrice du laisser-faire, le recours à la nature et à ses manifestations a traversé différentes générations d'artistes depuis l'aube des années 1960. Le présent ouvrage rassemble les couvres d'une cinquantaine de ces artistes "cueilleurs" de vent, de lumière et de pollen. Habitées par une conscience aiguë de la fragilité de l'ordre naturel, ces pratiques dessinent en creux un plaidoyer pour l'environnement et un appel à écouter et ressentir la vie secrète de l'univers.
Le territoire, l'environnement de l'homme, est le "bien commun" par excellence. Ce territoire composé par petites, moyennes et grandes villes, villages et cités, systèmes agro-forestiers et environnementaux, infrastructures urbaines et rurales, produit des lieux de vie très complexes dont les gènes, la personnalité, la richesse et la beauté sont le résultat de processus de coévolution entre les établissements humains et l'environnement, sédimentés dans le temps long des civilisations. Ces caractéristiques identitaires et patrimoniales sont reprises dans Le Principe Territoire comme antidote à leur dramatique "désintégration" par la civilisation des machines, dans la course aux Mégapoles pour l'urbanisation globale de la planète. En renouvelant de manière créative tous ces caractéristiques "par le bas" , des nouvelles formes conflictuelles de démocratie communautaire, sont générés, fondées sur le développement de la "conscience du lieu" des habitants.
Pour la première exposition à caractère rétrospectif d'Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d'oeuvres majeures de l'un des tout premiers et rares couples d'artistes. Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l'une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l'histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance".
Cette exposition vise à montrer que chez Pierre David la représentation du corps tend à contester les codes sociaux qui enferment chacun dans des catégories ethniques, stylistiques et comportementales. Les portraits sans regard (Portraits d'argent), présentent des visages aux yeux clos qui anéantissent toute communication avec l'autre. Les corps étendus sur une table (Dormir) et les corps fragmentés (Modèles, Nu) sont saisis par l'exactitude d'un dessin mimétique au style clinique. Ces témoins de vies mises à nu, sans décorum et sans fard, ces morceaux d'êtres que Pierre David s'applique à représenter, sont la mémoire précieuse (d'or et d'argent) des années et des tragédies de l'existence qui conduisent à l'inexorable déchéance. Les commandes passées à l'artiste par des particuliers ou des institutions permettent de les contextualiser et de leur conférer une humanité. De ce fait, l'oeuvre de Pierre David acquiert une dimension sociale. Les notices accompagnant les oeuvres parviennent à leur donner un souffle, une vie". Caroline Bongard
Azoury Philippe ; Bonaccorsi Robert ; Corréard Sté
Un éclairage de l'oeuvre de F. Pardo, artiste psychédélique essentiel de la contre-culture des années 1960. Son parcours artistique est retracé à partir d'éléments biographiques et de la présentation de ses peintures.
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.