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Le principe territoire
Magnaghi Alberto ; Paquot Thierry ; Guérin Hélène
ETEROTOPIA
24,99 €
Épuisé
EAN :9791093250564
Le territoire, l'environnement de l'homme, est le "bien commun" par excellence. Ce territoire composé par petites, moyennes et grandes villes, villages et cités, systèmes agro-forestiers et environnementaux, infrastructures urbaines et rurales, produit des lieux de vie très complexes dont les gènes, la personnalité, la richesse et la beauté sont le résultat de processus de coévolution entre les établissements humains et l'environnement, sédimentés dans le temps long des civilisations. Ces caractéristiques identitaires et patrimoniales sont reprises dans Le Principe Territoire comme antidote à leur dramatique "désintégration" par la civilisation des machines, dans la course aux Mégapoles pour l'urbanisation globale de la planète. En renouvelant de manière créative tous ces caractéristiques "par le bas" , des nouvelles formes conflictuelles de démocratie communautaire, sont générés, fondées sur le développement de la "conscience du lieu" des habitants.
Magnaghi Alberto ; Raiola Marilène ; Petita Amélie
La presse italienne de tous bords politiques a été unanime à saluer la parution de Il progetto locale, dont le premier tirage, épuisé en quelques mois, a été suivi de deux réimpressions. Sur fond de mondialisation et à rebours des idées reçues, le lecteur est initié aux concepts de patrimoine territorial et d'autodéveloppement local durable, il découvre l'épaisseur sémantique de l'aménagement du territoire à travers ses dimensions politique, anthropologique, écologique... en même temps qu'une vision concrète de l'utopie. A l'heure où la question locale et le développement durable sont enfin à l'ordre du jour en France, c'est dire le précieux outil de réflexion et de travail offert aux élus, aux praticiens et aux citoyens par cet ouvrage qui associe étroitement la théorie et l'expérience concrète Biographie de l'auteur Alberto Magnaghi est né en 1941, cet universitaire (Milan et Florence) dont la pensée a formé une génération de chercheurs et d'aménageurs, est aussi un militant politique et un homme de terrain qui, depuis 15 ans, dirige un programme national de recherche pour la valorisation du patrimoine local dans un ensemble de régions d'Italie, de la plaine du Pô à la Sicile. Le double combat qu'il a mené dans le champ théorique et dans l'action concrète, au plus près des citoyens, a fait de lui, sur la question urbaine et l'aménagement local, une figure incontournable, en Italie comme au plan international. Auteur de nombreuses publications, il a aussi rédigé la "Charte de la nouvelle municipalité", présentée en 2002 à Porto Alegre puis au Forum Social Européen de Florence. En couverture: A. Magnaghi, Villaggio, 1992
Cette ouvrage prend en examen les formes les plus importantes de gouvernement des biens communs territoriaux (plans d'aménagement paysagers participatif, systèmes locaux de la filière de proximité, les pactes ville-campagne, les éco-musées, les contrats de fleuves, montagnes, paysages, etc.) dans le but de proposer l'intégration dans des nouvelles institutions de autogouvernement locale-solidaire et fédératif.
Cet ouvrage mets en relations et fait dialoguer la littérature française et celle italienne sur la thématique du patrimoine territoriale, de la bioregione urbaine et du projet de territoire avec l'objectif de communiquer, sous une forme légère et discursive, la méthodologie concrète avec laquelle la planification territoriale construit les pierres angulaires de l'analyse du patrimoine territorial. L'approche biorégionale répond aux problématiques territoriales créées par l'industrialisation et l'urbanisation contemporaine qui ont considéré le territoire comme un simple support sans identité ni caractère propres, seulement destiné à porter les infrastructures et les constructions.
Biorégion urbaine : c'est l'ensemble des relations sociales, économiques et culturelles qui caractérisent les espaces à l'âge de la révolution urbaine. Villes, collines en terrasses, campagnes travaillées, forêts animées, ont chacune des métabolismes qui se sont transformés à travers les civilisations successives, mais qui toujours entretiennent des structures vivantes. Le territoire, compris comme un système vivant naît et grandit. Il peut tomber malade, il peut mourir quand la relation de synergie est interrompue - nous parlerons alors de "crise des civilisations" - mais il peut aussi renaître.
Ces quatre textes figurent dans l'ouvrage de Maurice Bardet, La Fin du paysage, publié en 1972 chez Anthropos avec des photographies de l'auteur. Bernard Charbonneau (1910-1996), ami de Jacques Ellul, s'intéresse très tôt au sentiment de la nature et aux dégradations que l'agriculture productiviste et l'acharnement industriel imposent aux paysages. Précurseur de l'écologie politique, collaborateur de La Gueule Ouverte (1973-1977) et de Combat Nature, il dénonce les "grand travaux" (autoroutes, aménagement de la côte Aquitaine, zone touristique du Languedoc) et les enlaidissements volontaires (lotissements pavillonnaires, décharges à ciel ouvert, "boîtes" des centres commerciaux, station-service dupliquée, parcs à thème). Il n'hésite pas à nommer les responsables (hauts fonctionnaires, élu-e-s, promoteurs, multinationales du commerce et des loisirs, exploitants d'une agriculture intensive, consommateurs béats). Au-delà d'un cri contre ceux qui défigurent la France, l'auteur généralise son propos et explique pourquoi aucun pays ne va échapper à cette banlieuisation forcée, aux conséquences désastreuses. La banlieue totale s'accompagne d'un pouvoir total qui marchandise chaque fait et geste de chacun, ses territorialités comme ses tempolarités. Cinquante ans plus tard, cette colère reste salutaire et annonce les nôtres !
Il nous faudrait absolument ce que j'appelle une "dromologie", c'est-à-dire une discipline qui s'intéresse aux ravages de l'accélération et de la course" disait Paul Virilio en 1977. Les évènements qui ont bouleversé 2020, avec la conjonction du drame écologique, de l'accident viral, des confinements, des couvre-feux, des multiples crises économiques et sociales, confortent les prémonitions de Paul Virilio et plus que jamais, imposent la nécessité d'une pensée de la vitesse. Une pensée ouverte aussi bien à la géopolitique qu'à la ville, aux territoires, mais aussi aux libertés et aux solidarités. Le nom de dromologie s'est imposé à un collectif international d'auteur.e.s souhaitant révéler, partager et approfondir cette nouvelle approche théorique du monde. "Nous allons vers un village global, annonce Paul Virilio en 1991, qui sera en réalité le plus grand confinement et la plus grande incarcération jamais vécus ". Nous y sommes. Il est temps d'en analyser les comment et les pourquoi. Ce premier volume annuel aborde le thème de la vitesse et de l'accélération à travers la philosophie, l'art, l'architecture, l'écologie, la sociologie... Et s'adresse à quiconque se questionne sur le déploiement technologique, le saccage des écosystèmes, la disparition d'espèces vivantes, le dérèglement climatique. Il participe aussi aux alternatives qui expérimentent des possibles et propagent l'esprit de résistance.
Corps et territoire partagent une condition singulière et commune; celle d'un devenir suspendu entre la persistance du passé et les sollicitations d'un présent-futur radicalement envahi par les nouvelles technologies. L'enchevêtrement de relations, d'affects, d'échanges sociaux et économiques qui concernent autant les corps que le territoire se déploie sur un plan articulé que l'on doit définir en tant qu'environnement. Il faut toutefois s'arrêter un instant sur le concept d'environnement en raison des nombreuses définitions qu'il a reçues pour confronter celles-ci avec l'interrogation que nous proposons ici. Traditionnellement, le concept d'environnement a été marqué par l'emploi qu'en ont fait d'abord la géographie et par la suite les diverses sciences sociales. L'environnement est cependant une dimension, un horizon, un plan bien plus ample qui, loin d'être homogène, prévoit une infinité d'espaces et de modalités qui forgent inlassablement l'existence. L'environnement concerne la vie, avec les corps qui le constituent, avec les transformations qui le traversent.