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Cahiers d'Histoire de l'Amérique Coloniale N° 8 : Les fêtes en Amérique coloniale. Séminaire d'Histo
Grunberg Bernard
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782343202457
Tout grand événement est l'occasion de festivités auxquelles les habitants des Indes, comme ceux des autres mondes, n'hésitent pas à participer. Certes, il s'agir souvent de fêtes religieuses, qui occupent une place particulièrement importante. Mais il existe aussi des fêtes liées à des événements importants (célébration de victoires et de paix, naissances et mariages royaux, funérailles...). Les grandes fêtes publiques, généralement organisées par les municipalités elles-mêmes, répondent souvent au besoin d'amusements collectifs, de défoulement. Elles sont aussi la marque d'une union avec une monarchie lointaine. Avec la colonisation et l'arrivée de plus en plus nombreuse d'hommes issus d'une Europe profondément chrétienne, les fêtes prennent une forme semblable à celle que l'on connaît en Europe avec cependant des nuances induites par la participation, aux côtés des Espagnols, non seulement du monde indigène, mais aussi du monde créole. Mais les anciens rituels du Nouveau Monde ne disparaissent pas, pour autant, brutalement. Décrites non seulement à travers les exemples pris au Mexique et au Pérou aux XVIe et XVIIe siècles mais aussi dans les images européennes, les fêtes font l'objet de diverses études dans ce volume : fête des Morts avant et après la conquête du Mexique, fine du Corpus Christi en milieu indigène, chants et danses traditionnels, images de fêtes indiennes dans les récits de voyage, fêtes civiles ou religieuses en relation avec l'apparition de l'identité créole, des festivités données 3 Mexico en 1538. Dans une seconde partie, cet ouvrage fait le point sur des questions récentes : le rôle des femmes dans la conquête du Nouveau Monde, l'importance du problème de la mort en Nouvelle-Espagne, l'essor du port d'Acapulco, l'évolution du vocabulaire juridique dans le monde lusophone, la vie quotidienne des colons européens et des populations serviles dans les Petites Antilles françaises à travers les derniers résultats archéologiques, et deux analyses sur le travail du fondateur du musée d'ethnographie du Trocadéro, E.-T. Hamy. Cet ouvrage se veut aussi un hommage au grand historien, philosophe et anthropologue mexicain, Miguel León-Portilla (1926-2019), spécialiste de l'histoire, de la pensée et de la littérature náhuatl, surtout connu pour son livre La visión de las vencidos, où il livra la vision indigène de la conquête espagnole.
Dans toute société, il existe une "classe" dirigeante, qu'elle soit politique, économique, religieuse, etc., constituée de ce que l'on nomme traditionnellement les élites, qui se différencient du reste de la population. Cette dichotomie peut se fonder sur différents facteurs comme, par exemple, l'origine sociale, le pouvoir économique, la fonction politique ou administrative. Cependant cette notion d'élite est toute relative et ses caractéristiques varient dans le temps et dans l'espace. Les élites du Nouveau Monde ont constitué, dès l'origine, une des bases de l'évolution coloniale. Elles ont influé sur les structures et les changements de la société américaine. Il n'est pas question de s'interroger ici sur le concept d'élite mais, à travers quelques cas particuliers, d'illustrer ce thème sous des aspects fort divers. Une première partie sera consacrée au rôle des élites indigènes au sein du pouvoir municipal au Mexique, et notamment à Texcoco, suivie de l'étude de la carrière du licenciado J. de Salmerón, un des hommes qui influença la politique indienne de l'Espagne, de celle de Díez de la Calle, un infra-letrado, secrétaire du Conseil des Indes, mais aussi de la fragile condition de l'élite espagnole de Cajamarca (Pérou). Après l'analyse de la vision du missionnaire carme Maurile de Saint Michel dans les Antilles françaises et la description des premiers administrateurs chargés de gérer la France d'Amérique et les stratégies d'alliances des grands sucriers martiniquais, la grande influence des élites caféières du Brésil durant la première République conclura le thème des élites. La seconde partie sera consacrée à la géographie administrative des territoires d'Acámbaro et leur évolution, aux contacts entre les Itzas et les Espagnols, au rôle de la rhétorique du salut religieux dans le contexte du développement de l'esclavage et à la dimension religieuse dans la conflictualité sociale et politique en Amérique espagnole.
En 1519, quelques centaines d'hommes débarquent sur les côtes mexicaines pour explorer et soumettre ces contrées. En moins de deux ans, ces conquistadores, au service de Dieu et du roi d'Espagne, vont changer le cours de l'histoire en abattant l'Empire aztèque, un jeune Etat peuplé de plusieurs millions d'habitants. Guidés par Hernan Cortés, un homme exceptionnel qui révèlera tout son génie lors de cette extraordinaire entreprise, les conquistadores vont entreprendre ce que personne n'avait jamais pu accomplir : la conquête d'un Empire par une poignée d'hommes ! Comment expliquer ce qui fut l'un des plus grands chocs de l'histoire ? Ce livre, fondé exclusivement sur l'ensemble des sources originales du XVIe siècle, tant espagnoles qu'indigènes, retrace, le plus objectivement possible, l'histoire de la conquête du Mexique.
La conquête de l'Amérique par les Espagnols s'est accompagnée de nombreuses fondations de villes. Il est évident que la forme même de la conquista et la gestion des premiers temps de la colonisation ont favorisé le rôle des villes et leur émanation légale, le cabildo (conseil municipal). La fondation de villes espagnoles outre-Atlantique a permis de dominer, voire d'occuper l'espace conquis, de créer des centres disposant de tous les pouvoirs pour gérer et administrer les nouveaux territoires. Instruments de la colonisation, les nouvelles cités ont été très rapidement les lieux privilégiés de l'installation des conquérants et des premiers colons, les "cellules de base" de la société coloniale qui, notamment à travers les conseils municipaux, ont tenté d'exercer leur pouvoir dans le Nouveau Monde. Si les villes existaient déjà dans le monde précolombien, les nouvelles villes coloniales, généralement fondées sur un modèle exporté de l'Ancien Monde, ont cependant connu des changements, tant dans leur forme que dans leur composition sociale, et ont vu se développer en leur sein une société multiculturelle, reflet de la société coloniale. Le dossier que nous présentons ici lance quelques pistes de réflexion sur un sujet que l'on croit bien connu mais qui mériterait d'être approfondi car il reste encore beaucoup à apprendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.