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Cahiers d'Histoire de l'Amérique Coloniale N° 7 : Les élites en Amérique coloniale
Grunberg Bernard
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343112022
Dans toute société, il existe une "classe" dirigeante, qu'elle soit politique, économique, religieuse, etc., constituée de ce que l'on nomme traditionnellement les élites, qui se différencient du reste de la population. Cette dichotomie peut se fonder sur différents facteurs comme, par exemple, l'origine sociale, le pouvoir économique, la fonction politique ou administrative. Cependant cette notion d'élite est toute relative et ses caractéristiques varient dans le temps et dans l'espace. Les élites du Nouveau Monde ont constitué, dès l'origine, une des bases de l'évolution coloniale. Elles ont influé sur les structures et les changements de la société américaine. Il n'est pas question de s'interroger ici sur le concept d'élite mais, à travers quelques cas particuliers, d'illustrer ce thème sous des aspects fort divers. Une première partie sera consacrée au rôle des élites indigènes au sein du pouvoir municipal au Mexique, et notamment à Texcoco, suivie de l'étude de la carrière du licenciado J. de Salmerón, un des hommes qui influença la politique indienne de l'Espagne, de celle de Díez de la Calle, un infra-letrado, secrétaire du Conseil des Indes, mais aussi de la fragile condition de l'élite espagnole de Cajamarca (Pérou). Après l'analyse de la vision du missionnaire carme Maurile de Saint Michel dans les Antilles françaises et la description des premiers administrateurs chargés de gérer la France d'Amérique et les stratégies d'alliances des grands sucriers martiniquais, la grande influence des élites caféières du Brésil durant la première République conclura le thème des élites. La seconde partie sera consacrée à la géographie administrative des territoires d'Acámbaro et leur évolution, aux contacts entre les Itzas et les Espagnols, au rôle de la rhétorique du salut religieux dans le contexte du développement de l'esclavage et à la dimension religieuse dans la conflictualité sociale et politique en Amérique espagnole.
L'étude des Conquistadores de Mexico est indispensable pour appréhender l'émergence de la société coloniale dans l'Amérique espagnole. Encore faut-il pouvoir connaître ces hommes. Pour y parvenir, il a été nécessaire de recueillir l'ensemble des données accessibles concernant chaque conquistador. La consultation de l'ensemble des archives espagnoles, mexicaines et des sources disponibles du XVIe siècle a permis l'élaboration de ce dictionnaire, qui recense 1172 individus, pour un total évalué à près de 2100 (soit environ 56% des Conquistadores de Mexico). L'intérêt et la nouveauté de ce travail est de livrer l'ensemble des données réunies sur ces hommes, qu'elles soient généalogiques, sociales, économiques, politiques, culturelles, etc., avec, pour chaque information, la mention de sa ou de ses sources.
L intitulé de l ouvrage peut surprendre car le terme ""esclavage"" est le plus souvent utilisé au singulier. Dans l Amérique coloniale, nous trouvons, en effet, des esclavages, dont les formes varient non seulement selon les régions ou les types de colonisation mais aussi en fonction des époques. L esclave dans les Antilles françaises n est pas perçu comme son semblable dans les colonies espagnoles, anglaises, hollandaises, portugaises.
En s'installant en Amérique, les Espagnols y ont tout naturellement transplanté leurs structures sociales et leurs institutions, du moins en grande partie. Dès le XVIe siècle, les cadres de la vie quotidienne, pour les colons comme pour les communautés indigènes, sont ainsi largement inspirés par le modèle de la péninsule. Le christianisme s'impose progressivement mais sûrement dans le paysage culturel indien. Pourtant, au contact du Nouveau Monde, les apports espagnols évoluent plus ou moins selon les différents secteurs, notamment par le fait qu'ils sont tempérés par les distances qui séparent ces " nouveaux royaumes " de la métropole et par l'originalité même du monde américain. Mais ce sont surtout les populations indigènes qui vont en limiter la portée afin de défendre leur identité et leur mode de vie. Ce second numéro des Cahiers du SHAC tente donc de montrer, dans une première partie, les " enjeux et difficultés d'un modèle européen dans les sociétés coloniales ".
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.