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Enjeux et difficultés d'un modèle européen dans les sociétés coloniales. Séminaire d'Histoire de l'A
Grunberg Bernard
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782296030886
En s'installant en Amérique, les Espagnols y ont tout naturellement transplanté leurs structures sociales et leurs institutions, du moins en grande partie. Dès le XVIe siècle, les cadres de la vie quotidienne, pour les colons comme pour les communautés indigènes, sont ainsi largement inspirés par le modèle de la péninsule. Le christianisme s'impose progressivement mais sûrement dans le paysage culturel indien. Pourtant, au contact du Nouveau Monde, les apports espagnols évoluent plus ou moins selon les différents secteurs, notamment par le fait qu'ils sont tempérés par les distances qui séparent ces " nouveaux royaumes " de la métropole et par l'originalité même du monde américain. Mais ce sont surtout les populations indigènes qui vont en limiter la portée afin de défendre leur identité et leur mode de vie. Ce second numéro des Cahiers du SHAC tente donc de montrer, dans une première partie, les " enjeux et difficultés d'un modèle européen dans les sociétés coloniales ".
La conquête de l'Amérique par les Espagnols s'est accompagnée de nombreuses fondations de villes. Il est évident que la forme même de la conquista et la gestion des premiers temps de la colonisation ont favorisé le rôle des villes et leur émanation légale, le cabildo (conseil municipal). La fondation de villes espagnoles outre-Atlantique a permis de dominer, voire d'occuper l'espace conquis, de créer des centres disposant de tous les pouvoirs pour gérer et administrer les nouveaux territoires. Instruments de la colonisation, les nouvelles cités ont été très rapidement les lieux privilégiés de l'installation des conquérants et des premiers colons, les "cellules de base" de la société coloniale qui, notamment à travers les conseils municipaux, ont tenté d'exercer leur pouvoir dans le Nouveau Monde. Si les villes existaient déjà dans le monde précolombien, les nouvelles villes coloniales, généralement fondées sur un modèle exporté de l'Ancien Monde, ont cependant connu des changements, tant dans leur forme que dans leur composition sociale, et ont vu se développer en leur sein une société multiculturelle, reflet de la société coloniale. Le dossier que nous présentons ici lance quelques pistes de réflexion sur un sujet que l'on croit bien connu mais qui mériterait d'être approfondi car il reste encore beaucoup à apprendre.
Le phénomène religieux est étroitement lié à l'expansion coloniale européenne en Amérique. Dès les débuts de la colonisation, la monarchie espagnole va non seulement tenter d'exclure les indésirables (juifs, musulmans, protestants) de ses nouvelles possessions mais aussi contrôler étroitement les pratiques des colons et des indigènes, qu'elle s'efforce de faire évangéliser rapidement. Les autorités civiles et ecclésiastiques auront pour tâche de faire respecter et contrôler l'orthodoxie religieuse en Amérique.
De 1521 à 1571, l'Inquisition mexicaine a revêtu la forme d'une Inquisition apostolique qui se caractérise par la toute-puissance que la métropole déléguait à l'inquisiteur apostolique, en l'absence de tout l'appareil inquisitorial, tel qu'il existait alors en Espagne, et notamment d'un tribunal formel du Saint-Office, qui ne verra le jour qu'en 1571. L'Inquisition apostolique offre un visage à la fois nouveau et traditionnel. L'aspect nouveau réside dans la confrontation de l'Indien au catholicisme ; l'Inquisition apostolique s'inscrit ici dans le prolongement de la conquête spirituelle. L'aspect traditionnel apparaît dans la poursuite de l'hérésie dans la colonie, telle qu'elle se pratiquait alors dans la péninsule ibérique, bien qu'avec des nuances. Le caractère le plus marquant de ce type d'Inquisition réside cependant dans la lutte que cette institution a engagé pour discipliner les conquistadores et leurs descendants, ainsi que les colons, toujours plus nombreux à venir s'installer en Nouvelle Espagne.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.