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Villes et sociétés urbaines en Amérique coloniale. Séminaire d'Histoire de l'Amérique Coloniale 2008
Grunberg Bernard
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296117235
La conquête de l'Amérique par les Espagnols s'est accompagnée de nombreuses fondations de villes. Il est évident que la forme même de la conquista et la gestion des premiers temps de la colonisation ont favorisé le rôle des villes et leur émanation légale, le cabildo (conseil municipal). La fondation de villes espagnoles outre-Atlantique a permis de dominer, voire d'occuper l'espace conquis, de créer des centres disposant de tous les pouvoirs pour gérer et administrer les nouveaux territoires. Instruments de la colonisation, les nouvelles cités ont été très rapidement les lieux privilégiés de l'installation des conquérants et des premiers colons, les "cellules de base" de la société coloniale qui, notamment à travers les conseils municipaux, ont tenté d'exercer leur pouvoir dans le Nouveau Monde. Si les villes existaient déjà dans le monde précolombien, les nouvelles villes coloniales, généralement fondées sur un modèle exporté de l'Ancien Monde, ont cependant connu des changements, tant dans leur forme que dans leur composition sociale, et ont vu se développer en leur sein une société multiculturelle, reflet de la société coloniale. Le dossier que nous présentons ici lance quelques pistes de réflexion sur un sujet que l'on croit bien connu mais qui mériterait d'être approfondi car il reste encore beaucoup à apprendre.
Que savons-nous des populations amérindiennes qui occupaient les Petites Antilles à l'arrivée des Européens, puis à l'époque coloniale aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ? A dire vrai, fort peu de choses. Si l'image du "cannibale" s'est imposée, il n'en demeure pas moins qu'on ne peut limiter les Caraïbes insulaires des Petites Antilles - encore appelés Callinagos - à une telle image, d'autant que l'on entrevoit que ce sont des populations aux structures sociales, politiques et religieuses fort complexes. C'est donc à la recherche des Indiens Caraïbes que ce colloque international - une première sur cette thématique - est dédié, depuis les migrations précolombiennes jusqu'aux colonisations européennes. Qui sont ces populations amérindiennes ? D'où viennent-elles ? Quelles ont été leurs relations avec les différents acteurs de la conquête et de la colonisation européennes ? Autant de questions qui ont été au coeur de ce colloque interdisciplinaire et le travail multidisciplinaire qui en a résulté prouve, s'il en était besoin, qu'il est désormais plus que nécessaire dans les études historiques et scientifiques sur les populations pré et post-colombiennes. Dans l'historiographie coloniale des Petites Antilles, les Caraïbes insulaires sont très souvent restés dans l'ombre, car la société d'habitation et l'esclavage ont totalement dominé et monopolisé le débat historique. Cependant, même si quelques travaux ont commencé à éclairer l'histoire des populations indigènes des Petites Antilles, il n'en demeure pas moins que les historiens ont très souvent réduit les Caraïbes insulaires à de simples éléments du décor où se déroulèrent les entreprises coloniales européennes. Quant aux ethnologues ou aux archéologues, ils ont souvent considéré ces Amérindiens principalement comme un moyen de percevoir ce qu'étaient les cultures indigènes avant l'arrivée des Européens. Or ces populations amérindiennes ont une histoire. C'est ce que cet ouvrage va tenter de montrer mais ce n'est qu'un début car il reste encore beaucoup à faire.
Les conquistadores de Mexico forment le premier groupe d'hommes à avoir affronté, dans le Nouveau Monde, des peuples parvenus à un haut degré de civilisation, et la conquête de Mexico préfigure toutes les autres. La description de l'univers des conquistadores met en lumière les origines de ces hommes, la façon dont ils ont vécu leur conquête, leur motivation et leur vie en Amérique. Solidement fondée sur des archives et des écrits du XVIème siècle, cette étude brosse le portrait d'hommes jusque-là dépeints comme des aventuriers sans scrupules, responsables de massacres effroyables, ou comme des croisés, fondateurs de l'Amérique moderne. Les conclusions de cet ouvrage démythifient, pour la première fois, ces hommes : rêvant d'or et de gloire, les conquistadores non seulement ne tirèrent aucun profit de leur participation à cette entreprise mais surtout un bon nombre d'entre eux y laissèrent la vie ou une partie de leur fortune personnelle.
Le phénomène religieux est étroitement lié à l'expansion coloniale européenne en Amérique. Dès les débuts de la colonisation, la monarchie espagnole va non seulement tenter d'exclure les indésirables (juifs, musulmans, protestants) de ses nouvelles possessions mais aussi contrôler étroitement les pratiques des colons et des indigènes, qu'elle s'efforce de faire évangéliser rapidement. Les autorités civiles et ecclésiastiques auront pour tâche de faire respecter et contrôler l'orthodoxie religieuse en Amérique.
Dans toute société, il existe une "classe" dirigeante, qu'elle soit politique, économique, religieuse, etc., constituée de ce que l'on nomme traditionnellement les élites, qui se différencient du reste de la population. Cette dichotomie peut se fonder sur différents facteurs comme, par exemple, l'origine sociale, le pouvoir économique, la fonction politique ou administrative. Cependant cette notion d'élite est toute relative et ses caractéristiques varient dans le temps et dans l'espace. Les élites du Nouveau Monde ont constitué, dès l'origine, une des bases de l'évolution coloniale. Elles ont influé sur les structures et les changements de la société américaine. Il n'est pas question de s'interroger ici sur le concept d'élite mais, à travers quelques cas particuliers, d'illustrer ce thème sous des aspects fort divers. Une première partie sera consacrée au rôle des élites indigènes au sein du pouvoir municipal au Mexique, et notamment à Texcoco, suivie de l'étude de la carrière du licenciado J. de Salmerón, un des hommes qui influença la politique indienne de l'Espagne, de celle de Díez de la Calle, un infra-letrado, secrétaire du Conseil des Indes, mais aussi de la fragile condition de l'élite espagnole de Cajamarca (Pérou). Après l'analyse de la vision du missionnaire carme Maurile de Saint Michel dans les Antilles françaises et la description des premiers administrateurs chargés de gérer la France d'Amérique et les stratégies d'alliances des grands sucriers martiniquais, la grande influence des élites caféières du Brésil durant la première République conclura le thème des élites. La seconde partie sera consacrée à la géographie administrative des territoires d'Acámbaro et leur évolution, aux contacts entre les Itzas et les Espagnols, au rôle de la rhétorique du salut religieux dans le contexte du développement de l'esclavage et à la dimension religieuse dans la conflictualité sociale et politique en Amérique espagnole.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.