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Paul Ricoeur. L'itinérance du sens
Greisch Jean
MILLON
33,00 €
Épuisé
EAN :9782841371181
Depuis 1960, Paul Ric?ur est le principal représentant de la philosophie herméneutique en France. Cet ouvrage, qui forme le troisième volet d'un triptyque dédié aux différentes expressions que l'idée de phénoménologie herméneutique a reçues dans la philosophie du XXe siècle, se donne pour tâche d'analyser et d'évaluer la contribution de Ric?ur à ce courant. Il se focalise d'abord sur la percée herméneutique de 1960, qui a pour arrière-plan une phénoménologie du volontaire de l'involontaire et une anthropologie de la faillibilité. La seconde partie, placée sous l'égide du " Cogito narratif ", retrace la genèse d'une herméneutique de la conscience historique sous le fil conducteur d'une analyse des opérations de mise en intrigue narrative dans le récit de fiction et le récit historique. La troisième partie dégage les principaux phénomènes qui étayent l'idée d'une phénoménologie du " sujet capable " qui domine les derniers travaux de Ric?ur. Qu'il s'agisse de la capacité de se souvenir, d'oublier, de pardonner, de promettre ou de témoigner, ces recherches donnent tout son relief à la question kantienne : " Que m'est-il permis d'espérer ? ".
De même que tous les chemins mènent à Rome, il a pu sembler pendant très longtemps que tous les chemins de la raison spéculative mènent à Dieu. Les temps ne sont plus où cette conviction exprimait le consensus de tous les philosophes, quoi qu'il en soit par ailleurs de leur prise de position sur l'objet même de cette recherche. Mais la philosophie ne peut pas non plus oublier que l'itinerarium mentis ad deum, bien avant d'aboutir aux "preuves" dites de l'existence de Dieu, fait partie de l'héritage de la raison occidentale. Ce sont quelques aspects majeurs de cet héritage, et ses tenants et aboutissants contemporains, qui font l'objet propre de ce volume. Comme pour les volumes précédents, il s'agit d'une recherche commune entreprise par des enseignants de la Faculté de Philosophie de l'Institut Catholique de Paris, ainsi que de quelques collègues qui ont accepté de s'agréger à cette recherche. Que la question de Dieu soit présente à l'horizon de cette collection depuis ses débuts, apparaît à la lecture de presque chaque volume. Au moment où la collection entre dans sa dixième année d'existence, il a semblé nécessaire de centrer la recherche autour d'une question déjà si fortement contextualisée.
Résumé : Le Buisson ardent et les Lumières de la raison constitue la première analyse approfondie, en langue française, de la genèse de la philosophie de la religion. Elle se répartit en deux volumes. Sous le titre Héritages et héritiers du XIXe siècle, ce premier volume contient une Introduction générale à la discipline et à l'analyse du paradigme spéculatif et critique ; le second traitera de la scène contemporaine, dominée par les paradigmes de la raison phénoménologique, analytique et herméneutique. " Penser la religion " : telle est la tâche générale que s'assigne la philosophie de la religion, une discipline qui, entendue au sens rigoureux, n'existe que depuis deux siècles. Cet ouvrage se donne pour objectif d'analyser les circonstances qui ont conduit à l'invention de cette discipline, qui veut penser la religion dans la totalité de ses manifestations. Cela l'oblige : à élucider le sens des religions positives, au lieu de construire de toutes pièces un concept philosophique de religion ; à en analyser l'ensemble des expressions individuelles et collectives, rites, croyances, attitudes spirituelles, mais aussi les catégories mentales et discursives qu'elle suscite ; en tenant compte des données de l'histoire des religions qu'il s'agit d'intégrer dans une réflexion plus générale sur te sens de l'histoire universelle. Le terme " invention " revêt une double signification : d'une part, il s'agit d'offrir au public francophone une présentation historique des principaux représentants de la discipline, en identifiant les paradigmes de la raison qui commandent les philosophies de la religion les plus influentes depuis Kant jusqu'à l'aube du XXIe siècle ; de l'autre, cet ouvrage veut cerner l'horizon des problèmes qu'une philosophie herméneutique de la religion devra affronter aujourd'hui ainsi que les enjeux pour le débat actuellement en cours sur les héritages spirituels et religieux de l'Europe.
Résumé : La lumière qui émane du Buisson ardent et celle que dispense la rationalité philosophique, de source et de qualités si manifestement distinctes, sont-elles condamnées à se faire mutuellement concurrence ? La splendeur de la Révélation frappe-t-elle d'aveuglement le regard trop téméraire du philosophe ? La lucidité critique, propre à la raison philosophique, ne peut-elle retenir du phénomène religieux que ce qui s'accorde à son propre spectre de couleurs ? La lumière de la raison philosophique ne serait-elle faite que pour nous " éclairer ", rendant notre intelligence de plus en plus critique ? Celle du Buisson ardent ne sert-elle qu'à réchauffer nos vieux c?urs fatigués ? C'est sous l'égide de ces questions que ce volume analyse les contributions que les pensées qui se sont développées à l'école de la phénoménologie husserlienne et de la philosophie " analytique " issue de Wittgenstein ont apportées à la philosophie de la religion du XXe siècle. Le troisième et dernier volume du Buisson ardent traitant de l'approche herméneutique paraîtra début 2003.
Exister, c'est transcender. Rapporté aux données de l'expérience philosophique, ce verbe peut s'entendre en quatre sens : transascendance, transdescendance, transpassibilité et transpossibilité. Ces six libres méditations, qui se rapportent à l'histoire plurimillénaire de la métaphysique, mais qui se laissent également instruire par l'art et la littérature, sans oublier les données de la psychopathologie, se livrent à une enquête approfondie sur l'espace de jeu de ces quatre termes, en vue d'en tirer une compréhension nouvelle de la "fonction méta" . En prêtant attention aux différentes acceptions du préfixe "méta-" qui a donné naissance au terme "métaphysique" , ces méditations battent en brèche le préjugé répandu qui veut que le désir métaphysique soit désormais sans objet.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Au IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.